Paul Kawczak
Paul Kawczak
Automne 1942, près de Besançon, Jacquot, Pinou et Suzanne se cachent sous les ruines du château de Montfaucon, dans une grotte où résiderait le Diable. À la surface, un officier nazi sans visage, le SS-Sturmbannführer Peter Pannus, les traque comme le ferait une bête sauvage, rôdant autour du château et de la petite épicerie de madame Beugnot. Il sera dit, plus tard, que cet homme glaçant au passé mystérieux soupçonnait ces enfants de posséder d'immenses pouvoirs. Des pouvoirs qui auraient pu changer le cours de la guerre. Aucun élément certain n'étaye ces rumeurs, bien sûr. Mais comment expliquer cette étrange lumière verte, que plusieurs témoins ont rapporté avoir vu s'échapper du monstre et de ses victimes ? Poursuivant son exploration de l'Histoire dans le style du réalisme magique, Paul Kawczak revisite ici la période de l'Occupation. Littéraire et politique, Le bonheur fait d'une aventure palpitante une réflexion sur la solidarité, l'art et la démocratie. Un hommage aux enfants sacrifiés sur l'autel du fascisme, ainsi qu'aux femmes qui les ont protégés.
1890, fleuve Congo. Pierre Claes, géomètre belge envoyé par Léopold II, doit tracer les frontières d’un empire colonial en pleine expansion.
Six heures du soir sur la colline, et l'été s'endort sur la ville paisible : le temps s'arrête, comme il le fait dans cette série de courts textes en prose. Chacun est un roman contenu en quelques phrases, réduit à son coeur précieux de désir et de rêve. Il en émane un sentiment indicible d'absolu et de perte, une nostalgie d'exil auréolée d'un érotisme diffus, perçant toujours à l'horizon de ces saynètes et paysages fantasmés. Paul Kawczak peint les moments d'un exotisme intérieur - des tigres et des enfants, des serpents et des chevaliers, Asie ou Amazonie -, suit les chemins d'une fuite en soi à travers jungles, villes et campagnes organisées « en petits creux, caves ou alcôves intimes ». Le soir est tendre, éternel, en lui se figent les instants, le temps qu'on leur dise adieu.