Nicolas Pelissier
Nicolas Pelissier
L'élection présidentielle française de 2022 n'est pas sans dérouter quant à sa signification pour le processus démocratique du pays. Comme le montrent les contributeurs de ce volume, Emmanuel Macron a conduit sa communication électorale comme son mandat antérieur, avec une verticalité confondante : une entrée en campagne tardive, un programme de campagne a minima, une volonté inédite de contrôler le processus législatif qui allait suivre... La personnalisation extrême de cette élection en 2022, au détriment des canaux traditionnels de l'intermédiation politique entre gouvernants et citoyens, n'est pas sans conséquences sur l'évolution de la démocratie en France, ne serait-ce que par la brèche qu'elle ouvre en faveur des programmes et des personnalités politiques populistes.
Se dirige-t-on vers une mondialisation de la culture imposée par l'essor des moyens de communication et les pays les plus riches, principalement les États-Unis et l'Europe ? Notre époque hypermoderne est-elle plutôt caractérisée par l'atomisation, la fragmentation des grands ensembles culturels ? Faut-il conclure à l'épuisement de la multiplicité des identités locales ? Faisant suite au 25e colloque franco-roumain en sciences de la communication, organisé à Iasi (Roumanie) en mai 2022 par le réseau Creamed, cet ouvrage prend sa source dans les travaux inspirants de l'anthropologue Paul Rasse, qui rassemble ses idées en prolégomènes.
Assiste-t-on au déclin inexorable de la figure de l'intellectuel, telle qu'elle a été magnifiée au moment de l'affaire Dreyfus et dans les décennies de l'Après-Guerre ? Si le modèle d'intellectuel prophétique, incarné entre autres par Jean-Paul Sartre, a perdu de sa superbe, les intellectuels n'ont pas définitivement disparu de l'horizon. Ils ont plutôt été marginalisés et supplantés par des personnalités très médiatiques apparues sur le devant de la scène, au risque d'éclipser le lent travail de fond réalisé par des figures moins médiatisées. Cet ouvrage propose d'évaluer les transformations en cours, les permanences et les changements observables dans les rapports entre médias et intellectuels, à l'ère de la digitalisation d'un espace public désormais pluriel. Le regard original de chercheurs en sciences de l'information et de la communication (SIC) permet de penser à nouveaux frais ces transformations, centrales pour le devenir de nos démocraties, à l'Ouest comme à l'Est de l'Europe.
Voici un éclairage original, inspiré par les sciences de l'information et de la communication, sur les transformations actuelles des industries et institutions culturelles, ainsi que des arts vivants, à l'ère du numérique. Les auteurs proposent de repenser les catégories de la création, de la médiation ou de la réception au travers des perspectives de réinvention et de dépassement offertes par l'environnement numérique.
Nouveaux dispositifs numériques, nouveaux modes de production de l'information, crise économique du secteur de la presse... le paysage médiatique évolue en profondeur. Comment aujourd'hui penser les médias, leurs publics et le rôle de chacun dans la société? Au travers de douze articles, cet ouvrage met en évidence une grande diversité dans les objets, les méthodes et de courants face aux évolutions socio-technologiques qui traversent le monde des médias et du journalisme.
Cet ouvrage propose une étude de la trace du point de vue des sciences de l'information et de la communication. Il s'agit d'analyser ce terme dans l'élaboration de la culture, du patrimoine, et des dispositifs médiatiques. Dans un souci constant de prise en compte du contexte de production et d'interprétation de la trace, quatre perspectives majeures ont été privilégiées : les fondements épistémologiques, les enjeux politiques, la dimension mémorielle, et celle de la médiatisation.
Qu'est-ce que Twitter ? Un réseau social et professionnel ? Un moyen de communication interactive ? Un outil de veille et de géolocalisation ? Une immense archive ouverte de nos opinions et émotions condensées en quelques fragments de textes réduits au format SMS ? Un peu de tout cela et plus encore... Voici une première étude consacrée à Twitter dans la recherche francophone en sciences humaines et sociales.
Cet ouvrage traite des rapports entre information, médias et nouvelles technologies dans les pays du bassin méditerranéen et de l'arc latin. Il aborde des phénomènes tels que la presse en ligne, le journalisme multimédia, la déontologie et la qualité de l'information sur le Web et les nouvelles pratiques d'écriture en réseaux. Il s'interroge sur les particularités de l'espace euro-méditerranéen au regard du développement de ces phénomènes.
La communication politique des élections européennes de 2019 a été paradoxale. Alors qu'il s'agissait des dernières à inclure la Grande-Bretagne avant son départ de l'Union, le Brexit n'y a pris qu'une part marginale. Alors que pour la première fois en quarante ans la participation a augmenté, ce sont les partis populistes qui en ont bénéficié, remettant en cause la culture de compromis établie de longue date. Alors que l'on pensait les pratiques médiatiques disparates, notamment le Nord et le Sud, les comportements électoraux se sont caractérisés par une grande communauté d'usages synchrones des médias traditionnels et des réseaux sociaux. Cet ouvrage met ainsi en évidence le paradoxe suivant : si l'Europe semble traversée par de puissantes forces centrifuges, un électeur européen prend forme.