Patrice Desbiens
Patrice Desbiens
La version ePub contient la totalité de la piste audio. « [...] grosse guitare rouge [est] un brillant exercice érotico-poétique, dans le sens où son érotisme devient poésie et vice versa : au-delà de l'homme et de la femme, du «je» et du «tu», ces deux langues entrelacées deviennent des protagonistes d'un huis clos parallèle, mais non moins fascinant. » Dominique Denis, «Liaison»
Cet ouvrage de Patrice Desbiens comprend une réédition de « L'espace qui reste » (1979), « Sudbury » (1983) et « Dans l'après-midi cardiaque » (1985). Ces recueils épuisés retrouvent enfin leur vie éditoriale en un petit format poche. Le lecteur renouera avec cette voix unique qui, au fil d'une quinzaine de recueils, traduit l'errance urbaine des coeurs écorchés. Ces poèmes initient ce que l'on pourrait appeler la « période sudburoise » de Desbiens où se lit toute son appartenance à la communauté franco-ontarienne, ce qui ne l'empêchera pas d'être rapidement reconnu comme un des poètes majeurs de l'Amérique française. La passionnante préface signée Robert Dickson, raconte l'émergence d'une culture franco-ontarienne qui, dans ces années-là, de 1979 à 1985, fait germer une formidable créativité d'où pointeront, entre autres, les talents aujourd'hui acclamés des Jean Marc Dalpé et Brigitte Haentjens, tous unis alors au sein d'un joyeux groupe de créateurs de mots et de musique. « L'écriture de la décennie sudburoise, écrit Dickson, fera découvrir de plus en plus le poète du désir, pas toujours comblé, le poète de l'amour, souvent malheureux. »
Trois courtes pièces percutantes sur le Québec contemporain : entre désillusions, humour noir et poésie, Tout ça m’assassine dresse un portrait sans concession d’une société en crise.
Dans « Bleu comme un feu », Patrice Desbiens nous offre uniquement de petites pièces, chacune finement ciselée et étincelante comme un vitrail. Avec une économie verbale inversement proportionnelle à l'immensité de sa quête, le poète esquisse les silhouettes fluides d'une femme qu'on épie à travers le kaléidoscope du désir.
«Hennissements» marque les 25 ans d'écriture du poète et sa fidélité à son éditeur. En 1977 paraissait «les Conséquences de la vie», un recueil de poèmes de jeunesse de Patrice Desbiens publié aux éditions Prise de parole. En 2002, l'auteur propose une série de poèmes qui présentent une étonnante parenté de regard avec ceux d'il y a 25 ans. Les deux manuscrits ont été fusionnés de manière purement aléatoire. Les poèmes du recueil « Les conséquences de la vie » s'offrent en alternance avec ceux de « Hennissements », 25 ans plus tard. / « Hennissements », ce sont des textes drôles, dépouillés, épurés au possible, qui décapent le réel. En quelques lignes goguenardes, le poète pose un regard acide-lucide sur l'amour, le quotidien, la femme... Une galerie de personnages qui fourmillent d'une étrange vitalité. Le poète invente de petits tableaux narratifs sans aucune morale, mais débordants de facétie.