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Philippe Zard

Philippe Zard

Philippe Zard est **professeur de littérature comparée** à l’Université Paris Nanterre, spécialiste reconnu de l’œuvre d’Albert Cohen, de Franz Kafka et de Thomas Mann. Il a dirigé l’édition critique des romans de Cohen chez Gallimard et publié plusieurs essais sur la question juive et les mythes occidentaux en littérature. Directeur de la collection *Cahiers Albert Cohen* aux éditions Le Manuscrit, il est aussi membre du comité de rédaction de la revue *Plurielles*.
11 livres
Couverture ebook de Cahiers Albert Cohen n°28, de Philippe Zard
Le Manuscrit | 17 septembre 2020

En 1998, Les Cahiers Albert Cohen (n° 8) faisaient paraître un « numéro anniversaire » pour les trente ans de Belle du Seigneur. Pour saluer les cinquante ans du chef-d'oeuvre, ce numéro des Cahiers publie une série d'études sous l'intitulé « nouvelles approches ». Certaines complètent, prolongent et enrichissent des recherches entamées depuis longtemps sur des dimensions cardinales de l'oeuvre (la violence et le sacré, l'imaginaire sexuel, l'intertextualité, l'humour, l'ironie, le lexique de l'amour ou la poétique des incipit), d'autres explorent des thèmes inédits (l'ennui, la figure du pervers narcissique, la mimicry des études postcoloniales) ou risquent des hypothèses nouvelles (faut-il postuler un « narrateur » dans Belle du Seigneur ?). Contributions de Carole Auroy, Baptiste Bohet, Jérome Cabot, Valeria Dei, Marc Hersant, Antonia Maestrali, Anne-Marie Paillet, Alain Schaffner, Anaëlle Touboul, Joëlle Zagury...

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Couverture ebook de Cahiers Albert Cohen n°29, de Philippe Zard
Le Manuscrit | 17 août 2024

Le corps, entre sacré et scatologie, entre désir et déni : voici le cœur battant de l’œuvre d’Albert Cohen. Ce 29e cahier explore, avec des spécialistes, comment l’écrivain a fait de la chair un enjeu littéraire et métaphysique sans égal.

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Couverture ebook de Cahiers Albert Cohen N°15, de Alain Schaffner, Philippe Zard
Le Manuscrit | 9 février 2021

Relire Ô vous, frères humains impose de réfléchir aux conditions particulières de sa genèse, mais aussi aux éclairages fluctuants que viennent projeter ses contextes d'écriture et de réception : le traumatisme d'un enfant juif humilié en 1905 par un camelot antidreyfusard , la première version de ce récit, en 1945, avec le génocide en arrière-plan , la reprise et l'amplification du témoignage, en 1972, à une époque où l'antisémitisme semble définitivement hors la loi. Et aujourd'hui ? Comment lire ce texte, à l'heure où des manifestations d'intolérance ont lieu jusque dans les écoles de la République ? Peut-on faire d'Ô vous, frères humains une arme au service de l'antiracisme ?

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Couverture ebook de Cahiers Albert Cohen N°17, de Philippe Zard
Le Manuscrit | 9 février 2021

Si Belle du seigneur avait paru en 1939 et non en 1968, et que l'ensemble de la fresque romanesque eût été publié d'un seul tenant, l'histoire du roman français se fût écrite de manière sensiblement différente. Les inventions de Cohen seraient probablement apparues avec plus d'éclat dans le contexte littéraire de la fin des années trente que dans celui des années soixante, déjà bien occupées par une « autre modernité ». C'est cette histoire tourmentée de l'oeuvre qui lui donne une patine légèrement anachronique ou, si l'on préfère, inactuelle. Ces Cahiers n°17 explorent divers territoires de la modernité cohénienne : rapport à la langue, rapport au genre romanesque, dialogue inédit avec deux grands contemporains, Faulkner et Bergson.

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Couverture ebook de Cahiers Albert Cohen N°18, de Philippe Zard
Le Manuscrit | 9 février 2021

Tout lecteur d'Albert Cohen est d'abord plein de ces évocations saisissantes de l'antagonisme radical entre « la Loi » et « la nature » dont l'auteur semble avoir fait le socle de sa vision du monde : « [...]C'est notre héroïsme désespéré que de ne vouloir pas être ce que nous sommes et c'est-à-dire des bêtes soumises aux règles de la nature que de vouloir être ce que nous ne sommes pas et c'est-à-dire des hommes. » Quel est le soubassement de cette vision du monde ? Est-il à chercher dans le judaïsme dont Cohen se réclame ou dans une pente quasi gnostique, comme le soutient Jack Abecassis ? Comment se traduit-elle poétiquement ? Que vient-elle signifier politiquement et philosophiquement ? Que trahit-elle de l'imaginaire de l'écrivain, de son rapport à la nature, au corps, à la femme ? Comment l'aversion déclarée pour l'animalité peutelle s'accorder avec les mille et une preuves de l'intérêt, sinon de l'amour, de l'écrivain pour les « bêtes » ? Car ouvrir l'oeuvre de Cohen, c'est découvrir une incroyable faune, dans laquelle les animaux ne sont pas toujours des repoussoirs allégoriques : des chattes aux termites, des chevaux de retour aux félins - miniaturisés ou non -, des langoustes d'Ariane aux araignées adultères, des aigles aux crapauds, en passant par les grosses mouches noires et jusqu'au chien auquel Solal envisage un moment de faire sa déclaration d'amour, le bestiaire de l'écrivain semble inépuisable.

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Couverture ebook de Cahiers Albert Cohen N°19, de Philippe Zard
Le Manuscrit | 9 février 2021

« Humorialiste » : c'est par ce mot-valise (où se retrouvent l'humoriste, le moraliste et le mémorialiste) que Judith Kauffmann, enseignante à l'Université de Bar-Ilan, caractérisa naguère l'oeuvre d'Albert Cohen dont elle fut l'une des meilleures spécialistes. Les Cahiers Albert Cohen rendent ici hommage à l'auteur de Grotesque et marginalité. Variations sur l'effet-Mangeclous (Peter Lang, 2000), qui nous a quittés en 2007. Certains articles sont directement en dialogue avec ses travaux et portent sur quelques-uns de ses thèmes familiers : le comique, le grotesque, la judéité , d'autres portent sur des sujets différents et fraient des voies nouvelles. Mathieu Belisle propose une analyse originale des paradoxes du personnage de Mangeclous« le mal né ». Maxime Decout revient sur « la fabrique du personnage juif » chez Cohen et sur le rôle séminal du Silbermann de Lacretelle. Ces Cahiers comportent aussi des études sur le comique gastronomique (Claudine Ruimi), la bêtise (Tiphaine Rivière) ou l'absurde (Julie Lescroart). Baptiste Bohet fait état des découvertes sur l'écriture de Belle du Seigneur que l'outil informatique a rendues possibles. Maurice Lugassy poursuit son travail de dépouillement d'archives concernant les activités sionistes de Cohen.

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Couverture ebook de Cahiers Albert Cohen N°21, de Philippe Zard
Le Manuscrit | 9 février 2021

Tous les lecteurs de Cohen ont en mémoire la figure de Jérémie et son antique valise bardée d'étiquettes - qui en fait une figure par excellence de l'étranger. Solal se définit lui-même comme « seul, toujours, un étranger et sur une corde raide ». En 1946, Albert Cohen eut l'occasion de rédiger, dans le cadre de ses fonctions de conseiller juridique au Comité intergouvernemental pour les réfugiés, le texte d'un accord relatif à la délivrance aux apatrides d'un titre de voyage « plus luxueux que le passeport suisse » , il s'en disait fier comme de « son plus beau livre ». Du statut politique d'étranger à la question de l'altérité, de la condition d'apatride à l'appréhension de sa propre étrangeté intérieure, quelles limites et quelle continuité se dessinent ? Les études de Pierre Bras et de Joëlle Zagury-Benhattar sur la figure de Jérémie et son arrière-plan historique, de Maxime Decout sur l'Égypte comme paradigme de l'étrangeté, de Than-Van Ton-That sur les « figures de l'étranger » chez Cohen et Proust, les hypothèses de Maurice Lugassy sur la tentation chrétienne de Cohen, d'Anaëlle Touboul sur les fonctions du travestissement, ou encore la lecture levinassienne de Jessica Desponds ou l'article de Baptiste Bohet sur le « rôle identitaire du sang et des dents », sont autant d'invitations à découvrir les multiples visages de l'altérité dans l'oeuvre d'Albert Cohen.

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Couverture ebook de Cahiers Albert Cohen N°23, de Philippe Zard
Le Manuscrit | 9 février 2021

Sujet ottoman avant de devenir citoyen suisse, signant « en terre étrangère » son recueil de poèmes (Paroles juives), « arbre de Judée dans la forêt française », rebaptisant Céphalonie sa Corfou originelle, vouant à Israël un amour aussi ardent que platonique, chantre épique de l'Angleterre et de la Russie et romancier de l'exil, jouant à l'envi avec les stéréotypes nationaux et les « lieux communs » et inventeur d'utopies (caves, souterrains, ghettos), Albert Cohen se plaît à promener et à égarer son lecteur dans ses territoires de prédilection, réels ou imaginaires. Comment se pose politiquement et se déploie poétiquement la question de l'appartenance, de l'espace politique, affectif et littéraire chez Albert Cohen ? Que nous dit, sur lui-même ou sur sa situation historique, son rapport à ses « patries » réelles ou rêvées ? Les études de ce recueil apportent leur contribution à ce qui, dans le jargon critique, a pris depuis peu le nom de géocritique, c'est-à-dire l'examen des reconfigurations imaginaires de l'espace par un écrivain : la Russie (Philippe Zard) et l'Angleterre (Alain Schaffner) à l'heure de la guerre, la Suisse (Joëlle Zagury) et la Palestine/Israël (Maurice Lugassy) sont quatre territoires clés de la géographie cohénienne - et assurément moins explorés que ne l'ont été jusque-là Céphalonie, la France et l'Allemagne. Les études de Géraldine Dolléans sur le corps comme « paysage imaginaire » et de Jack Abecassis sur les chapitres 48 et 50 de Belle du Seigneur (les chapitres « Isolde »), viennent compléter ces perspectives en donnant aux notions de lieux et de « paysage » un sens plus large que géographique.

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Couverture ebook de La fiction de l'Occident : Thomas Mann, Franz Kafka, Albert Cohen, de Philippe Zard
Presses universitaires de France (réédition numérique FeniXX) | 6 octobre 2016

L'Occident ne se confond pas avec le territoire européen ; il désigne aussi une frontière indécise, l'horizon mouvant du soleil couchant, le pays du soir. C'est cette rencontre, dans le roman moderne, entre une représentation géopolitique et un archétype astral que commente cet essai. Une communauté de questionnements sur la condition occidentale nourrit les oeuvres de Th. Mann, de F. Kafka et d'A. Cohen, trois auteurs européens qui, tout à la fois, sont et ne sont pas d'Occident. La Montagne magique relate le déchirement de l'âme allemande entre la civilisation européenne et les tentations orientales à la veille de la Grande guerre. Les romans de Cohen sont construits autour d'une confrontation entre un univers judéo-oriental et les séductions politiques et érotiques de l'Occident moderne. Le Disparu et Le Château de Kafka sont autant de fables de l'extrême Occident : celle de l'exil américain ou du combat contre l'administration du comte Ouestouest. Les trois oeuvres explorent l'Occident dans son ambivalence (mythe d'autochtonie ou dynamique de déracinement, mythe du déclin ou utopie du progrès, mythe du sens ou idéologie de la puissance), à travers les itinéraires problématiques d'embusqués de l'existence, d'adolescents ingénus, d'imprécateurs amoureux, de juifs en errance ou d'arpenteurs sans mandat. Et si l'expérience occidentale était, avant tout, celle de la mise en crise de tout principe identitaire ? Par la variété de ses enjeux (poétiques, politiques, spirituels), l'étude s'adresse à un public d'étudiants et de chercheurs en littérature française, germanique et comparée, ainsi qu'à tous ceux qu'intéresse la réflexion contemporaine sur la culture européenne.

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Couverture ebook de Cahiers Albert Cohen N°24, de Philippe Zard
Le Manuscrit | 9 février 2021

Si la notoriété d'Albert Cohen repose sur ses romans et ses essais autobiographiques, l'inspiration éclectique de ses débuts littéraires a souvent été remarquée. Deux de ses pièces - l'une, inachevée : « La Farce juive », l'autre, Ezéchiel, au destin mouvementé - révèlent cet auteur l'émergence précoce (entre 1925 et 1930) d'une tentation théâtrale. Présent dans la genèse de l'oeuvre, le théâtre offre également aux fictions des modèles de représentation : comment décors, personnages et scènes contribuent-ils à théâtraliser les romans ? La prégnance de la référence au théâtre n'exhibe-t-elle pas paradoxalement la défiance du romancier à l'égard de tout ce qui se donne comme représentation ? Comment la théâtralisation permet-elle dès lors de mettre à distance la comédie humaine ? Quelles perspectives les jeux spéculaires auxquels se livre l'écrivain dans ses essais ouvrent-ils pour saisir la complexité d'un imaginaire dramatique ? Ce nouveau dossier des Cahiers Albert Cohen rassemble cinq études sur les enjeux de la théâtralité dans l'oeuvre et trois entretiens avec des metteurs en scène et des comédiens (Cédric Jonchière, Jean-Charles Pierrisnard et Valeria Daffara, Anne Quesemand) qui ont récemment porté l'oeuvre d'Albert Cohen à la scène.

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Couverture ebook de Études françaises. Volume 47, numéro 2, 2011, de Isabelle Arseneau, Mathieu Belisle, Mich Biron, Mawy Bouchard, Maxime Prévost, Yen-Maï Tran-Gervat, Philippe Zard
Les Presses de l'Université de Montréal | 15 octobre 2019

Si le rire accompagne le roman tout au long de son aventure, c'est qu'il apparaît comme l'un des traits les plus sûrs par lesquels cet art protéiforme puisse être défini. Il paraît clair, en effet, que le roman ne peut pas être caractérisé uniquement suivant les principes qui président à la formation des genres canoniques, c'est-à-dire à partir de critères formels et performatifs, ou alors qu'un tel effort de définition, pour valable qu'il soit, ne parvient pas à cerner la spécificité du genre. Pour mieux apprécier la nature du roman, il convient de faire intervenir un autre critère, moins concret parce que non formel, mais autrement plus décisif, en ce qu'il tient à une certaine manière de représenter et de concevoir le monde, ou mieux : à un certain esprit, ainsi que l'on nommait jadis l'humour. L'existence d'un tel esprit expliquerait qu'au cours de son histoire, le roman n'ait pas eu besoin de se figer dans une forme précise, qu'il ait pu emprunter à toutes les formes et à tous les discours, qu'il ait pu s'écrire d'abord en vers puis en prose, qu'il ait pu parodier autrui et se parodier lui-même, sans que l'acuité de son regard s'en trouve altérée.

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