Patrick Viveret
Patrick Viveret
Comment faire un bon usage de l'énergie créatrice de la colère sans qu'elle ne devienne la source d'une révolte destructrice ou désespérée? Comment faire appel aux émotions sans qu'elles nous entraînent sur la voie dangereuse du couple excitation /dépression ou celle des « passions tristes? Comment développer la capacité de nos collectifs humains à vivre ensemble et à savoir s'opposer sans se massacrer? En d'autres mots, il s'agit de promouvoir une radicalité créatrice et non destructrice et ainsi créer les conditions d'une véritable intelligence sensible dont le moteur est la Joie de Vivre. Dans ce livre, l'auteur expose et contextualise ses réflexions et propositions autour du rapport à la violence et la gestion des conflits. Il propose de nouvelles pratiques démocratiques permettant la construction de désaccords féconds pour que l'adversaire se substitue à l'ennemi, et que le pouvoir de domination se transforme en pouvoir de création. C'est à dire que le pouvoir «sur» devienne un pouvoir «de». À PROPOS DE L'AUTEUR Patrick Viveret est philosophe et essayiste, conseiller maître honoraire à la Cour des comptes. Très actif dans les mouvements altermondialistes et à l'Internationale Convivialiste, Cofondateur des rencontres internationales « Dialogues en humanité », il est à l'origine de la monnaie complémentaire Sol. Il est l'auteur d'une dizaine de livres, dont Reconsidérer la Richesse (Éditions de l'Aube, poche 2010) et La Cause Humaine, du bon usage de la fin d'un monde, (Éditions Les Liens qui Libèrent, 2012).
Parce que l'énergie citoyenne fraternelle dont a fait montre la société française est primordiale et si riche de potentialités créatrices, voici le cri du coeur du philosophe pour « faire vivre l'esprit de fraternité du 11 janvier ».
Aujourdhui, deux catégories dêtres humains sont à fond de cale : les pauvres, quon proscrit au motif que les conditions de misère, dexclusion, dabsence de soins, etc., dans lesquelles on les place leur interdisent toute dignité dêtre humain, mais également les riches et les puissants qui, en senfermant dans une logique où les autres sont considérés comme des rivaux, se condamnent à vivre cette magnifique aventure de lexistence à la surface des réalités, dans la solitude et finalement le désespoir. »
Après le « non » au référendum qui a retenti comme un coup de tonnerre, les grands intellectuels évoquent la crise profonde de notre société. Nos pays sont malades du politique, car le politique n'existe plus. Nos sociétés sont malades du sens, car le sens ne prévaut plus. Et pourtant jamais les défis sociaux, culturels, environnementaux, bref, de civilisation, n'ont été aussi importants. Un livre qu'il est urgent de lire si nous voulons devenir responsables de notre avenir.
De multiples signaux alertent l'humanité sur les dangers qui la menacent, et tout se passe comme si, à l'échelle planétaire, l'espèce humaine ne se sentait pas concernée, comme si les voix de plus en plus nombreuses et inquiètes de groupes de citoyens n'étaient que le fruit de l'imagination de contestataires ignorants et irresponsables. Et pourtant, contrairement à ce que pourrait laisser croire un certain fatalisme ambiant, l'essentiel des problèmes auxquels l'humanité est confrontée peut trouver des solutions. A condition de comprendre que la plupart des difficultés ne se situent pas dans l'ordre de l'avoir, celui des ressources physiques, monétaires, techniques, mais dans l'ordre de l'être, de la façon de concevoir sa place dans l'univers, de donner un sens à sa vie, de s'en sentir responsable et de se montrer solidaire de la vie des autres. Le message de Patrick Viveret, c'est que l'humanité peut se sauver par la lucidité, la prise de conscience des manipulations dont elle fait l'objet, ou se perdre si elle continue à se laisser égarer par des discours qui n'ont plus de sens. Il montre comment, pour poursuivre leur aventure, utiliser pleinement les potentialités qu'ouvrent les révolutions de l'intelligence et du vivant en réduisant leurs risques, hommes et femmes doivent inventer une autre vision du politique, pleinement écologique, citoyenne et planétaire, qui placerait le désir d'humanité au coeur de sa perspective.