Philippe Gavi
Philippe Gavi
1971, sous-continent indien : la guerre indo-pakistanaise et la naissance du Bangladesh révèlent l’affrontement silencieux des trois grands. Entre USA, URSS et Chine, un cinquième de l’humanité devient l’enjeu d’un nouveau jeu d’influence.
Jean Brautin est pure invention. J'ai horreur des autobiographies. Jean s'est construit lui-même, comme un grand garçon parmi d'autres... Il sort d'un angle mort, ce mec sous influence, prototype d'une décennie (1958-1968) qu'il reconstitue laborieusement. Au fil des jours et des heures, il s'est forgé mille et une identités, des feux de toutes sortes que son existence charrie, que son imaginaire a sécrétés et qui l'habillent comme de multiples peaux : je me trouve dans cette liste, mais là s'arrête la similitude. Je ne sais pas vraiment qui des deux a pillé l'autre et écrit ce roman. Philippe Gavi
Dans notre société industrielle dite développée, machiste et nucléo technocratique, l'agriculture, tout comme la femme, est protégée, dominée, mythifiée. Faut-il changer l'agriculture pour changer la société, ou l'inverse ? L'agriculture n'est qu'à demi intégrée à la société du profit, du travail aliénant, du loisir commandé, de l'endoctrinement ; suffisamment mal intégrée pour élaborer une pensée, un jugement, une recherche, et peut-être de nouveaux modèles de société. Riche d'utopies, d'hérésies, de paganismes, fourmillant d'innovations, elle peut aider ceux que passionnent les vrais débats de l'avenir, à opposer à la société dure, aliénante et répressive, une société « douce », écologique et autogestionnaire. Le territoire rural est l'enjeu d'une lutte entre la société globale, urbaine, industrielle et dominatrice, et les sociétés locales, plutôt rurales et dominées. La révolution post-industrielle commence par la conquête du pouvoir de décision sur la terre agricole. Ce pouvoir appartient aujourd'hui soit aux marchands, soit à l'État monopoliste ; il doit appartenir aux paysans, regroupés en organisations mutualistes pour l'autogestion du sol.