Pauline Delabroy-Allard
Pauline Delabroy-Allard
Ça raconte Sarah, sa beauté mystérieuse, son nez cassant de doux rapace, ses yeux comme des cailloux, verts, mais non, pas verts, ses yeux d'une couleur insolite, ses yeux de serpent aux paupières tombantes. Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l'allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l'étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure. Ce moment précis et minuscule, un basculement d'une seconde à peine. Ça raconte Sarah, de symbole : S. « C'est presque moins un roman qu'un éclatant poème que propose Pauline Delabroy-Allard dans cette série de courtes phrases compressées les unes contre les autres comme les pulsations d'un coeur qui bat à toute vitesse. Dans la seconde partie, miroir inversé de la première, c'est maintenant l'absence de l'être aimé qui sature tout l'espace. Est venu le temps du deuil, de l'arrachement, de la convalescence solitaire après l'incendie intérieur. Exilée à Trieste, où elle erre en anonyme, la narratrice titube, vacille longtemps avant d'entrevoir « la vie sans elle mais la vie quand même ». Il y a du Duras, du Nabokov et du Barthes dans la chair intensément vivante de ce magnifique roman de l'absolu amoureux. » (Estelle Lenartowicz, L'Express)
Plongez dans L'immontrable, le récit poignant de Pauline Delabroy-Allard, où une photographie interdite devient le symbole d’un deuil indicible. Un livre bouleversant sur la perte, l’amour et l’écriture face à l’absence. Comment dire l’impossible ?
"Je vois d'ici le regard de ma mère, son visage tout entier, la manière dont elle se volatiliserait, à l'instant même où je la confronterais. De ce point de vue, je suis restée une petite fille." Enceinte, Pauline fait faire sa carte d'identité pour la première fois. Mais un détail l'obsède : d'où viennent les prénoms - Jeanne, Jérôme et Ysé - accolés au sien ? Dans sa famille, on a appris à ne pas poser de questions. À ne pas parler du passé. Elle s'embarque alors dans un jeu de piste qui l'emmène jusqu'à une grotte mystérieuse du Lot sur les traces d'une aïeule aliénée. Elle ira en Tunisie pour retrouver un ami secret de sa mère. À Paris, elle découvre dans un livre ses liens avec une héroïne de fiction. Ces personnages maudits, parfois fantasques, l'aideront-ils face aux aléas du destin ?
"Je vois d'ici le regard de ma mère, son visage tout entier, la manière dont elle se volatiliserait, à l'instant même où je la confronterais. De ce point de vue, je suis restée une petite fille." Enceinte, Pauline fait faire sa carte d'identité pour la première fois. Mais un détail l'obsède : d'où viennent les prénoms - Jeanne, Jérôme et Ysé - accolés au sien ? Dans sa famille, on a appris à ne pas poser de questions. À ne pas parler du passé. Elle s'embarque alors dans un jeu de piste qui l'emmène jusqu'à une grotte mystérieuse du Lot sur les traces d'une aïeule aliénée. Elle ira en Tunisie pour retrouver un ami secret de sa mère. À Paris, elle découvre dans un livre ses liens avec une héroïne de fiction. Ces personnages maudits, parfois fantasques, l'aideront-ils face aux aléas du destin ?
Est-ce qu'on s'entendrait si on se rencontrait aujourd'hui ?
"On mériterait des applaudissements et les cris d'une foule en délire, tant on fait ça bien, l'amour." Elle se retire seule, loin du monde, dans une maison comme une tanière. Chaque jour, elle choisit un vinyle, écrit et prend des photos. Elle laisse venir les sentiments et les souvenirs, elle fait parler les plafonds et les murs. Et cette maison tanière devient la nôtre.
"J'attends que quelque chose se passe. Je crains, à tout moment, que ça ne fonctionne pas, qu'il y ait un problème, un chaînon manquant. Je ne vois pas comment cette opération pourrait se dérouler sans encombre. J'ai pris un numéro à l'entrée du service état civil, j'ai pris aussi mon air le plus désinvolte, comme si cela m'arrivait tous les mardis, d'aller me faire faire une identité." Avant d'être enceinte, Pauline ne s'était jamais posé la question de ses origines. Et puis cela devient crucial. Elle sonde alors le sens des mystérieux prénoms secondaires qui figurent sur sa carte d'identité : Jeanne, Jérôme, Ysé. Fantaisie et drame, fantasme et réalité se mêlent dans ce récit envoûtant, qui nous conduit tour à tour sur les traces d'une aïeule aliénée, d'un ami de la famille disparu et d'une héroïne de fiction. Avec "Qui sait", Pauline Delabroy-Allard signe un roman virtuose, ode à la toute-puissance de l'imagination et de la littérature. La voix vibrante de Constance Dollé nous emporte dans ce roman à la musicalité entêtante, sur la piste nébuleuse de l'identité de Pauline.
"A l'heure où ces lignes seront publiées, j'aurai trouvé en Dieu une nouvelle naissance." Pendant près de vingt ans, soeur Emmanuelle a rédigé ces Confessions d'une religieuse. Ce livre est ainsi le premier et le dernier qu'elle ait écrit. Le premier, car elle l'a débuté avant tous les autres, alors même qu'elle était encore en Égypte. Elle y est revenue cent fois ensuite, jusque dans les derniers mois de son existence, pour le reprendre, le corriger, l'enrichir. Le dernier, parce qu'elle l'a voulu posthume, afin de confier ici des choses qu'elle n'avait jamais dites auparavant - par pudeur naturellement, mais aussi par souci de rester libre. Quelle en est la signification ? Celle d'une quête de vérité. Soeur Emmanuelle a souhaité comprendre le cheminement de sa vie au travers des choix qu'elle a faits, des êtres qu'elle a rencontrés, de sa relation à un Dieu dont elle a passionnément aimé la pauvreté et la vulnérabilité. Elle a voulu retrouver, selon son expression fétiche, la nudité de l'être qu'elle a été, dans ses attentes, ses échecs et ses luttes. Quand est dite la vérité nue sur l'homme, Dieu apparaît toujours en filigrane. Je veux ici, une dernière fois, confesser la foi en l'homme et la foi en Dieu qui ont soulevé toute ma vie. Je le crois : du creuset de la mort, jaillit la résurrection. Les droits d'auteur de cet ouvrage sont versés à Asmae - Association Soeur Emmanuelle chargée de poursuivre son oeuvre humanitaire en France et dans les pays du Sud.
Ça raconte Sarah, sa beauté mystérieuse, son nez cassant de doux rapace, ses yeux comme des cailloux, verts, mais non, pas verts, ses yeux d’une couleur insolite, ses yeux de serpent aux paupières tombantes. Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l’allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l’étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure. Ce moment précis et minuscule, un basculement d’une seconde à peine. Ça raconte Sarah, de symbole : S. Durée : 04H40