PONSON DU TERRAIL
PONSON DU TERRAIL
Dans une malle au grenier, un homme trouve un jour les carnets de voyage d'un parent qui observe le monde du XIXe siècle, teinté d'orientalisme et de spiritualité. Après y avoir apposé ses propres notes, il nous fait partager, '' sous l'arbre '' , ses récits, ses idées , entre l'Occident et l'Orient, dans les villes d'Aden, d'Obock et de Jérusalem, notamment. On y croise un lion aux yeux songeurs, une tour moyenâgeuse, un commerçant digne d'un sultan turc, une révolutionnaire bolchévique. Véritable hymne au monde artistique et spirituel, à la beauté des femmes, de celle qui ne s'apprend pas mais se ressent, l'ouvrage évoque notamment la rencontre avec An, cette jeune Chinoise aux cheveux blonds naturels, descendante d'un légionnaire romain perdu dans l'empire Chinois. Les deux s'apprivoisent, s'aiment malgré leur différence d'âge et partent à la recherche de cités oubliées. Avec Obock, redécouvrez une spiritualité en marge des livres de philosophie, bâtie sur l'âme, le corps et l'esprit : l'homme est naturellement philosophe.
Qu'est-ce qui pourrait bien réunir un riche rentier industriel, juif et américain, nouvelliste à ses heures pour le journal d'un ami à Paris, et une sulfureuse danseuse de cabaret, réfugiée italienne sous le joug de son frère ? Peut-être leur sens de l'humanisme et un amer sentiment d'injustice dans le monde des années trente jusqu'à la conclusion de la Seconde Guerre mondiale... Entre amour passionnel et revendications politiques, entre un homme qui choisit vaillamment de prendre son destin en main et une femme qui le subit avec le même courage, entre tonnerre du conflit et fragilité épistolaire, deux parcours de vie semés d'embûches qui vont pourtant trouver leur voie parmi les bouleversements de la planète.
Ce livre raconte le parcours improbable qui a fait de Yannick Noah une vedette de la chanson et pendant un temps la personnalité préférée des Français. Ancien président directeur général de la maison de disques Island Records, j'ai longtemps travaillé avec Bob Marley. C'est indirectement ce qui me rapprocha de Noah, dont je devins le manager. Ils étaient pourtant très différents. La tâche n'était pas facile, aucune maison de disques ne voulait travailler avec celui qu'elle appelait « le tennisman qui chante ». Dès notre première rencontre, j'aimai immédiatement Yannick. Il y avait dans ma mémoire ces merveilleux moments passés avec Bob Marley et mon inconscient imagina rapidement Yannick en un Marley français ; je le voulais, c'était exagé
Dernière aventure de Rocambole, héros légendaire du roman-feuilleton, La corde du pendu plonge le lecteur dans un cataclysme souterrain où trahisons et secrets explosent.
Pierre Alexis Ponson du Terrail (1829-1871) "Il était deux heures du matin. Il y avait un an, heure pour heure, que M. de Maurevers avait disparu, et l'on parla de lui. - Messieurs, dit un tout jeune homme, reçu de la veille, au Club des Crevés, car c'était dans le salon de jeu de cet intéressant local de high life que cette conversation s'engageait, je vous demande mille pardon, mais je sais si imparfaitement l'histoire du marquis Gaston de Maurevers, que je serais bien reconnaissant à celui qui voudrait me la raconter. Le vicomte de Montgeron répondit : - Je suis ton parrain, Casimir, et à ce titre je te dois des révélations. Sache donc que Gaston de Maurevers était un homme de trente-six ans, beau, élégant, d'éducation accomplie, et riche de cent vingt mille livres de rente. On ne lui connaissait ni chagrin, ni amour, ni aucun motif raisonnable de quitter la vie. - Cependant il s'est suicidé ? - Mais non, voilà ce qu'on ne sait pas. Un soir, il est sorti d'ici, avec Charles Hounot, le fils du banquier. Ils sont remontés à pied jusqu'à la Madeleine. Le marquis habitait un grand entresol, à l'entrée de la rue de Surène. Charles l'a mis à sa porte et ils se sont séparés en se disant : « à demain. » Tome III : "La Belle Jardinière". Suite de "Les millions de la bohémienne".
Loïc, Clara et leurs amis et connaissances sont à des âges où la vie peut s'offrir à eux avec la nouveauté de la vie active qui va commencer. Ils ont tous en commun leur goût des langues et de la littérature. Étudiants, ils disposent aussi de la liberté de ceux qui n'ont pas encore d'accroche professionnelle et familiale, au sens de la famille qu'on crée. Ils sont aussi à des âges où se posent les questions de savoir ce que l'on aime vraiment, ce à quoi l'on tient, et qui l'on aime vraiment. Loïc et Clara ont eu une histoire d'amour, mais elle a consisté en une histoire qui a ravagé plutôt que conforté. Ce roman est un cheminement, avec l'entrecroisement des histoires diverses, dont celles où la sexualité est en jeu, un cheminement vers des questions que se pose Loïc, et Clara aussi à sa façon, et qui vont le conduire à s'interroger sur lui-même, alors qu'ils pensait ne rien regretter de ses choix personnels. Ce cheminement se fait à travers quelques villes de l'ouest de la France, d'Irlande et d'Espagne.
Pierre-Alexis Ponson du Terrail (1829-1871) "Le voyageur qui traverse la Loire, à Orléans, n'a pas plus tôt fait deux lieues devant lui, en se dirigeant vers le midi, qu'il rencontre un pays sablonneux, aride, couvert de sapins rabougris. C'est la Sologne. La Sologne est un pays malsain, fiévreux, monotone, mais dont l'aspect général est d'une mélancolie suprême et d'une poésie incontestable. De temps en temps, du bord de la route, on aperçoit les tourelles rouges d'un petit castel en briques perdu au milieu des bois. Parfois, au matin, quand le soleil se lève, on entend retentir une fanfare, et l'on voit passer une meute ardente de grands chiens du Poitou. Le soir, à travers les petites futaies de sapins, brille la lueur rougeâtre d'un feu de charbonnier, et, dans les environs, hurle au perdu un limier égaré. Au nord, c'est Orléans, la ville un peu monotone peut-être, mais, au demeurant, le meilleur pays du monde. À l'est, c'est Vierzon, la capitale des forgerons, l'enclume qui ne dort ni nuit ni jour. À l'ouest, c'est Chambord, la belle demeure, le palais entouré de grands bois ; un peu plus loin, c'est Blois, la ville policée et courtoise, qui se souvient encore de ses hôtes illustres. Puis, au midi, c'est le Berri, chanté par George Sand ; le Berri, terre des légendes et des forêts touffues." Tome II : "Le testament de Grain-de-Sel" - "Le château de Bellombre".
Pierre-Alexis Ponson du Terrail (1829-1871) "Environ deux mois après les événements que nous racontions naguère, une chaise de poste, partie d'Orléans la veille à dix heures du soir, roulait, vers cinq heures du matin, en pleine Touraine, sur la route impériale qui conduit de Tours à la petite ville de G... C'était à trois lieues de cette modeste sous-préfecture, située hors de tout rayon de chemins de fer, que se trouvait la terre seigneuriale de l'Orangerie, où la marquise douairière de Chamery, mère de feu Hector de Chamery et de mademoiselle Andrée Brunot, avait rendu le dernier soupir, dix-huit années auparavant. La chaise, qui allait bon train, emportait deux personnages bien connus de nous : le vicomte Fabien d'Asmolles, le marquis Frédéric-Albert-Honoré de Chamery, c'est-à-dire notre héros Rocambole. Certes, ceux qui avaient vu quelques mois auparavant le brillant aventurier signant d'une main ferme et le sourire de la fortune aux lèvres son contrat de mariage avec mademoiselle Conception de Sallandrera auraient eu peine à le reconnaître. Rocambole n'était plus que l'ombre de lui-même. Pâle, le regard morne, le front soucieux, le faux marquis semblait être en proie à une tristesse mortelle. Plongé en une sorte de prostration douloureuse, il regardait autour de lui comme un homme à qui tout est désormais d'une indifférence absolue. Le vicomte tenait dans ses mains une des mains du marquis et le considérait avec compassion." Suite des tomes I ("Une fille d'Espagne") et II ("La mort du sauvage").
Sologne, XIXe siècle. Nicolas, rejeté par sa famille de braconniers, refuse leur vie hors-la-loi et choisit l’honneur en devenant gendarme.
Paris, 1746. Tony, enfant abandonné recueilli par la pétillante Madame Toinon, voit sa vie basculer après un duel mortel.
Ponson du Terrail (1829-1871) "Le jeune comte Artoff était sorti la veille de chez Baccarat en proie à une sorte d'émotion enthousiaste. Il était entré chez elle en don Juan armé de ses millions comme d'un talisman ; il en sortait dominé, impressionné par la tristesse majestueuse de cette femme supérieure, et qui lui paraissait si horriblement calomniée. Baccarat lui était apparue tout à coup comme un être mystérieux que la foule ne devinerait jamais. Était-ce une grande coupable repentie ? Était-ce quelque sombre vengeresse dont le bras s'armait dans l'ombre pour châtier et poursuivre à outrance des criminels et des meurtriers ? C'était ce que le comte ne pouvait deviner ; mais il s'arrêtait forcément à l'une de ces deux hypothèses, et comprenait vaguement que Baccarat avait une haute mission à remplir. Le comte rentra chez lui en proie à mille pensées diverses et confuses. Aimait-il déjà cette femme, chez laquelle il était entré en conquérant ? N'éprouvait-il pour elle qu'une subite et respectueuse amitié, susceptible du plus grand dévouement ? Il lui fut aussi impossible de trancher ces dernières questions que de résoudre les deux premières. Il dormit mal. Baccarat se mêla à tous ses rêves. Il se voyait tantôt errant avec elle dans un désert et se mettant à ses genoux, tantôt elle l'entraînait dans un tourbillon, empruntait les formes les plus singulières, lui tenant les langages les plus divers. Quand le jour vint, le jeune Russe ne put pas définir mieux que la veille de quelle nature était le sentiment qui le poussait vers Baccarat, mais il éprouvait un impérieux besoin de la revoir. Elle lui avait dit la veille en le quittant : « Je vous attends pour déjeuner demain, à dix heures. » Quatre années se sont écoulées depuis "L'héritage mystérieux", quatre années de bonheur pour tous. Andrea réapparaît ; il s'est repenti de ses actions criminelles passées et obtient la confiance de son frère Armand. Il devient le chef de la police secrète de ce dernier. Pendant ce temps, une mystérieuse association de malfaiteurs, commandée par Rocambole, sévit... Tome II
1812, Russie en flammes : au cœur de la retraite de la Grande Armée, trois cavaliers se battent pour survivre et pour un héritage colossal.
Un roman d'aventures historiques épique et truffé de rebondissements ! La Cape et l'épée n'est pas le premier roman d'aventures historiques écrit par Ponson et pourtant c'est lui qui porte le titre emblématique du genre - dont on trouve des occurrences bien avant lui. Récit d'amour et de batailles privées plus que de situations et de conflits relevant réellement de la grande Histoire, ce roman possède bon nombre de qualités qui feront le succès de l'auteur : rapidité de l'action, suspense et retournement des personnages, quiproquos... auxquels s'ajoute une morale qui lui est chère : solidité inébranlable de la fraternité et de l'amitié, fidélité aux idéaux de la caste et de la patrie. L'époque est celle de la mort de François Ier et du début du règne de Henri II. Elle précède donc juste l'époque favorite de Ponson : les guerres de religion, la fin des Valois et la prise du pouvoir par Henri IV... Et y apparaît déjà un personnage qui occupera une place incomparable dans son oeuvre : Catherine de Médicis, ici modeste dauphine. Un véritable classique du genre ! EXTRAIT À Milan, la noble ville, il y avait, vers l'année 1544, un armurier célèbre, du nom de Guasta-Carne, ce qui voulait dire Gâte-Chair. Maître Guasta-Carne avait forgé les plus nobles épées qui eussent étincelé depuis un demi-siècle au soleil poudreux des champs de bataille ; il avait ciselé les plus fines armures et trempé les dagues les meilleures qui jamais eussent rebondi sur le haubert d'un gentilhomme. Il avait fabriqué la cuirasse que François Ier portait à Marignan et le casque qui couvrait la tête de l'empereur Charles-Quint les jours de bataille. Quand deux gentilshommes avaient querelle d'amour ou d'honneur, et qu'il leur paraissait convenable d'en appeler au jugement de Dieu, c'était chez Guasta-Carne, l'armurier, qu'ils allaient quérir les rapières destinées à cet usage. Le maître n'était point seulement un ouvrier merveilleusement habile, un trempeur justement renommé, c'était encore un professeur sans rivaux en la galante science de l'escrime, un maître d'armes dont la réputation éclatante faisait pâlir la gloire des plus savants tireurs de l'Italie. À PROPOS DE L'AUTEUR Ponson du Terrail est né en 1829 et mort en 1871. S'inspirant tout d'abord du genre gothique, Ponson du Terrail se tourne rapidement vers le roman-feuilleton, style dont il devient une figure emblématique. Dans la veine des Mystères de Paris d'Eugène Sue, il crée le célèbre personnage de Rocambole.
Intrigues et complots à la cour de France au XVIe siècle... La Messe noire, « aventures de cape et d'épée » dont l'action se déroule à Paris au XVIe siècle, publié originellement dans Le Gaulois, du 1er avril au 9 juillet 1869, est un roman qui repose sur deux thématiques majeures chez Ponson. La première occupe une grande partie de son oeuvre : il s'agit de l'aventure historique, à laquelle se rattache le deuxième grand cycle qui fit sa notoriété :La Jeunesse du roi Henri, et ses suites. La seconde est celle du fantastique dont le moins qu'on puisse dire est qu'il aura entretenu avec elle des rapports ambigus. Ici, il joue avec son lecteur comme le chat avec la souris, le ballottant entre des points de vue diamétralement opposés. Enfin, il s'agit d'un roman d'espionnage dans lequel des enjeux géopolitiques importants sont en cause. Une passionnante aventure, à la fois historique et fantastique ! EXTRAIT Les bourreaux, comme les rois, ont leur dynastie. Les seconds se transmettent le sceptre et la main de justice de père en fils ; les premiers, le glaive sanglant. Caboche était le descendant du trop fameux Simon Caboche qui joua un rôle au temps de Charles VI. Son aïeul avait été l'homme des guerres civiles, et d'écorcheur de bêtes il s'était fait justicier. Puis il avait fait souche de bourreaux comme on fait souche de rois. À PROPOS DE L'AUTEUR Ponson du Terrail est né en 1829 et mort en 1871. S'inspirant tout d'abord du genre gothique, Ponson du Terrail se tourne rapidement vers le roman-feuilleton, style dont il devient une figure emblématique. Dans la veine des Mystères de Paris d'Eugène Sue, il crée le célèbre personnage de Rocambole.
Des récits de chasse plein de rebondissements, à la frontière du fantastique ! Chasseur tout autant que romancier, Ponson du Terrail offre, au début de sa carrière, sa collaboration à un journal spécialisé dans les récits cynégétiques, Le Journal des Chasseurs. Des textes en partie autobiographiques, comme Une campagne de chasse avec les bandits corses (1851), La Chasse au chamois (1855) ou Histoire d'un loup vidé et d'un évêque de Nevers (1856), voisine avec d'authentiques textes de fictions, tel Le Castel du diable (1852) - dans le registre du fantastique expliqué, - Histoire d'un couteau de chasse (1854) et surtout le court roman Le Nid de Faucons (1853) - dont le thème étonnant est celui de la chasse à l'homme ! Le recueil proposé ici est inédit : seuls deux des textes ont parus en librairie au XIXe siècle ! EXTRAIT Après le dîner, on remonta au boudoir, où le café était servi. Les deux époux et leur hôte y étaient à peine, lorsque reparut le majordome qui avait annoncé le dîner et servi à table. Il portait un grand plat d'argent. Sur ce plat était le mystérieux couteau de chasse : à côté du couteau était une de ces bagues d'homme qu'on nomme chevalières. Il plaça le tout sur la cheminée et se retira, au grand étonnement de mon grand-père, qui demeura muet et n'osa faire une seule question. La vicomtesse ne leva point les yeux sur le plat, pas plus qu'elle ne les levait sur les trophées des murs. À PROPOS DE L'AUTEUR Ponson du Terrail est né en 1829 et mort en 1871. S'inspirant tout d'abord du genre gothique, Ponson du Terrail se tourne rapidement vers le roman-feuilleton, style dont il devient une figure emblématique. Dans la veine des Mystères de Paris d'Eugène Sue, il crée le célèbre personnage de Rocambole.
Paul Morgan arrive au chevet de son oncle, mourant et très riche... Ce roman est un des rares de l'auteur qui n'est pas directement criminel. Mais à l'origine de la quête qu'il développe, il y a bel et bien un crime. Il y est question d'héritage, mais pas de captation, contrairement à d'autres romans ; toutefois le thème de l'argent à restituer constitue une variante. C'est avant tout un roman sentimental où l'action est dense. Mais c'est aussi un roman moral dans lequel Ponson affirme ses grands principes sur l'honnêteté, la charité, la fidélité. Il paraît dans Le Petit Moniteur, du 16 mai au 26 novembre 1868. Dans ce roman d'action sentimental, l'auteur est au sommet de son art. EXTRAIT Paris est tout petit depuis qu'il est devenu si grand. Jadis, il y a une dizaine d'années, quand on partait du boulevard Montmartre pour aller à Auteuil, on ne faisait peut-être pas son testament, mais on prenait ses précautions. Le rentier s'armait d'un parapluie, au mois de juin, le peintre emportait son caoutchouc. Aujourd'hui, un demi-cigare vous sépare du parc des Princes. Or donc, un matin du mois de juin d'il y a deux ans, comme six heures sonnaient à Saint-Philippe-du-Roule, un jeune homme trottait d'un pas alerte dans le bout de la rue de Morny où on trouve des maisons, c'est-à-dire entre le faubourg Saint-Honoré et les Champs-Elysées. Lorsqu'il voulut traverser cette dernière voie qui, Dieu merci, n'est pas encombrée à cette heure matinale, il s'arrêta néanmoins, et parut inquiet comme un provincial égaré en plein carrefour Drouot. À PROPOS DE L'AUTEUR Ponson du Terrail est né en 1829 et mort en 1871. S'inspirant tout d'abord du genre gothique, Ponson du Terrail se tourne rapidement vers le roman-feuilleton, style dont il devient une figure emblématique. Dans la veine des Mystères de Paris d'Eugène Sue, il crée le célèbre personnage de Rocambole.
À travers trois histoires de femmes, l'auteur nous plonge dans le monde littéraire et artistique de son époque. Ce roman de Ponson possède une particularité unique : c'est le seul roman qui n'ait pas paru dans la presse avant d'être publié en librairie. D'ailleurs, il n'a jamais connu qu'une seule édition, chez Dentu qui a bien pris la précaution d'indiquer le mot « inédit » dans son catalogue des oeuvres de Ponson du Terrail. Visiblement, ce dernier a répondu à une demande particulière de l'éditeur officiel de la Société des Gens de Lettres - depuis 1859. Un des aspects les plus intéressants du roman est son décor social. Il n'est, cela dit, pas atypique chez Ponson qui, dans tous ses romans « contemporains », qu'ils soient des villes ou bien des champs, décrit le monde qui l'entoure. À Paris, il connaît bien l'univers des aristocrates modestes et des petits bourgeois, des domestiques et des artisans, et, surtout, des gens de lettres et des artistes. C'est chez ces derniers qu'il nous fait pénétrer ici. Un récit social réaliste, sans aucun doute inspiré des contemporains de son auteur. EXTRAIT Aspasie donnait un bal. Pour dire la vraie vérité, Aspasie s'appelait Marguerite. Mais il serait convenable avant tout de prendre un juste milieu entre les bourgeois féroces qui veulent que chaque lorette soit la fille d'un portier, et le gandin naïf qui les croit issues des Montmorency par les femmes. Donc il faut vous dire la provenance de Marguerite qui se nommait Aspasie. Aspasie était la fille d'un petit employé qui avait fait des miracles, avec ses dix-huit cents francs, pour élever sa famille. Il avait fait un sous-lieutenant de son fils, il voulait que sa fille entrât dans un pensionnat. Et comme Marguerite, à dix-sept ans, était gentille, spirituelle et gaie, elle avait jeté son bonnet par-dessus le chapeau d'un joli garçon, en guise de moulin. À PROPOS DE L'AUTEUR Ponson du Terrail est né en 1829 et mort en 1871. S'inspirant tout d'abord du genre gothique, Ponson du Terrail se tourne rapidement vers le roman-feuilleton, style dont il devient une figure emblématique. Dans la veine des Mystères de Paris d'Eugène Sue, il crée le célèbre personnage de Rocambole.
Un roman fantastique aux teintes comiques Roman qui débute de manière très classique mais où il est bientôt question d'une religion devant succéder à toutes les autres, où le personnage principal est un mythe antique, où perce même la science-fiction, Les Fils de Judas est à coup sûr le chef d'oeuvre de Ponson du Terrail qui, cette fois, manie en virtuose le fantastique mais aussi la dérision. La complexité de sa construction, la solidité de son rythme tendent à prouver que ce roman a bel et bien été conçu et rédigé d'une seule traite, et se démarque ainsi de la production la plus courante de l'auteur. Découvrez ce classique de la littérature française, entre anticipation et comique EXTRAIT Maître Callebrand avait plusieurs fois déjà ouvert sa fenêtre et s'était penché au dehors avec inquiétude, murmurant parfois : - Pourquoi donc Tony ne revient-il pas ? Onze heures du soir venaient de sonner cependant et la pluie torrentielle qui tombait depuis huit heures, entremêlée de rafales et d'éclairs, avait rendu les rues désertes dans ce quartier toujours solitaire qu'on appelle l'île Saint-Louis. Maître Callebrand était seul dans son laboratoire, situé dans un vieil hôtel qui faisait l'angle de la rue des Deux-Ponts et dont les croisées donnaient à la fois sur la Seine et sur l'extrémité de la Cité qu'on appelait jadis le Terre-Plein. Le laboratoire, vaste pièce à panneaux de boiserie et à plafond traversé par de grandes solives peintes, était plongé dans l'obscurité. Au milieu seulement, ou apercevait un point lumineux rougeâtre. C'était la braise d'un fourneau, sur lequel était un alambic. A PROPOS DE L'AUTEUR Ponson du Terrail est né en 1829 et mort en 1871. S'inspirant tout d'abord du genre gothique, Ponson du Terrail se tourne rapidement vers le roman-feuilleton, style dont il devient une figure emblématique. Dans la veine des Mystères de Paris d'Eugène Sue, il crée le célèbre personnage de Rocambole.
Intrigues familiales sous fond de scènes criminelles Les Mystères du Temple est un petit chef-d'oeuvre de puzzle familial et criminel. Peu de personnages sont en scène - contrairement à la légende qui veut que Ponson du Terrail devait employer des marionnettes pour s'y retrouver - mais ils ont tous entre eux des rapports complexes. Ainsi par exemple, d'emblée, s'affrontent deux hommes dont l'un est le fils légitime du marquis de Hauteserre mais non son fils biologique, et l'autre son véritable fils, mais né d'une liaison adultère. Selon un procédé courant, l'auteur apprend à ses lecteurs le passé de ses personnages par l'intermédiaire de manuscrits prévus à cet effet et que l'on vole ou détruit selon l'intérêt du moment. Mais l'aspect le plus frappant de ce roman est l'intensité du registre criminel. Le crime semble être roi... Ce roman est paru dans le journal L'Omnibus, du 4 décembre 1862 au 26 avril 1863. Un supsense saisissant qui s'intensifie au fil des pages ! EXTRAIT Un matin d'hiver, comme le jour commençait à poindre, un homme qui marchait furtivement, le nez dans son manteau, se retournant de temps à autre pour voir s'il n'était point suivi, s'arrêta vers le milieu de la rue Nazareth, devant une boutique encore fermée, au-dessus de laquelle on lisait : Jacob Isambart marchand d'habits - C'est bien là, se dit-il en examinant cette enseigne. Et il frappa. Il avait plu toute la nuit, le ciel était gris, les trottoirs couverts de boue. L'homme qui frappait à la porte du marchand d'habits semblait avoir marché une partie de la nuit, si on prenait garde à sa chaussure dont le vernis avait disparu sous une épaisse couche de fange, et à son pantalon noir crotté jusqu'au genou. Cependant l'ensemble de sa mise sentait l'élégance, et ce n'était pas évidemment le besoin qui amenait cet homme dans un de ces antres soumis à patente, où le pauvre monde va chercher un peu d'argent en échange de ses habits. A PROPOS DE L'AUTEUR Ponson du Terrail est né en 1829 et mort en 1871. S'inspirant tout d'abord du genre gothique, Ponson du Terrail se tourne rapidement vers le roman-feuilleton, style dont il devient une figure emblématique. Dans la veine des Mystères de Paris d'Eugène Sue, il crée le célèbre personnage de Rocambole.
Quels mystères et secrets cache cet étrange médecin de campagne ? Ce roman fait exception chez l'auteur en cela qu'il s'agit non plus d'un roman d'aventures criminelles, c'est-à-dire où l'aventure domine - avec ses éléments narratifs?: enlèvement, duel, usurpation d'identité, poursuite, etc., - mais bien d'un roman purement criminel dans lequel, sans artifice superflu, un personnage tente de mener à bien une entreprise à but criminel, l'entraînant le plus souvent à commettre des crimes de sang. La figure du criminel est cette fois celle d'un médecin de campagne, bien éloigné de ces médecins apprentis sorciers que sont le Dr Samuel des Gandins (1860) ou le médecin anonyme de L'Héritage d'un comédien (1864). Son projet est beaucoup plus modeste mais non moins terrible ; il repose sur l'ambition et sur la haine. En l'absence d'une véritable enquête policière, il n'est démasqué que grâce à un procédé pour le moins exotique. Un roman au suspense à couper le souffle EXTRAIT C'était la veille de Noël. La neige couvrait la terre, le brouillard rampait au-dessus de la neige et, au travers, apparaissait çà et là un coin de ciel bleu parsemé d'étoiles. Cependant, l'hiver n'avait pas été rude. Il avait beaucoup plu en octobre, il avait un peu gelé en novembre ; mais l'été de la Saint-Martin était arrivé, et après lui quelques journées brumeuses. Le temps était à peine froid et la neige ne durcissait pas ; mais de cette neige à peine consistante s'élevait un brouillard épais, dense, et qui avait des tons rougeâtres. Deux hommes, l'un à pied, l'autre à cheval cheminaient de compagnie et causaient à mi-voix. De temps en temps, l'homme à cheval se pressait sur ses étriers comme s'il eût voulu percer le brouillard de son regard, et voir s'il était loin encore du terme de son voyage. Sur la gauche, un clocher de village perçait la brume ; sur la droite, on entendait un clapotement. Le village dont la flèche montait dans le ciel gris se nommait Fay-aux-Loges. A PROPOS DE L'AUTEUR Ponson du Terrail est né en 1829 et mort en 1871. S'inspirant tout d'abord du genre gothique, Ponson du Terrail se tourne rapidement vers le roman-feuilleton, style dont il devient une figure emblématique. Dans la veine des Mystères de Paris d'Eugène Sue, il crée le célèbre personnage de Rocambole.
Pierre-Alexis Ponson du Terrail (1829-1871) "La cloche du bagne venait de sonner le repos de midi. Les chiourmes de la grande fatigue cherchaient l'ombre, car le soleil de juin flamboyait sur Toulon. Les uns s'étaient réfugiés sous la carène d'un vieux navire, les autres se mettaient à l'abri derrière des poutres de bois de construction. Quelques-uns, bravant la canicule, se couchaient à plat-ventre sur le sol brûlant de l'Arsenal. D'autres encore se promenaient silencieux, deux par deux, rivés à la même chaîne d'infamie. - Cent dix-sept, dit une sorte de géant au visage hébété, aux épaules herculéennes, je te joue les maillons de ma portion de chaîne en cinq points d'écarté. - Soit, répondit un homme jeune encore, à la taille bien prise, aux mains aristocratiques, au visage dédaigneux et fier. Le colosse continua : - Tu veux dormir, moi je veux aller sous la carène écouter les histoires de M. Cocodès, comme l'appellent les camarades. Si tu gagnes, je te laisserai dormir ; si tu perds, tu viendras écouter les histoires. Le Cent dix-sept, qui ne parlait presque jamais, fit un signe de tête approbateur, et tous deux s'assirent sur une poutre, à longueur de chaîne. Le géant tira de son bonnet un jeu de cartes graisseuses et le plaça devant lui. - À qui fera ? dit-il. Et il amena un valet. Cent dix-sept eut une dame et donna. Le géant marqua le roi et fit la vole. Cent dix-sept ne souffla mot et son visage n'exprima qu'une parfaite indifférence. Au coup suivant, le géant marqua le point et dit avec joie : - Quatre à rien ! Cent dix-sept ne sourcilla point ; mais il tourna le roi à son tour, fit la vole, et en deux coups la partie fut gagnée." Tome I : Rocambole décide de s'évader du bagne afin de faire le bien. Pourquoi ne pas commencer avec Milon, son compagnon de chaîne...
Le baron de Nossac, ruiné et piégé par une promesse fatale, voit son mariage basculer dans le cauchemar le soir même de ses noces.
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Rechercher le bonheur et échapper au malheur est le souci constant de l'être humain. Cette tâche est bien aléatoire dans un monde dont une des principales caractéristiques est l'insatisfaction, produite par l'imperfection de toutes les situations. Certains ont la chance de trouver une satisfaction relative - dont ils ont la grande sagesse de se contenter - dans leur vie quotidienne. D'autres n'ont pas cette bonne fortune et ressentent toujours un manque profond. Dans le désespoir de ne pas trouver de remède durable à leurs désillusions, ils se dirigent alors vers le plus sophistiqué des fantasmes humains, la voie spirituelle. Son aboutissement - illumination ou éveil - semble répondre à tous les critères du parfait bonheur. L'éveil est-il un mythe ? Est-il un objectif réalisable ? Combien de vies d'efforts et d'austérités l'adepte devra-t-il endurer avant d'y parvenir ? Vivra-t-il toujours - en attendant d'atteindre son ultime aspiration - dans le manque et la nostalgie du paradis perdu ? Ou dans la prison dorée de l'espoir, de la prétention ou de l'illusion d'avoir trouvé la bonne voie ? Pourtant - séduction irrésistible - cette voie de renoncement est parsemée d'expériences mystiques qui exhalent le doux parfum de l'éveil... Il n'y a pas de vrai bonheur - ni d'éveil - tant qu'ils sont pour demain ! Dans cet extrait de son journal, l'auteur relate les péripéties d'un voyage intérieur de vingt-huit jours sur les rivages enchanteurs de l'éveil.
Le titre de cette série de recueils est inspiré de l'hexagramme 20 du Yi Jing, « Regarder », que j'affectionne particulièrement. « Regarder ma vie » et « Regarder la vie » concernent deux niveaux de regard, exprimés par les lignes 5 et 6. « Regarder » est également une manière d'universaliser notre vision afin de cesser de nous limiter à ce qui nous concerne personnellement, notre vie, mais de voir qu'elle n'est qu'une expression de la nature humaine que nous partageons tous. C'est le regard objectif du sage (le chef accompli du Yi Jing), qui voit ses problèmes personnels comme ceux de la condition humaine et les turpitudes du monde comme la nature de la réalité, les choses telles qu'elles sont. En partageant des idées, des observations, des visions qui ont inspiré ma vie, et les réflexions qu'elles ont suscitées, le propos de ces livres est de réjouir le coeur, pas de nourrir le mental. Pointant vers l'essence des choses, ces courts textes vous invitent à observer, expérimenter, ressentir... et comprendre par vous-mêmes. Puissent-ils vous éveiller à des réalités et des possibilités insoupçonnées et vous permettre d'accéder à une dimension d'être où la paix et le bonheur remplacent le stress et l'anxiété.
En prenant un taxi pour l'aéroport, elle ne se doute pas que le portable qu'elle va trouver sur la banquette arrière va la mener vers une tout autre destination.
Marine Pivert, jeune femme de vingt-huit ans, trader à la direction financière du Groupe Pivert, décide, suite au suicide de ses parents Alain et Béatrice, de changer de vie. D'abord, elle quitte son poste de trader financier au sein du Groupe Pivert, que dirige son oncle, Pierre Pivert. Ensuite, elle débarque à Lyon où elle s'appuie sur une banquière, Catherine Bonnet, quarante-quatre ans, rencontrée dans le train la menant à Lyon. Celle-ci l'aide à relancer sa vie professionnelle en devenant une « Business Angel » pour des entreprises en difficulté. Enfin, elle rencontre un artiste peintre, Jean Lenoir, dont elle tombe amoureuse, qui va lui permettre de faire le deuil de ses parents. Jusqu'au jour où elle retrouve Loïc, le neveu de Catherine Bonnet, qu'elle avait connu lors de cette soirée tragique du suicide de ses parents, va lui révéler la vraie nature de son oncle... LA SYMPHONIE DE MARINE est avant tout le récit de Marine, qui fait ses choix dans les tragédies de sa vie.
Pierre Alexis Ponson du Terrail (1829-1871) "Tout s'enchaîne dans la vie : La jeunesse qui en est le point de départ, a sur elle une despotique influence, et les actions du premier âge servent de guide inflexible aux âges suivants. L'avenir se modifie, subit mille métamorphoses ; qu'importe ! Il arrive toujours une heure où l'anneau de fer du passé se fait sentir d'une manière inexorable. Le but de notre livre est dans ces quelques mots, et nous avons tenu à prouver une vérité terrible : c'est que les jours éteints exercent une domination fatale sur les jours à venir. En politique, c'est l'histoire des peuples ; En philosophie, l'histoire des hommes ; En morale et en amour, l'histoire des femmes. Un soir d'avril de l'année 1843, une berline de voyage roulait en plein pays nivernais, en amont de la Nièvre. La capote était rejetée en arrière, les glaces baissées, et la berline ne renfermait pour tout voyageur qu'une jeune femme de vingt-six à vingt-huit ans, brune, petite, rose, potelée, et vêtue avec ce laisser aller de bon goût, cette exquise simplicité, qui trahit la Parisienne en province." Anaïs de Flars, fraîchement mariée, rejoint seule, dans le pays nivernais, sa nouvelle famille qu'elle ne connaît pas encore. En chemin, lors d'une halte dans un relais de poste, elle tombe nez à nez avec Armand son ex amant. Celui-ci n'accepte ce mariage...
Pierre Alexis Ponson du Terrail (1829-1871) "Le chantier était désert. Au milieu des décombres de la maison démolie, au travers des pierres neuves récemment taillées pour la maison à reconstruire, flambait le feu de bivouac allumé par l'invalide, gardien du chantier et des matériaux. La nuit était sombre, les bruits de la grande ville s'éteignaient, et la dernière voiture de bal était rentrée. Car cela se passait, il y a quelques jours à peine, au milieu du Paris moderne, à deux pas du boulevard et de la colonne Vendôme, et sur l'emplacement de cette maison où Tahan étalait ses richesses artistiques et Basset ses écrins de perles fines et de diamants. Avait-on mis Paris à feu et à sang ? Quelque horde barbare venue du Nord avait-elle conquis la reine des cités et semé sur son passage la misère et la désolation ? Cette lueur rougeâtre, qui se projetait sur un amas de décombres, était-elle le feu de nuit des vainqueurs ? C'est l'image de la désolation et son chaos ! Un peu plus loin le calme enfiévré de Paris qui dort après une nuit de plaisir. La horde barbare qui avait fait un monceau de ruines de la rue de la Paix, n'était autre qu'une troupe et de maçons et de Limousins inoffensifs." Rocambole est en prison à Londres ; il encourt la pendaison. Ses amis français et anglais vont s'allier pour le faire évader...