Philippe Cousin
Philippe Cousin
Assassiné par la critique, le peintre Vinci Macaire a décidé de changer les rôles : à présent, l'assassin, c'est lui. Et c'est dans les rues de New York qu'il expose ses oeuvres, natures mortes au macchabée. Qui sera la prochaine victime ? Dakota Ostebourhg aime autant passer son tour. Voilà comment elle se retrouve à Paris, une petite valise à la main. Mauvais calcul. Car un océan n'est pas suffisant pour doucher l'ardeur meurtrière du fou. D'autant que dans la valise de Dakota se cache quelque chose à quoi il tient beaucoup. À quoi beaucoup de monde tient, d'ailleurs ! Traquée par trois tueurs dans les rues de Paris, Dakota va-t-elle renoncer ? C'est compter sans le destin qui met sur sa route Raptus et Minnie. Une aquarelliste en détresse, un éditeur neurasthénique et une punkette innocente, contre trois psychopathes : le jeu est-il bien équitable ? Interrogez plutôt le Pape, qui rit dans sa valise...
Cent destins, cent histoires qui tiennent parfois en une phrase : Les destins minuscules de Catherine Turner offre une mosaïque de récits tantôt poétiques, tantôt absurdes ou surréalistes.
Le front grillagé par une concentration sauvage, le coeur battant sous l'aiguillon de pulsions sincères, après avoir fouillé le rayon lingerie de ses souvenirs féminins, après avoir été homme de spot et de pub, après avoir beaucoup vécu dans des villas blanches comme des morceaux de sucre, après être souvent rentré au bercail de ses maîtresses, lesté par des sacs de papier et des packs d'eau minérale, après avoir collectionné la vie, en somme, quel quadragénaire chauve ne rêverait pas d'avoir le talent et l'humour de Philippe Cousin ? C'est tel ! la vie est courte et féroce. Quel cinglé de nouvelles n'aimerait pas avoir rendez-vous avec une morte comme Rita Hayworth, mettre Solitude de Duke Ellington sur la platine de l'électrophone et danser avec elle dans les taches de lune ? Qui n'a jamais été debout, nu, humide et brillant comme un instrument ménager Art déco manufacturé par la bouche et les mains d'une dame ? Quelle japonaise n'a jamais fait pipi dans l'oeil d'un voyeur ? Quel lycéen n'a jamais rêvé, pour couronner ses études, de courser son vieux père dans les rues, une batte de base-ball à la main ? Attendez, je souris. C'est parce que j'adore ce livre déraisonnable.