Olivier Renaudin
Olivier Renaudin
Elle. Edmée, la mère. À quoi ressemble le monde vu du fond du lit quand, frappée par une attaque cérébrale, on gît paralysée, aphasique, amnésique ? Et comment s'en sort-on ? Edmée s'en est souvenue. Lui. Olivier, le fils. Que pense, que dit, que fait la famille désemparée d'abord, mobilisée ensuite ? Olivier l'a raconté. Aujourd'hui Edmée, revenue de loin, a réappris à marcher, à lire, à écrire, a repris ses longues promenades au parc, bref une vie normale. Elle est redevenue écrivain pour nous raconter ce voyage et pour aider tous ceux que le mot « attaque » effraie.
Antoine est un éleveur de canards. Oh ! pas un "gros" éleveur, rassurez-vous ! À sa mesure. Mais cela peut aussi poser des problèmes... Il les achète le 30 juin, quand l'école est finie. Il choisit une année des canards nantais qui sont tout jaunes et, l'année suivante, des canards de Barbarie qui sont jaunes avec des taches noires. Cette fois, Antoine a eu l'idée de faire un mélange. Il a acheté, dans un cageot, trois canards nantais et, dans un autre cageot, un canard de Barbarie. Quand ils ont été sur l'herbe, les canards nantais n'ont pas voulu que le canard de Barbarie (le « barbare » comme dit Antoine) les accompagne. Ils lui ont donné de méchants coups de bec et l'ont fait reculer. Le « barbare » s'est donc éloigné et Antoine, pour le consoler, l'a pris sur ses genoux...
Un cadre supérieur en vacances pour un mois, dans sa résidence secondaire du Cotentin, écrit son journal quotidien. Le journal-méditation d'un homme qui, arrivé au seuil de la cinquantaine, fait le bilan de sa vie, de la jeunesse qui passe. C'est une occasion comme une autre pour parler légèrement - soleil et mer obligent - des choses qu'il croit connaître : la nature, la vie de bureau, la famille, les enfants, la foi, le vieillissement, ou même la mort. Et les femmes bien entendu. Il se voit, et nous le voyons vivre, essayant de sortir de la routine, se grisant de solitude. Il décrit, par petites touches, les gestes de tous les jours avec leurs prolongements, ses rapports avec sa femme, le départ de sa fille dans une famille anglaise, l'aide morale qu'il donne à un jeune juif algérien, qui, de maisons d'assistance publique en maison de redressement, de petits vols à la tire en prison, trouve son seul soutien dans cette aide amicale. C'est le récit un peu mélancolique mais plein de fraîcheur d'un homme de quarante-neuf ans qui avec lucidité et bonne humeur se remet en question.