Pierre Veltz
Pierre Veltz
Le discours sur les nouvelles technologies a, depuis vingt ans, acquis tous les traits d'une litanie. Le messianisme initial a cédé la place à un pragmatisme qui cache mal un réel embarras. Doit-on imputer à l'informatisation une diminution du nombre des emplois ou, au contraire, doit-on miser sur elle pour relancer la croissance ? Est-elle responsable de la crise des organisations ou peut-on en attendre une nouvelle rationalisation ? Quel rapport enfin entre nouvelles technologies et travail ? Sont-elles déqualifiantes, disqualifiantes ou permettent-elles, au contraire, de rompre avec la logique taylorienne et d'enrichir les tâches ? La culture scientifique, quoi qu'on en dise, n'existe pas : elle ne saurait être assimilée à une simple information sur les résultats de la recherche. C'est aux chercheurs eux-mêmes à la mettre en forme, de telle sorte qu'elle puisse s'intégrer à la culture générale. Cette collection donne une voix à cette élaboration aujourd'hui nécessaire. Les meilleurs spécialistes internationaux y mènent une réflexion commune sur les incidences intellectuelles et sociales des bouleversements techniques provoqués par le développement actuel de la science. Chaque volume, conçu comme un ouvrage de référence, regroupe les points de vue actuellement les plus significatifs sur une question donnée.
Pierre Veltz nous lance un appel : remettons les emplois des services essentiels au centre de notre projet politique ! En effet, quelle économie voulons-nous ? Nous devons rester dans la course technologique mondiale pour ne pas être vassalisés. Mais il faut rompre avec une illusion : l'industrie traditionnelle ne créera plus beaucoup d'emplois. Une nouvelle économie émerge, centrée sur nos corps, nos émotions, nos capacités, nos milieux de vie. C'est là que sont les emplois de demain, dans le soin, la formation, l'écologie. Ces métiers sont aujourd'hui mal reconnus, précarisés. Les revaloriser, pour refonder une classe moyenne autour des services, est un enjeu politique majeur, un enjeu de justice sociale, mais aussi le signe d'un changement de cap : celui de l'entrée dans une économie où l'éducation, la santé, la culture, l'écologie ne sont plus regardées comme des charges, mais comme le coeur même de la création de valeur. Pierre Veltz né en 1945, est ingénieur, sociologue et économiste. Il s'intéresse au devenir des sociétés européennes confrontées aux défis de la bifurcation écologique. Ses derniers ouvrages ont régulièrement été primés (prix du livre d'économie, prix de l'essai de La Tribune, entre autres). Pierre Veltz, né en 1945, est ingénieur, sociologue et économiste. Il s'intéresse au devenir des sociétés européennes confrontées aux défis de la bifurcation écologiques. Ses derniers livres ont régulièrement été primés (prix du livre d'économie, prix de l'essai de La Tribune, entre autres).
Et si la ville telle que nous la connaissons n’était plus qu’un lointain souvenir ? Après la ville de Pierre Veltz explore l’émergence d’un monde urbain sans frontières, où mégapoles, campagnes et déserts forment un continuum ininterrompu.
La dynamique de la société « hyper-industrielle » est-elle compatible avec l’urgence écologique ? Les gains d’efficacité considérables mis en œuvre par la machine industrielle ne suffiront pas à enrayer le désastre écologique qui menace. Pour être désirables, les nouveaux régimes de sobriété doivent s’inscrire dans une réorientation des priorités productives : santé, éducation, alimentation, loisirs, sécurité, mobilité. L’économie ancienne est progressivement englobée dans une économie humano-centrée qui reste à construire. C’est là que se trouvent non seulement les relais de développement permettant de sortir du monde thermo-fossile, mais aussi les vecteurs d’une nouvelle économie, plus durable, enfin recentrée sur les besoins essentiels des humains. Pierre Veltz est ingénieur et sociologue. Il a notamment publié, au Seuil, La Grande Transition (2008) et La Société hyper-industrielle (2017), dont ce livre constitue le prolongement.
Le livre est centré sur le triangle économie, écologie et territoire, reprenant sous une forme aussi accessible que possible le coeur des réflexions de Pierre Veltz. Aujourd'hui, on parle à tout propos de « transition » (numérique, écologique, démographique...) Or, dans une transition, on sait où on va ! L'auteur privilégie donc plutôt le terme de bifurcation(s), parce que les transformations seront très profondes, chahutées, et que les trajectoires restent très ouvertes. Le sujet qui va dominer les décennies à venir est celui de la crise écologique. Mais les récits du futur sont incroyablement divergents, beaucoup plus éloignés les uns des autres que ne l'étaient les récits de la modernisation lors des Trente glorieuses. Partant de ce constat, l'auteur esquisse nos avenirs possibles. Pierre Veltz, né en 1945, est un ingénieur, sociologue et économiste français, spécialiste de l'organisation des entreprises et des dynamiques territoriales. Lauréat du prix du livre d'économie 2017 pour son livre, La Société hyper-industrielle (Seuil) et du Grand Prix de l'urbanisme en 2017.
La sortie du monde façonné par l'industrie de masse du xxe siècle ébranle toute la société française. Quel sera le nouveau monde de la globalisation et de la révolution numérique ? Prenant le contrepied des analyses les plus répandues – désindustrialisation, passage à une société de services –, Pierre Veltz décrit une situation où les services, l'industrie et le numérique convergent vers une configuration inédite : le capitalisme " hyper-industriel ". Cette convergence se déploie à l'échelle mondiale, faisant émerger une nouvelle économie, mais aussi une nouvelle géographie. Un grand partage se dessine, entre un archipel de pôles ultra-connectés et des mondes périphériques résiduels. Grâce à l'intensité de la redistribution, l'Europe et la France échappent pour l'instant aux formes les plus brutales de cette dislocation. C'est un atout immense qu'il faut préserver et consolider. Pierre Veltz est ingénieur et sociologue. Il a notamment publié Le Nouveau Monde industriel (Gallimard, 2008) et La Grande Transition (Seuil, 2008).
Y a-t-il encore une place pour un développement à base locale qui ne soit pas seulement identitaire, défensif, passéiste ? Que devient l'équité dans un monde où les pôles riches et puissants n'ont plus besoin de leurs périphéries appauvries et débranchées, où les « gagnants » ultramobiles transgressent les frontières et les règles, quand les « perdants » sont de plus en plus confinés dans l'immobilité ? Ces questions sont abordées ici sous un angle économique mais, comme toujours dans les livres de Pierre Veltz, on découvre sous l'économiste un humaniste engagé qui traite de choses complexes avec simplicité.
Notre pays, chacun le ressent, est à la croisée des chemins. Dette publique, mondialisation, désindustrialisation, avenir de l'Europe et de l'euro : sur tous ces sujets brûlants, les analyses et les controverses fleurissent. Dans la manière inquiète et souvent défaitiste qu'a la France d'entrer dans le monde ouvert qui est désormais le nôtre, notre histoire pèse très lourd - le deuil de la « Grande nation » et de notre prétention singulière à l'universalisme n'est pas chose facile. L'ambition de ce livre est d'illustrer cette relation qui détermine les trajectoires économiques, sociologiques et intellectuelles du pays. Pierre Veltz apporte ici une vision humaniste et offensive d'un autre développement possible.
Comment réussir le passage vers une nouvelle société dite hyperindustrielle et comment répondre aux impératifs de la transition écologique ? Notre vieux pays est en pleine réinvention, dans la diversité foisonnante de ses territoires. La mutation productive, les ressources du numérique, les impératifs écologiques entraînent une profusion d'initiatives sans précédent, qui contraste avec la morosité du discours national. Appuyé sur une analyse approfondie des nouveaux contextes (sociaux, économiques, technologiques, culturels), cet essai prend résolument le contre-pied des poncifs qui saturent l'espace politico-médiatique et nous empêchent de voir la nouveauté : le vieil antagonisme jacobin vs girondin, le soi-disant divorce entre l'urbain et le rural, ou entre les métropoles et les périphéries. Il analyse le grand retour du local comme force motrice, mais insiste aussi sur les complémentarités et les alliances entre les territoires, encore largement inexplorées. Contre le fatalisme géographique, il prend le parti d'une vision plus fluide et plus ouverte de notre espace national, où tous les territoires, sans exception, ont leurs chances. Pierre Veltz, né le 24 novembre 1945 à Phalsbourg, est un ingénieur, sociologue et économiste français, spécialiste de l'organisation des entreprises et des dynamiques territoriales.
La France est engagée dans une transition économique, sociale et culturelle sans équivalent depuis un demi-siècle. L'économie des services, le passage à l'ère " hyperindustrielle ", la concurrence des pays émergents, les nouvelles mobilités, l'individualisation des modes de vie, la reconversion environnementale, la montée des écosystèmes complexes que sont les grandes métropoles et la " rurbanisation " de nos campagnes ont déjà commencé à modifier en profondeur la géographie comme la société de ce pays. Pour comprendre les mécanismes intimes de ces bouleversements comme pour en relever les défis, il faut partir de la diversité des territoires. Telle est la conviction de Pierre Veltz qui livre ici une remarquable synthèse sur les transformations en cours, à la croisée de l'économie, de la sociologie, de la science politique et de la géographie. Ce faisant, il dévoile quelques-uns des traits dominants du monde qui vient et de la place que pourrait y occuper la France, pour peu qu'elle accepte d'entrer dans une nouvelle révolution intellectuelle. Pierre Veltz est socio-économiste. Il enseigne à Sciences Po et à l'École des Ponts. Il dirige l'Institut des hautes études de développement et d'aménagement des territoires européens (IHEDATE). Il a notamment publié Mondialisation, Villes et Territoires. L'économie d'archipel, PUF, 2005 ; Le Nouveau Monde industriel, Gallimard, 2000 ; Des lieux et des liens, Éditions de l'Aube, 2002
Véritables machines à sélection, les grandes écoles constituent d'efficaces cabinets de recrutement pour le CAC 40, sans être pour autant les moteurs de l'économie d'innovation qu'elles pourraient et devraient être, compte tenu de leurs liens privilégiés avec les entreprises. Leur bonne santé apparente est trompeuse et leur degré de fermeture sociologique insupportable. Loin de pouvoir rivaliser avec les grandes universités scientifiques et technologiques étrangères - foyers de l'économie de la connaissance et fers de lance de la compétitivité de leurs pays -, les écoles d'ingénieurs sont beaucoup trop petites, fermées et franco-françaises. La France prend un retard considérable alors que les solutions sont connues : regrouper les écoles en ensembles de taille internationale ; intensifier les liens avec les universités ; accroître la diversité sociale et culturelle ; internationaliser vigoureusement. Elles ne demandent que du courage politique. Le temps presse. Pierre Veltz a été directeur de l'École nationale des ponts et chaussées et président de ParisTech, qui regroupe dix écoles d'ingénieurs parmi les plus prestigieuses. En savoir plus : http://www.veltz.fr/#3