Philippe Limon
Philippe Limon
L'édition de référence du Rouge et le Noir pour réussir l'ORAL du bac de français 2021 : explication des textes essentiels au fil de l'oeuvre, les points de grammaire entièrement traités, les mots importants du texte et les exercices d'appropriation pour préparer l'entretien avec l'examinateur. Que de changements entre le jeune homme timide qui franchit le seuil d'une imposante demeure pour y devenir précepteur et le prisonnier qui sort crânement de sa cellule pour affronter une ultime épreuve! Entre ces deux moments, une multitude d'événements qui mêlent histoires d'amour et intrigues politiques, amitiés et déceptions... Stendhal a trouvé une formule romanesque haletante : tout va à la vitesse d'un cheval de hussard au galop ! Au fil du recueil : o 4 analyses de textes o 1 commentaire de texte Le dossier est composé de 8 chapitres : 1 - Histoire littéraire : Entre réalisme et esprit des Lumières 2 - Stendhal et son temps 3 - Présentation du Rouge et le Noir 4 - Les mots importants du Rouge et le Noir (audace / oser ; ennui ; hypocrite) 5 - Préparation à la dissertation 6 - La grammaire 7 - Groupement de textes : Le personnage de roman Chrétien de Troyes Perceval ou le conte du Graal Choderlos de Laclos Les Liaisons dangereuses Honoré de Balzac Le Père Goriot Louis Aragon Aurélien Nicolas Mathieu Leurs enfants après eux 8 - Exercices d'appropriation.
Le jour de Noël, au petit matin, le narrateur, qui achève un essai consacré aux métamorphoses chez Franz Kafka et Philip Roth, se réveille dans son lit d'enfant transformé en phallus géant. Sa mère, rendue hystérique par cette découverte, s'effondre ; sa famille, alertée, se rassemble à son chevet et s'interroge sur la marche à suivre. Tous s'accordent à dire que le narrateur a tout fait pour, encore une fois, gâcher la fête de Noël. Le roman devient alors un huis clos agité, une circonvolution axée sur la question du familialisme à l'époque moderne.
Le jour de Noël, au petit matin, le narrateur, qui achève un essai consacré aux métamorphoses chez Franz Kafka et Philip Roth, se réveille dans son lit d'enfant transformé en phallus géant. Sa mère, rendue hystérique par cette découverte, s'effondre ; sa famille, alertée, se rassemble à son chevet et s'interroge sur la marche à suivre. Tous s'accordent à dire que le narrateur a tout fait pour, encore une fois, gâcher la fête de Noël. Le roman devient alors un huis clos agité, une circonvolution axée sur la question du familialisme à l'époque moderne.
De retour d'un séjour en montagne, le narrateur, qui achève un essai consacré à Scènes de la vie conjugale d'Ingmar Bergman, découvre une culotte de sa femme maculée de taches de sperme. Il comprend qu'elle le trompe et qu'elle souhaite le lui faire savoir. S'ensuit, entre ces deux personnages, une conversation qui durera toute la nuit : le roman devient un huis clos obsessionnel, une spirale axée sur la question du coït extraconjugal considéré comme une fatalité.
De retour d'un séjour en montagne, le narrateur, qui achève un essai consacré à Scènes de la vie conjugale d'Ingmar Bergman, découvre une culotte de sa femme maculée de taches de sperme. Il comprend qu'elle le trompe et qu'elle souhaite le lui faire savoir. S'ensuit, entre ces deux personnages, une conversation qui durera toute la nuit : le roman devient un huis clos obsessionnel, une spirale axée sur la question du coït extraconjugal considéré comme une fatalité.
« Oh ! à Paris, là est la liberté de l'intelligence, là est la vie ! » Balzac « Les Parisiens comme ils sont est un ouvrage non seulement délicieux, mais aussi très actuel. On jurerait que, d'un jet, vous l'avez composé ce matin. La ville y est telle qu'on y vit. Ses habitants, nous venons de les croiser. Ses modes vestimentaires, culinaires ou littéraires, nous en subissons chaque jour les séductions en même temps que les diktats. Quel nouvel observateur vous faites, cher Honoré ! Quel oeil, quel pif, quelle main ! » Jérôme Garcin
« Oh ! à Paris, là est la liberté de l'intelligence, là est la vie ! » Balzac « Les Parisiens comme ils sont est un ouvrage non seulement délicieux, mais aussi très actuel. On jurerait que, d'un jet, vous l'avez composé ce matin. La ville y est telle qu'on y vit. Ses habitants, nous venons de les croiser. Ses modes vestimentaires, culinaires ou littéraires, nous en subissons chaque jour les séductions en même temps que les diktats. Quel nouvel observateur vous faites, cher Honoré ! Quel oeil, quel pif, quelle main ! » Jérôme Garcin
Devenu le cinquième directeur de la Nouvelle revue française en 1987, succédant à sa grande surprise à Georges Lambrichs, il aura fallu un an à Jacques Réda pour se résoudre à monter lui-même dans le « train ». C'est dans le « fourgon arrière » qu'il décide alors de publier ses propres chroniques, en « passager clandestin », affirme-t-il. Réda parle de l'époque dans sa rubrique « Carnet », livre des propos « çà et là » en abordant des « questions » du temps avec beaucoup de curiosité pour tous les sujets : l'orthographe, la couche d'ozone, la toponymie la « cibi », les extraterrestres, la nouvelle Grande bibliothèque de France, le phonographe, les frontières, les sondages, etc. On note bien sûr des sujets récurrents comme le langage, la poésie, le style. Réda se plaît à publier des poèmes qu'il découvre inscrits sur les murs et la chaussée et cite aussi en renfort des poètes de son temps. A propos de la question militaire, il citera Valery Larbaud ; à propos du « jeu de ballon rond », il évoquera Pindare aux côtés de Jean-Pierre Papin et s'élèvera contre les séances de tirs au but ; dans le « pompon » il se moquera des « États Généraux de la Poésie » en espérant qu'ils n'aboutiront pas à une phase de « Terreur » ; et sa question de la « fin du monde » s'achèvera par : « L'éternité existe mais elle ne dure jamais longtemps ». Le Fond de l'air de Jacques Réda fleure bon le pessimisme joyeux, l'érudition amusante, l'humour pince sans rire, relevant partout la cocasserie de notre époque « moderne ». On retrouve là le sens de l'observation, du paradoxe, et toute la finesse de Jacques Réda, s'inscrivant dans la grande tradition française des moralistes avec une fausse légèreté. Et ce que Réda observe dans les années 90 résonne toujours à notre époque, tout comme des épigrammes de Martial ou des satires de Juvénal...
Devenu le cinquième directeur de la Nouvelle revue française en 1987, succédant à sa grande surprise à Georges Lambrichs, il aura fallu un an à Jacques Réda pour se résoudre à monter lui-même dans le « train ». C'est dans le « fourgon arrière » qu'il décide alors de publier ses propres chroniques, en « passager clandestin », affirme-t-il. Réda parle de l'époque dans sa rubrique « Carnet », livre des propos « çà et là » en abordant des « questions » du temps avec beaucoup de curiosité pour tous les sujets : l'orthographe, la couche d'ozone, la toponymie la « cibi », les extraterrestres, la nouvelle Grande bibliothèque de France, le phonographe, les frontières, les sondages, etc. On note bien sûr des sujets récurrents comme le langage, la poésie, le style. Réda se plaît à publier des poèmes qu'il découvre inscrits sur les murs et la chaussée et cite aussi en renfort des poètes de son temps. A propos de la question militaire, il citera Valery Larbaud ; à propos du « jeu de ballon rond », il évoquera Pindare aux côtés de Jean-Pierre Papin et s'élèvera contre les séances de tirs au but ; dans le « pompon » il se moquera des « États Généraux de la Poésie » en espérant qu'ils n'aboutiront pas à une phase de « Terreur » ; et sa question de la « fin du monde » s'achèvera par : « L'éternité existe mais elle ne dure jamais longtemps ». Le Fond de l'air de Jacques Réda fleure bon le pessimisme joyeux, l'érudition amusante, l'humour pince sans rire, relevant partout la cocasserie de notre époque « moderne ». On retrouve là le sens de l'observation, du paradoxe, et toute la finesse de Jacques Réda, s'inscrivant dans la grande tradition française des moralistes avec une fausse légèreté. Et ce que Réda observe dans les années 90 résonne toujours à notre époque, tout comme des épigrammes de Martial ou des satires de Juvénal...