Pascale Dewambrechies
Pascale Dewambrechies
Et si la quête d’un père disparu révélait les frontières invisibles de l’intime ? Géographie d’un père explore avec justesse la reconstruction après l’abandon, mêlant mémoire et silence.
"Jean-Paul Aerbi est mon père. Il a eu vingt ans en 1960, et il est parti en Algérie, envoyé à la guerre comme tous les garçons de son âge. Aujourd'hui, je pousse son fauteuil roulant, et je n'aimerais pas qu'il atteigne quatre-vingts ans. Les gens croient que je m'occupe d'un vieux monsieur, ils ne savent pas quelle bombe je promène parmi eux, ils ne savent pas quelle violence est enfermée dans cet homme-là. Je vis avec lui dans une des cités qu'il a construites, mon ami Rachid habite sur le même palier, nous en parlons souvent, de la guerre et de l'oubli. C'est son fils Nasser qui nous inquiète : il veut ne rien savoir, et ne rien oublier. Nous n'arrivons pas à en sortir, de cette histoire."
"Que fait-on de toute cette envie d'aimer ? Que fait-on de la peur qui vient ?" Gilda a trente-six ans en 1952. Nommée directrice de l'école d'un petit village, cette femme sent le regard des hommes passer sur elle. Jusqu'à ce jour de kermesse où elle rencontre Luis, vingt ans. Dans la France d'après-guerre aux moeurs conservatrices, mais où naissent les prémices du féminisme, un tel amour est-il permis ? À quel prix ?
"Que fait-on de toute cette envie d'aimer ? Que fait-on de la peur qui vient ?" Gilda a trente-six ans en 1952. Nommée directrice de l'école d'un petit village, cette femme sent le regard des hommes passer sur elle. Jusqu'à ce jour de kermesse où elle rencontre Luis, vingt ans. Dans la France d'après-guerre aux moeurs conservatrices, mais où naissent les prémices du féminisme, un tel amour est-il permis ? À quel prix ?