Philippe Meyer
Philippe Meyer
Le « chroniqueur matutinal » de France-Inter donne ici de nouvelles preuves (s'il en était besoin) de sa profonde et ricanante inadaptation à la modernité de l'époque. Que peut-on attendre d'un homme qui tourne en dérision les valeurs sacrées du travail stressant et du temps gagné à tout prix ? Qui brocarde ouvertement l'ENA et le système Socrate de désorganisation de la SNCF ? Qui ne parvient pas à admettre qu'une dame nonagénaire se voie refuser l'accès des toilettes ? Qui déplore que le célèbre Andy Capp, héros d'une BD anglaise, ait cessé de fumer sur ordre de la police sanitaire ? Qui ne trouve aucun réconfort à l'idée d'être enterré dans un cercueil écologiquement correct ? Qui cite Montaigne, Anatole France et Alexandre Vialatte ? Ces chroniques sont à lire comme un témoignage inquiétant de la persistance - à l'aube du troisième millénaire ! - du mauvais esprit. Et du bon français.
« Dilettante éclairé », comme l'a baptisé Le Monde, « satiriste bien élevé et aussi précis qu'un bourreau chinois » (Le Point), « humoriste humaniste » (Le Nouvel Observateur), « moraliste amical et amusé » (L'Express), Philippe Meyer illustre de mille manières cette pensée de Flaubert : « Rien n'est plus sérieux en ce bas monde que le rire ». Il démontre que l'impertinence se reconnaît à sa pertinence et à sa façon de prendre les modes et les idées reçues à rebrousse-poil. Convaincu avec Montesquieu que « la gravité est le bouclier des sots », le chroniqueur matutinal de France Inter fait les délices de ses auditeurs (et de ses lecteurs) en s'interrogeant sur des sujets aussi résolument mineurs que la marine bolivienne, le thème astrologique des chats ou la surface du carré d'agneau, mais aussi en exerçant sa verve aux dépens des puissants de notre société, qu'ils appartiennent au monde de la politique, à celui des médias ou du « show-business ». Longtemps sa devise fut : « Personne n'est parfait ». L'observation de son époque l'a conduit à ajouter : « À ce point-là, il y a du rab' d'abus ». Philippe Meyer occupe désormais une place à part d'où il peut à loisir « étonner son monde en s'étonnant du monde ».
Derrière son titre provocateur, Le communisme est-il soluble dans l'alcool ? révèle l'humour noir et la résistance des peuples de l'Est face à la dictature.
Princes de la République, grands-ducs de Russie ou écrivains en vogue, tous ont célébré le culte de Charcot, le maître de la Salpêtrière, celui que Freud venait écouter et admirer lors de ces séances fameuses du vendredi. Dans ce royaume de misère et de sang, se côtoient hommes du monde et hystériques, potentats universitaires et dépressifs. Le médecin le plus célèbre d'Europe sait transformer la maladie en spectacle. Mais, à force de soigner les plaies de l'âme, ce grand patron est-il encore un médecin ? Telle est la question qui hante le disciple favori du maître. Martin Wellhoff a fui son Alsace devant les bottes prussiennes et il sait entretenir la gloire de Charcot, comme en profiter. Soutier dans la bataille de l'hystérie qui déchire les Facultés, il en devient le témoin privilégié, puis un des acteurs quand il pratique lui-même l'hypnose. L'apprentissage est fini, le temps du doute et du soupçon commence jusqu'au drame final. Charcot, ce professeur tour à tour sentencieux et charmeur, qui préfère la maladie aux malades, cesse d'être, aux yeux de Wellhoff, le génie de la médecine psychiatrique de cette fin de siècle. À sa place, se dévoile un mystificateur de talent, artiste de l'autosuggestion, un vrai cambrioleur des âmes.
" Nommer ma dette ne suffit pas à la payer. Peut-être même cela l'aggrave-t-il. Après tout, comme le disait Victor Hugo : "Il y a, dans l'admiration, je ne sais quoi de fortifiant.' " Philippe Meyer n'est jamais meilleur qu'en admirant ceux dont il brosse le portrait. La galaxie épatante de ses amis donne le tournis : deux académiciens, deux cinéastes, un ancien Premier ministre, mais aussi des inconnus, comme un médecin luttant pour la dignité des malades mentaux, un jeune haut fonctionnaire pétri d'idéaux... Parmi ceux qu'il a aimés, on retrouve les figures de Bertrand Tavernier, Cyril Collard, Annie Kriegel, Pierre Desproges, Michel Rocard, Frédéric Rossif, René de Obaldia, Charles Aznavour, Jean-Marie Domenach, Jean-Francois Revel, Claude Sautet, Jean d'Ormesson... Parfois piquant, toujours tendre, avec son humour subtil et sa culture ébouriffante, Philippe Meyer rend grâce et c'est formidable.
Une nouvelle histoire de Berlin qui fait voir physiquement la capitale de l'Allemagne à travers les grands événements qui l'ont constituée.Une nouvelle histoire de Berlin qui fait voir physiquement la capitale de l'Allemagne à travers les grands événements qui l'ont constituée. L'histoire de Berlin est une extraordinaire aventure humaine dont la connaissance éclaire celle de l'Europe contemporaine. Son histoire éclaire aussi celle d'un grand peuple qui a su se doter d'une culture remarquable ; le passé de presque toute l'Allemagne en a dépendu. Berlin a été successivement une bourgade slave puis un bourg allemand construit sur une terre aride et survivant par son commerce et la volonté inébranlable de la famille noble ayant reçu des empereurs germaniques la ville et ses terres avoisinantes, la province du Brandebourg. Cette famille, les Hohenzollern, a réussi à s'élever dans la hiérarchie nobiliaire, successivement, margraves, princes-Electeurs, grand Electeur, rois de Prusse et empereurs germaniques. En même temps, le bourg berlinois est devenu leur capitale et celle des immenses territoires qu'ils ont su rassembler autour d'elle, s'étendant des territoires baltes du Memel jusqu'aux anciens domaines romanisés du Rhin, et de la mer du Nord et de la Baltique aux sources du Danube. En 1918, Guillaume II abdique et le IIe Reich s'écroule. Commence pour Berlin le dernier siècle tragique marqué successivement par le nazisme, la destruction de 1945 et la séparation de la ville entre un Est soviétique et un Ouest démocratique ; séparation incarnée par le fameux "mur". Sa chute rend à l'Allemagne son unité et à Berlin son aura internationale.
De Otto von Bismarck à Fritz Lang, en passant par Charlemagne, Karl Marx, ou encore Marlène Dietrich, Phillipe Meyer retrace avec une écriture dynamique la vie des génies qui ont fait l'Allemagne.Voici réunis les plus grands prodiges que l'Allemagne ait connus. Issus de toutes les époques et de tous les milieux, ces beaux esprits sont ici décrits comme de véritables icônes nationales. Nombre de ces génies sont célèbres dans le monde entier, mais certains sont paradoxalement méconnus. Bien loin de se cantonner aux hommes politiques et aux dirigeants, Philippe Meyer fait la part belle aux auteurs, aux médecins, ou encore aux peintres. La proclamation de l'Empire allemand en 1871 grâce à Otto von Bismarck, les théories controversées d'Hannah Arendt sur le totalitarisme, l'invention d'une littérature traditionnelle allemande par les frères Grimm, le développement d'une architecture gothique par le Prussien Karl Friedrich Schinkel, ou bien les immenses avancées de la métaphysique opérées par Emmanuel Kant ne sont qu'un aperçu de toutes les réalisations accomplies par les virtuoses qui constituent la matière de ce livre. Grâce à l'écriture assurée et passionnée de Philippe Meyer, cet ouvrage original est l'occasion pour chacun de mieux connaître son si proche voisin à travers ces hommes et ces femmes qui ont, chacun à leur échelle et à leur manière, transformé l'Allemagne.
Où l'esprit de sérieux le dispute à une verve effrontée Onze portraits percutants qui aident à décrypter le paysage. Arnaud Montebourg, François Hollande, Marine Le Pen, Martine Aubry, Dominique Strauss Kahn, Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé, Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon, Dominique de Villepin, François Fillon, l'auteur scrute chacun d'entre eux. Une grande acuité psychologique, un peu d'humour, un zeste de moralisme, les voilà dépouillés de leurs oripeaux médiatiques. Ils apparaissent tels qu'en eux-mêmes la rude politique les a façonnés. Hors écrans, hors micros, plus vrais que sur leurs photos retouchées, ils revivent sous la plume acérée d'un de nos plus brillants pamphlétaires. Pertinence de l'analyse, ironie du chroniqueur, efficacité du style, un grand Philippe Meyer.
13 février 1945 : le centre de Dresde est réduit à une immense ruine par les bombardements alliés. En quelques heures, trente-cinq mille hommes périssent et des tas de pierres anonymes recouvrent des siècles d'une riche histoire culturelle. Car cette ville des bords de l'Elbe n'a cessé d'attirer de nombreux artistes, qu'ils soient peintres, compositeurs, écrivains ou architectes. Les musées de Dresde renferment des toiles vénitiennes, florentines et allemandes, de Canaletto à Emil Nolde. Jean Sébastien Bach, Chopin, Weber, Liszt, y ont écrit des oeuvres admirables et Wagner y a découvert l'inspiration. La Madone Sixtine de Raphaël, acquise par Dresde, fut aussi un talisman pour des auteurs comme Friedrich Nietzsche. Il fallait donc revenir sur l'histoire de cette ville étonnante qui devient, à la fin du XVe siècle, la capitale du duché de Saxe. Profitant des opulentes mines d'argent, les illustres princes saxons ont fait rayonner cette ville jusqu'à susciter l'intérêt des principales capitales européennes. Mais Dresde a succombé au péril du jeu politique. Elle s'est trompée d'allié en adhérant à la mégalomanie de Napoléon Ier, et a dû subir la revanche des souverains européens au XIXe siècle. C'est au XXe siècle que l'histoire de Dresde est la plus noire : du bombardement à l'occupation soviétique jusqu'au succès électoral du parti populiste droitier AfD, la trajectoire de cette ville unique n'a pas fini de nous surprendre.
"Que ce soit à travers Paris ou à travers la France, j'ai le goût d'aller y voir, un vif appétit de raconter et un désir opiniâtre de comprendre. Vingt ans après Dans mon pays lui-même, j'ai repris la route, le train, le bateau, l'avion (et même le vélo électrique), et je suis allé dans des villes, des villages et des campagnes dont je ne savais pas grand-chose, voire rien. Mais j'en connaissais des gens, rencontrés au hasard de mes activités, et ces gens m'avaient donné envie d'en apprendre davantage sur leur coin de France. À leur tour, ils m'ont fait rencontrer des gens, qui m'ont conduit à d'autres gens. Il n'y a pas d'autre fil conducteur à ce livre que ma curiosité empathique pour ce qu'ils accomplissent et pour ce qu'ils nous disent de notre époque. Il se trouve que les étapes de mon voyage ne sont pas les endroits les plus connus, ni les plus télévisés. Personne ne sait situer le Carladez, à part les patrons de bistrots ; on ne connaît de Groix que la chanson qu'on apprend aux enfants ; de Tulle, on ne s'est guère intéressé qu'à l'ancien maire devenu président ; d'Épinal l'image est infidèle ; de l'installation du Louvre à Lens, dans une région qui espère en sa résilience, il y a beaucoup à apprendre... Devenu journaliste sur le tard, j'ai connu, admiré et aimé ces confrères toujours prêts à boucler leur sac et ignorant la hiérarchie entre les quidams et les importants qui s'étaient baptisés avec ironie l' " école des flâneurs salariés '. J'espère m'être rapproché d'eux, comme j'espère ne pas décevoir Gilles Vigneault, qui m'a offert le titre de l'une de ses chansons qui parlent le mieux des autres. " Ph. M.
Une mer protéiforme rassemblant neuf pays riverains : les trois pays baltes (Lettonie, Estonie, Lituanie), Suède, Finlande, Danemark, Allemagne, Russie, Pologne. L'histoire de la mer Baltique mêle le destin des pays scandinaves, de la Finlande, de la Russie, des pays baltes, de la Pologne et de l'Allemagne. Elle représente un chapitre essentiel et passionnant de l'histoire européenne, à la mesure des hommes qui peuplent ses rivages, acteurs de drames sanglants et de conquêtes glorieuses. Un sens de la mesure, de la beauté, de la grandeur leur a heureusement fait suite et compte seul désormais. Le Nord est devenu exemplaire en Europe, mais il est encore trop peu connu. Sur les grèves de ses rives et de ses îles, les vagues caressent aujourd'hui paisiblement l'ambre, une résine millénaire qui soigne les corps et les âmes et porte bonheur.Philippe Meyer, professeur émérite de l'université René Descartes, spécialiste de l'Allemagne, a publié plusieurs ouvrages dont, chez Perrin, Histoire de l'Alsace et L'Or du Rhin, histoire d'un fleuve.
Depuis une cinquantaine d'années, les progrès de la médecine - surtout dans les domaines de la génétique et des neurosciences - ont totalement bouleversé ce que la philosophie pense par tradition de l'homme et de l'Humanisme. Désormais, le fossé intellectuel se creuse donc entre le praticien - qui, de plus en plus, ne se mesure qu'à sa propre technique « aveugle » - et « l'ami de la sagesse » - qui, chaque jour, ignore davantage de quel homme il parle. Ce livre se propose ainsi de rétablir le dialogue entre ces deux aspects d'une même exigence de vérité. D'où son urgence... Pour ce faire, l'aspect « médical » de cet ouvrage s'attache à exposer les acquis les plus récents de la science et à les confronter aussitôt à la tradition philosophique la plus établie. Exemple : que reste-t-il du débat « matérialisme ou spiritualisme ? » à l'heure où les neurosciences définissent la pensée comme un espace neuronal ? Ou encore : que reste-t-il du débat « inné-acquis » face aux conquêtes du génie génétique ? C'est dire que cet ouvrage se veut à la fois « pointu » et pédagogique. Il expose, et confronte, sans simplifier, mais avec le souci constant de réconcilier deux légitimités sans l'alliance desquelles il y aurait, chez les humanistes, de grands périls. Ce livre s'adresse à des spécialistes et à des esprits « honnêtes et éclairés ». Chacun de ses chapitres est un exposé, puis une tentative de réponse, aux problèmes posés par le clonage, les OGM, les manipulations génétiques, les bébés-éprouvettes, les tests ADN, etc... Partant des principes posés par Galien ou Hippocrate, il ne tarde pas à embrasser notre actualité la plus urgente.
De tous les progrès récents de la biologie, ceux qui concernent le cerveau de l'homme comptent parmi les plus fascinants car il en dépend maintes attitudes philosophiques, éthiques et psychologiques. Ce livre s'adresse aux étudiants comme à tous ceux qui aspirent à connaître la véritable portée des progrès neuroscientifiques. La signification du libre arbitre a-t-elle évolué depuis qu'il est établi que l'activité mentale procède à la fois de l'hérédité et de l'apprentissage ? La douleur doit-elle être considérée comme une réaction de défense ou comme une sensation influencée par la culture ? La découverte de l'activité synthétique cérébrale en manière de réception sensorielle représente-t-elle un argument pour proclamer que la perception sensorielle diffère d'un individu à l'autre ? L'éthique en général, l'éthique médicale en particulier, n'échappent pas au débat philosophique qui cherche à reconnaître la part des mécanismes naturels et culturels. Cette "avant médecine du cerveau" peut être considérée comme un complément des Leçons sur la vie, la mort et la maladie (Hachette Littératures, 1998). PHILIPPE MEYER est professeur à l'Université René Descartes, directeur de l'enseignement des sciences humaines et sociales à la faculté de médecine de Necker et médecin à l'hôpital Necker.
La médecine du XXe siècle a accédé au rang d'une science. Sa démarche met en jeu des pensées et des gestes uniformes dont l'efficacité a été démontrée expérimentalement. L'art d'un médecin tend à être remplacé par des études cliniques systématiques, des examens physico-chimiques standard du corps humain et des prescriptions informatisées. Cette évolution victorieuse ne cesse de s'amplifier, mais le paradoxe d'une médecine qui se retourne contre elle-même à mesure qu'elle avance est moins bien connu. L'intense et absolu réductionnisme qui l'atteint, réductionnisme tissulaire et moléculaire, comporte un risque majeur d' "irresponsabilité médicale". Qu'est-ce que la vie ? Comment appréhender la maladie et la mort ? Ecrit pour des étudiants, cet ouvrage intéressera également tous ceux qui se passionnent pour la biologie et pour la médecine mais que gêne une technicité excessive. PHILIPPE MEYER est professeur à l'Université René-Descartes, directeur de l'enseignement des sciences humaines et sociales à la facutté de médecine de Necker et médecin à l'hôpital Necker. Il a publié dernièrement chez Hachette Littératures De la douleur à l'éthique, 1998.
Le livre a pour point de départ l'affaire du sang contaminé : pour quelles raisons la machine s'est-elle grippée et a-t-elle produit cette catastrophe ? Qui est fautif ? Elargissant le débat, Philippe P. Meyer pose le problème de la responsabilité médicale en général. Tout le monde est concerné : les politiques bien sûr ; mais aussi l'administration de la médecine, la direction des hôpitaux, les médecins eux-mêmes qui auraient bien tort de se croire exonérés, le système de la Sécurité sociale, l'archaïsme médical, la modernité médicale. Les malades eux-mêmes, oui, les malades, dont l'auteur démontre qu'ils ont également leur place dans cette chaîne d'irresponsabilité qui fait de l'univers de la maladie quelque chose de souvent effrayant. Bref, l'auteur brosse un portrait peu complaisant mais équitable de la médecine contemporaine.
Quelques dizaines de médicaments seulement au début du siècle; plus de vingt-cinq mille spécialités pharmaceutiques aujourd'hui. Des progrès déjà considérables: les maladies infectieuses jugulées; les affectations cardiaques et artérielles soulagées; la moitié des cancers guéris. Mais des perspectives thérapeutiques encore plus impressionnantes à l'horizon, qui toucheront probablement à des domaines de la vie considérés aujourd'hui comme inviolables _ troubles de la pensée et du comportement, atteintes du vieillissement, erreurs de l'hérédité, _ et qui entraîneront probablement des conséquences décisives pour notre conception de l'homme et l'organisation de nos sociétés.De l'histoire des médicaments à la prospective de pointe, de l'étude des problèmes économiques de l'industrie pharmaceutique à l'analyse des questions d'éthique que posent les progrès prévisibles, c'est à un bilan complet que se livre Philippe Meyer dans cet ouvrage essentiel pour comprendre les acquis et les enjeux de l'un des plus fabuleux témoignages de la créativité humaine: l'invention et la révolution des médicaments.Professeur de Pharmacologie clinique à la Faculté de Médecine Necker-Enfants Malades, directeur de laboratoire de recherche à l'INSERM, au CNRS et à l'association Claude Bernard, correspondant de l'Académie des Sciences, Philippe Meyer est l'un des grands spécialistes français de l'hypertension artérielle. Il est l'auteur de l'Homme et le sel (Collection " le Temps des Sciences ", Fayard, 1982).
Manger salé, d'où vient cette habitude alimentaire, la plus ancienne et la plus universellement répandue? Du plus lointain passé de notre espèce, de son origine marine, répond Philippe Meyer qui entreprend ici de retracer l'histoire du sel dans sa relation avec l'homme.D'aliment biologique nécessaire, le sel s'est mué progressivement en une sorte de drogue parée de toutes les vertus et recherchée par tous les peuples. A la faim naturelle du sel s'est substituée une passion pour le sel, devenu même, un temps, source de rivalités entre les Etats.De nécessité, le sel s'est transformé en malédiction politique et fiscale d'abord, médicale ensuite.L'historien doit alors céder la place au médecin et au chercheur pour étudier les rapports entre la consommation du sel et les maladies invalidantes qui lui sont consécutives. Au fil des pages, le débat de l'inné et de l'acquis, la question de la part respective de l'hérédité et de l'environnement, de la prédisposition et de l'alimentation dans la genèse de la maladie, s'éclairent des recherches les plus récentes.Philippe Meyer est médecin et professeur à la Faculté de Médecine, Necker _ Enfants malades, et directeur de laboratoire de recherché à l'INSERM et au CNRS.Il est l'un des grands spécialistes français de l'hypertension artérielle.