Paul Lacroix
Paul Lacroix
BnF collection ebooks - "Le livre, cette expression vivante et durable de la pensée et de la science humaine, fut de bonne heure l'âme d'une industrie multiple et féconde, la ressource d'un important commerce." BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
« On distinguait deux espèces de magie : la haute magie ou magie blanche, aussi nommée théurgie, et la basse magie ou magie noire, aussi nommée goétie. La première s'adressait aux forces célestes, aux bons esprits ; la seconde aux génies terrestres, aux mauvais esprits. La magie noire ou goétie se pratiquait la nuit autour des tombeaux, avec des gémissements et des lamentations. Elle avait pour but de faire du mal, d'exciter les passions déréglées, de porter au crime. Plotin, Porphyre, Jamblique, la définissent : l'invocation des démons malfaisants pour nuire aux hommes avec plus de sûreté. Les ministres de cet art redoutable se vantaient de faire sortir les mânes de leurs sombres demeures. Ils exerçaient leurs maléfices, durant une nuit obscure, dans des lieux retirés auxquels s'attachaient d'effrayants souvenirs, ou dans des cavernes, à proximité des tombeaux ; ils sacrifiaient des victimes noires, et poussaient des lamentations et des gémissements. Ils violaient les sépultures et cherchaient dans les cadavres divers ingrédients qui entraient dans la composition de leurs charmes, de leurs maléfices. Ils employaient des herbes vénéneuses, des substances dégoûtantes, et allaient même quelquefois jusqu'à égorger des enfants. On leur supposait le pouvoir de jeter des sorts sur les hommes et sur les animaux, de les frapper de maladies ou de mort, d'intervertir l'ordre de la nature, de commander aux éléments, de changer les saisons, de faire sécher les moissons sur pied, d'empêcher la maturité des fruits, etc. Dans la magie blanche ou théurgie, au contraire, on n'invoquait que les dieux bienfaisants pour procurer du bien aux hommes. Tous les magiciens s'attribuaient l'évocation des morts. Pour cela, ils dressaient un autel dans une caverne, ils offraient un sacrifice, traçaient un cercle autour de l'autel avec leur baguette, le parcouraient plusieurs fois, l'arrosaient de sang, et par certaines invocations forçaient les mânes de se montrer à celui qui demandait à les voir et à leur parler. Ils faisaient aussi apparaître telle personne ou tel animal qu'on désirait. » Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Art ou métier, c'est une grande et noble chose que la Charpenterie. Liée aux besoins les plus intimes de l'Humanité, elle naquit avec elle. Simple d'abord, elle prit des formes différentes selon les climats ; elle devint aussi variée que le costume, aussi changeante que le besoin. Naïve aux premiers âges du monde, sur le territoire des rois pasteurs ; forte sous les rois conquérants, elle perdit de sa gracieuseté à mesure qu'elle descendit des plateaux de l'Asie pour s'avancer vers le Nord.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
DEPUIS six mois, je n'ai pas reçu un mot de vous. J'explique votre silence par celui que j'ai gardé pendant un an. Tout entière à des chagrins que je voulais taire, je n'aurais pu vous écrire et vous cacher l'état de mon âme. Aujourd'hui je n'ai plus que vous à qui confier les secrets de mon existence brisée ! Vous allez tout savoir, ma chère Louise, vous dont les sages conseils auraient pu me sauver, car je me suis rappelé souvent, avec reconnaissance, les efforts que vous fîtes pour rompre mon mariage avec votre cousin, que vous connaissiez bien !Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Il y a eu des mystificateurs et, par conséquent, des mystifiés, bien longtemps avant que la langue française se fût enrichie de ces néologismes qui expriment ce qu'on entendait autrefois par gausseurs, moqueurs, raillards, etc., et par bernés, camus, lanternés, etc.A vrai dire, la, Mystification a existé dans tous les temps et dans tous les pays ; mais elle a eu naturellement plus de raison d'être en France que partout ailleurs :Le caractère national est essentiellement gai, malin et narquois ; il l'était, du moins, au bon vieux temps ; il l'a été jusqu'au nôtre, où il s'est fait sérieux, grave et morose, en passant par l'anglomanie.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Il y a quarante-trois ans de cela. J'avais pris un cabriolet à la place des Victoires, et je m'étais fait conduire rue du Bac, au passage Sainte-Marie. Ce passage, nouvellement ouvert sur l'emplacement du couvent des Filles de Sainte-Marie ou de la Visitation, qui, confisqué et vendu comme propriété nationale, avait changé d'aspect et s'était transformé en habitations séculières ; ce passage se trouvait encore plus isolé, plus tranquille et plus désert qu'il ne l'est aujourd'hui, depuis qu'on l'a fait communiquer avec la rue de Grenelle, et qu'on médite de le transformer en rue, au grand regret de ses paisibles habitants.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
La comtesse de Pontmorin était couchée sur un sopha moelleux, la tête soutenue par une jolie petite main blanche, l'oeil errant, le minois boudeur, et enfin dans l'attitude d'une charmante enfant gâtée, contrariée et peu philosophe. - Ah ! c'est vous, Solanges ? - dit-elle, en étendant nonchalamment, et sans changer de position, la main qui lui restait libre, et la présentant à un jeune cavalier qui était entré sans se faire annoncer. - Je suis bien malade.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Paris, 1628. Découvrez les mémoires intimes et les contes intemporels de Charles Perrault, figure majeure du Grand Siècle, dont l’œuvre a façonné l’imaginaire collectif.
Les Arabes d'Afrique régnèrent longtemps sur la Corse. Les armes de ce royaume sont encore aujourd'hui une tête de mort ayant un bandeau sur les yeux, et sur un fond blanc. Les Corses se distinguèrent à la bataille d'Ostie, où les Sarrasins furent battus et obligés de renoncer à leurs projets sur Rome. Il est des personnes qui pensent que ces enseignes leur furent alors données par le pape Léon II, en témoignage de leur bravoure.La Corse est censée avoir fait partie de la donation de Constantin et de celle de Charlemagne ; mais ce qui est plus certain, c'est qu'elle faisait partie de l'héritage de la comtesse Mathilde.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Découvrez les secrets oubliés de l’occultisme à travers un voyage fascinant au cœur des croyances et pratiques magiques du Moyen Âge à la Renaissance.
Simplicité des objets mobiliers chez les Gaulois et les Francs. - Introduction du luxe dans l'ameublement, au septième siècle. - Le fauteuil de Dagobert. - La Table ronde du roi Artus. - Influence des croisades. - Un banquet royal sous Charles V. - Les sièges. - Les dressoirs. - Services de table. - Les hanaps. - La dinanderie. - Les tonneaux. - L'éclairage. - Les lits. - Meubles en bois sculpté. - La serrurerie. - Le verre et les miroirs. - La chambre d'un seigneur féodal.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
L'INDUSTRIE, qui a tant contribué au progrès des nations de l'Europe, ainsi qu'à l'établissement de l'égalité civile et politique entre les différentes classes, n'a pris un développement constant et régulier que dans les temps modernes.Avant la conquête romaine, l'industrie, en Gaule comme chez tous les peuples à demi barbares, resta longtemps sans importance ni activité. Les habitants travaillaient peu : la chasse et les produits naturels du sol leur offraient les ressources nécessaires à leur subsistance, et le butin conquis à la guerre, les rares objets de luxe dont ils aimaient à se parer.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
I. - APERÇU GÉNÉRAL DE LA FÉODALITÉ DANS LES DIFFÉRENTS ÉTATS DE L'EUROPE OCCIDENTALE.CE jour où leur chef Clovis partage et distribue à ses leudes ou compagnons d'armes les terres qu'ils ont gagnées sous ses ordres, au prix de leur sang ; le jour notamment où, par son baptême, après la victoire de Tolbiac (), il se soumet et s'inféode à l'Église chrétienne, une aristocratie théocratique et une aristocratie guerrière apparaissent à la fois, et dans cette origine simultanée, se laisse apercevoir déjà la cause cachée d'un antagonisme inévitable.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
1662, Versailles. Madame de Sévigné et ses enfants, Charles et Françoise, s’apprêtent à faire leur entrée à la cour de Louis XIV.
LA monarchie a toujours obtenu la préférence sur les autres gouvernemens ; c'est celui d'un père de famille ; il convient à tous les peuples dont la corruption n'est pas portée à l'excès. Le roi Louis XVI était le père des Français ; il avait appelé les représentans de sa grande famille pour améliorer de concert avec eux les institutions qui avaient rendu, dans les siècles passés, la nation française la plus heureuse du monde.La justice était tendue en France par des hommes dont les pères avaient, en général, professé le même état.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
N'AVEZ-VOUS pas : surpris quelque tristesse dans votre coeur, en rencontrant des arbres dont les feuilles étaient jaunes au milieu du printemps ?... des arbres languissants et mourants pour avoir été plantés dans un terrain où manquent les principes nécessaires à leur entier développement ? »La Fosseuse, comme ces arbres, s'étiole, faute de vivre dans le milieu qui lui convient. Ses goûts sans cesse trompés, ses instincts sans cesse froissés, ses désirs sans cesse renaissants et toujours trahis, lui composent de secrètes souffrances qui restent entre elle et Dieu.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Introduction historique. Fin du règne de Louis XIV. - La régence. - Louis XV. - Louis XVI et Marie-Antoinette. - La cour et les charges de cour.LES dernières années du règne de Louis XIV jetèrent encore quelque éclat sur les commencements du dix-huitième siècle ; mais le vieux roi, qui, malgré les défaites de ses armées et les désastres de sa marine, malgré la perte d'une partie de ses conquêtes, malgré la ruine de ses finances et la misère de ses peuples, conservait toujours le prestige de sa gloire passée et restait grand au milieu des souverains de l'Europe, put craindre, à son lit de mort, que la monarchie, qu'il avait élevée à un si haut degré de puissance et de prospérité, ne descendît avec lui dans la tombe.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Dans la France du XVIIIe siècle, suivez le destin de Valentin Jameray Duval, un jeune garçon tiraillé entre sa vocation religieuse et les attentes de sa mère.
Paris, 1604 : découvrez la vie trépidante de Charles d’Assoucy, maître du burlesque et figure scandaleuse du XVIIe siècle. Ce portrait drôle et savoureux révèle un homme aussi génial qu’excentrique, entre facéties, musique et libertinage.
Le cinquième livre de Rabelais a-t-il vraiment été écrit par le maître lui-même ? Paul Lacroix, alias le Bibliophile Jacob, mène l’enquête et livre une analyse bibliographique rigoureuse, fondée sur l’étude de manuscrits rares.
Il y a peu de voyageurs qui n'apportent avec eux en Italie un bagage de préventions plus ou moins lourd, et qui ne s'étonnent bientôt, en leur âme et conscience, de trouver tant de différence entre les moeurs qu'ils avaient imaginées et celles qu'ils sont à même d'observer par leurs propres yeux. Ainsi, quiconque se sent encore quelque jeunesse au coeur et ne se voit pas trop de cheveux blancs sur la tête, arrivera en Italie tout infatué des conquêtes faciles qu'il doit faire dans ce pays des belles femmes et des grandes passions ; mais notre homme en sera probablement pour ses frais de préméditation galante, et jurera peut-être, à son retour, que l'Italie est devenue la terre classique de la vertu et de la froideur.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Versailles, 1662. Découvrez comment Madame de Sévigné et ses enfants, Charles et Françoise, s’apprêtent à affronter les intrigues et les fastes de la cour de Louis XIV.
Le baron de Nocreux, qui combattait sous les drapeaux d'Henri IV depuis plus de cinq ans, était rentré, la veille seulement, dans le château de ses ancêtres, en Nivernais. Il aimait le métier des armes par-dessus tout, et il n'aurait jamais songé, à prendre du repos, puisqu'il ne sentait point encore la fatigue de l'âge et qu'il ne se souvenait pas même de ses blessures, si la paix de Vervins, conclue le 2 mai 1598 entre le roi de France et le roi d'Espagne, n'eût mis fin à la guerre.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Jacquot était venu à Paris, quittant ses pauvres parents surchargés de famille, et il avait promis à sa mère, dans un dernier baiser, de devenir riche, bien riche, avec des beaux écus tout neufs, afin d'acheter la maisonnette dont on avait bien de la peine à payer le loyer : soixante francs par an !Il avait promis à son père de lui rapporter un beau vêtement bien chaud, un habit bleu, une culotte jaune et un gilet à fleurs !Il avait promis à sa grande soeur une jolie croix d'or ; à son frère aîné, une grosse montre d'argent ; à Pierrot, des souliers tout reluisants, comme on en voit aux messieurs de Genève ; à Claudine, un tablier de soie ; à Jeannette, une belle poupée avec des dentelles dorées, et au petit frérot qui ne marchait pas encore, une robe en flanelle ornée de raies rouges.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
L'historien s'empare des temps qui ne sont plus; il ressuscite les choses mortes; il ranime, il fait vivre le passé, pour l'enseignement du présent et de l'avenir; il donne un corps et une voix à la tradition. Le vaste et curieux sujet que nous allons traiter avec le secours de l'érudition et sous la censure de la prudence la plus sévère, ce sujet, délicat et suspect à la fois, se rattache de tous côtés à l'histoire des religions, des lois et des moeurs; mais il a été constamment mis à l'écart et comme à l'index par les historiens qui s'occupaient des moeurs, des lois et des religions anciennes et modernes. La véritable Prostitution a commencé dans le monde, du jour où la femme s'est vendue comme une denrée, et ce marché, de même que la plupart des marchés, a été soumis à une multitude de conditions diverses. Quand la femme se donnait en obéissant aux désirs du coeur et aux entraînements de la chair, c'était l'amour, c'était la volupté, ce n'était pas la Prostitution qui pèse et qui calcule, qui tarife et qui négocie. Comme la volupté, comme l'amour, la Prostitution remonte à l'origine des peuples, à l'enfance des sociétés.
Longtemps avant les cathédrales de pierre, les charpentiers élevaient des chefs-d’œuvre de bois, aujourd’hui disparus.
Découvrez l’épopée méconnue des artisans du livre : de Gutenberg aux corporations de l’Ancien Régime, ce classique du XIXe siècle révèle les secrets des enlumineurs, imprimeurs et relieurs qui ont façonné notre culture.
1840, Verdun. Ma République vous plonge dans les souvenirs d’un bibliophile passionné, témoin privilégié de la Révolution et de la Terreur.