Philippe Fusaro
Philippe Fusaro
Plongez dans Solo tu, le roman envoûtant de Philippe Fusaro, où la mélancolie romaine des années 1980 rencontre la lumière éclatante des Pouilles. Une histoire de renaissance, d'amitié et de tendresse, entre un dandy usé et une famille improbable.
« J'ai toujours eu le desir d'ecrire un roman sur Rome et la seule maniere de m'approprier cette ville etait de la saisir de nuit. Parce ma Rome a plus a voir avec Fellini qu'avec tous ceux qui l'ont approchee d'une maniere souvent realiste. Il me fallait un lieu mythique et celui qui me fascine depuis tant d'annees est le Piper Club ou se sont produit les plus grands chanteurs italiens mais aussi les Pink Floyd, David Bowie, les Who. Le Piper etait le lieu de passage de tous les artistes qui sejournaient a Rome. Dans le roman, il est d'abord question de la disparition de Betti Doll, une chanteuse populaire de la fin des annees 70, et de son amant désespéré, Gianni Desmond. Celui qui lui sert de bequille n'est autre que le chanteur Christophe en viree a Rome. » Philippe Fusaro a publie quatre romans aux editions de La Fosse aux ours dont L'Italie s'y j'y suis (2010) et Le Colosse d'argile (2004, repris en Folio-Gallimard en 2006) et Aimer Fatigue (L'Olivier, 2014). Ne en 1971 a Forbach, il est libraire (Quai des brumes a Strasbourg et Passages a Lyon) a Valence. Il est aussi l'auteur de La Cucina d'Ines avec des illustrations d'Albertine paru a la fosse aux ours en 2017.
C'est l'été à Tanger. Dans l'hôtel Minzah qui leur sert de décor, trois personnages jouent une étrange partie. Il y a Lulù, ravissante actrice italienne qui s'est surtout illustrée dans des péplums où elle apparaît très déshabillée. La Spia, espion ordinaire (" petite main ", précise-t-il), beau comme un jeune premier légèrement empâté.Memphis, écrivain américain, un double de de Tennessee Williams, noyant sa mélancolie dans l'alcool et le Seconal. Lulù devient la maîtresse de La Spia, lequel noue avec Memphis une amitié aussi intense qu'inattendue. Tout se terminera avec la fin de l'été. Hommage aux mythes littéraires et cinématographiques du XXème siècle – la femme fatale, le grand écrivain en panne d'inspiration, l'espion, la vie de palace –, ce roman sensible et précis installe dès les premières lignes un climat mystérieux. Un autre récit se déploie, entre les mots, dans les silences qui ponctuent les conversations nocturnes. L'histoire d'un deuil irréparable, la chronique d'un exil. Mais aussi l'espoir d'une renaissance pour l'écrivain que la littérature semblait avoir abandonné.