Pierre Charbonnier
Pierre Charbonnier
Sous la forme d'une magistrale enquête philosophique et historique, ce livre propose une histoire inédite : une histoire environnementale des idées politiques modernes. Il n'ambitionne donc pas de chercher dans ces dernières les germes de la pensée écologique, mais bien de montrer comment toutes, qu'elles se revendiquent ou non de l'idéal écologiste, sont informées par une certaine conception du rapport à la terre et à l'environnement.Il se trouve que les principales catégories politiques de la modernité se sont fondées sur l'idée d'une amélioration de la nature, d'une victoire décisive sur ses avarices et d'une illimitation de l'accès aux ressources terrestres. Ainsi la société politique d'individus libres, égaux et prospères voulue par les Modernes s'est-elle pensée, notamment avec l'essor de l'industrie assimilé au progrès, comme affranchie vis-à-vis des pesanteurs du monde.Or ce pacte entre démocratie et croissance est aujourd'hui remis en question par le changement climatique et le bouleversement des équilibres écologiques. Il nous revient donc de donner un nouvel horizon à l'idéal d'émancipation politique, étant entendu que celui-ci ne peut plus reposer sur les pro-messes d'extension infinie du capitalisme industriel.
En dépit du consensus scientifique sur l'urgence à agir, de l'activisme associatif et de la mobilisation internationale, les politiques climatiques tardent dangereusement à se mettre en place. La société paraît même plus divisée que jamais et la cause du climat ne rassemble pas. Dans cet essai, le philosophe Pierre Charbonnier explore les conditions dans lesquelles pourrait se former une coalition majoritaire pour le climat. Plutôt que d'en rester à des débats généraux sur les principes, l'auteur propose de partir des acteurs concrets, de leurs intérêts et de leurs contradictions pour surmonter les blocages économiques et sociaux auxquels nous faisons face. Cette réflexion de théorie et de sociologie politique propose ainsi un cadre renouvelé d'intelligibilité et un guide d'action pratique pour nous aider à traverser la mutation historique dans laquelle nous sommes engagés. Elle est suivie de quatre textes de « Rebonds et explorations » qui en discutent les implications pour l'action publique, la justice sociale et le militantisme écologique.
L'étrange hypothèse qui structure ce livre est que la seule chose plus dangereuse que la guerre pour la nature et le climat, c'est la paix. Nous sommes en effet les héritiers d'une histoire intellectuelle et politique qui a constamment répété l'axiome selon lequel créer les conditions de la paix entre les hommes nécessitait d'exploiter la nature, d'échanger des ressources et de fournir à tous et toutes la prospérité suffisante. Dans cette logique, pour que jalousie, conflit et désir de guerre s'effacent, il fallait d'abord lutter contre la rareté des ressources naturelles. Il fallait aussi un langage universel à l'humanité, qui sera celui des sciences, des techniques, du développement.Ces idées, que l'on peut faire remonter au XVIIIe siècle, ont trouvé au milieu du XXe une concrétisation tout à fait frappante. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le développement des infrastructures fossiles a été jumelé à un discours pacifiste et universaliste qui entendait saper les causes de la guerre en libérant la productivité. Ainsi, la paix, ou l'équilibre des grandes puissances mis en place par les États-Unis, est en large partie un don des fossiles, notamment du pétrole.Au XXIe siècle, ce paradigme est devenu obsolète puisque nous devons à la fois garantir la paix et la sécurité et intégrer les limites planétaires : soit apprendre à faire la paix sans détruire la planète. C'est dans ce contexte qu'émerge la possibilité de l'écologie de guerre, selon laquelle soutenabilité et sécurité doivent désormais s'aligner pour aiguiller vers une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ce livre est un appel lancé aux écologistes pour qu'ils apprennent à parler le langage de la géopolitique.
Il faut se rendre à l'évidence : il se passe quelque chose de nouveau sous le soleil. Les majestueux processus physiques et chimiques qui organisent le système Terre, la trajectoire évolutive du vivant, la composition des sols, des eaux, tout cela porte désormais la marque des activités humaines. Des indications scientifiques, collectées par une myriade de dispositifs d'observation et de mesure répartis autour de la Terre, nous permettent d'appréhender l'ampleur du bouleversement en cours. Pierre Charbonnier est philosophe, chargé de recherches CNRS à Sciences Po (Centre d'études européennes et de politique comparée). Il est notamment l'auteur de Abondance et liberté. Une histoire environnementale des idées politiques (La Découverte, 2020).
Il faut se rendre à l'évidence : il se passe quelque chose de nouveau sous le soleil. Les majestueux processus physiques et chimiques qui organisent le système Terre, la trajectoire évolutive du vivant, la composition des sols, des eaux, tout cela porte désormais la marque des activités humaines. Des indications scientifiques, collectées par une myriade de dispositifs d'observation et de mesure répartis autour de la Terre, nous permettent d'appréhender l'ampleur du bouleversement en cours. Culture écologique, Pierre Charbonnier - © 2022 Presses de la Fondation nationale des Sciences politiques ; couverture - création Atelier AAAAA, Marie Sourd & Léopold Roux, avec Natacha Pikajkic
April runt een hondenuitlaatservice in North Carolina en neemt haar vrolijke viervoeters elke dag mee naar het landgoed van haar opa en oma. April vindt het heerlijk toeven in de natuur, dicht bij de plek waar ze opgroeide. Tot ze op een dag een sexy maar botte vreemdeling tegen het lijf loopt, die haar van het landgoed wegstuurt. Wie denkt hij wel niet dat hij is? Makelaar Austin heeft zich door zijn neef weer eens met een onmogelijk project op laten zadelen. Een landgoed met een vervallen boerderij? Dat krijgt hij nooit verkocht. Bovendien zwerft de kleindochter van de eigenaren er nog rond en die is woest als ze hoort dat het landgoed verkocht gaat worden. Austin kan het bijna niet over zijn hart verkrijgen haar weg te jagen, want die combinatie van rode haren en opvliegendheid maakt haar voor hem onweerstaanbaar. Kan hij dit alles wel zomaar van haar afpakken? April doet op haar beurt enorm haar best het landgoed te behouden, maar daarvoor zal ze op zoek moeten naar de mysterieuze Z.W., die het landgoed te koop heeft gezet. Wie is deze persoon en hoe heeft hij of zij het recht verkregen het land zomaar te verkopen? En wat moet ze aan met Austin... is hij een vriend of een vijand...? Een heerlijk feelgoodverhaal van de auteur van de Twin Bridges-serie en nieuw talent Olivia Hill. Debra Eliza Mane is een Zeeuwse schrijfster die romans voor volwassenen schrijft. Onder haar echte naam, Debora Elisabeth, schrijft ze weliswaar ook Young Adultverhalen. Ondanks dat ze als dyslectisch kind niks met boeken te maken wilde hebben, is ze tegen alle verwachtingen in toch schrijver geworden. Ze weet nu dat ze ergens talent voor heeft en dat mensen genieten van haar hersenspinsels. Debra Eliza Mane is vooral bekend van haar Twin Bridges-serie, een western romance-serie waarbij het hoofdpersonage voornamelijk op haarzelf is geïnspireerd. Samen met kersvers talent Olivia Hill, schreef ze het heerlijke feelgoodverhaal Sweet Home Carolina.
Après des années de beau temps ininterrompu, il se met à pleuvoir des années et des années. Les habitants de la Ville Natale finissent par s'agacer et acceptent une curieuse méthode pour faire revenir le beau temps, méthode conseillée par Jean, un de leurs compatriotes, retour de l'étranger, accompagné de sa soeur, Hélène, ancienne séquestrée et peut-être simple d'esprit.
Les relations de l'homme et de son organisation sociale au milieu naturel ont longtemps été étudiées dans le cadre d'une opposition entre nature et société. Mais la crise écologique invite à nous interroger sur ce partage, et à revenir sur le sens de ce clivage. L'objectif de ce livre est d'éclairer les ambiguïtés du rapport à la nature des modernes, en relisant du point de vue de la nature cette histoire jalonnée par trois oeuvres, Les formes élémentaires de la vie religieuse de Durkheim, La pensée sauvage de Lévi-Strauss et Par-delà nature et culture de Philippe Descola. Y a-t-il un paradoxe à parler de la nature comme d'un fait social ? Quelle signification et quelle valeur accorder aux sociétés restées indifférentes au partage entre nature et société ? Quels concepts mobiliser aujourd'hui pour faire face à la transformation de nos rapports collectifs à la nature ? Alors que la nature est de plus en plus humanisée et que les affaires humaines doivent en retour toujours plus composer avec elle, le grand partage du naturel et du social semble perdre toute pertinence.