Radovan Ivsic
Radovan Ivsic
Comment, après avoir choisi de se retirer au fond d'une forêt d'Europe centrale, se retrouve-t-on aux sources vives de la modernité ? Pourquoi, au croisement des routes, prend-on l'une et pas les autres ? Si Radovan Ivsic a attendu le plus tard possible pour tenter de répondre à ces questions qui l'auront hanté pendant près de cinquante ans, c'est d'abord par souci de ne tirer aucun profit d'une trajectoire qui l'aura conduit d'une solitude délibérée à une ultime proximité d'André Breton. Mais c'est aussi afin d'avoir le plus de recul pour considérer ce qu'auront dessiné les chemins empruntés.
Comment, après avoir choisi de se retirer au fond d'une forêt d'Europe centrale, se retrouve-t-on aux sources vives de la modernité ? Pourquoi, au croisement des routes, prend-on l'une et pas les autres ? Si Radovan Ivsic a attendu le plus tard possible pour tenter de répondre à ces questions qui l'auront hanté pendant près de cinquante ans, c'est d'abord par souci de ne tirer aucun profit d'une trajectoire qui l'aura conduit d'une solitude délibérée à une ultime proximité d'André Breton. Mais c'est aussi afin d'avoir le plus de recul pour considérer ce qu'auront dessiné les chemins empruntés.
Marko Ristic, figure de premier plan du Surréalisme en Yougoslavie, est mort soixante ans après la publication du premier Manifeste du surréalisme d'André Breton. Étrange coïncidence, étrange anniversaire, qui ne va pas sans poser quelques questions. Et celle-ci, entre toutes, car il y va de notre liberté, de ses surgissements, et de ses éclipses : comment se fait-il que l'idée surréaliste ait été si complètement déniée par tant de ceux-là même qui s'en voulurent - un temps - les actifs promoteurs, comme par exemple Aragon et Éluard en France, Nezval en Tchécoslovaquie et, malgré les apparences, Marko Ristic en Yougoslavie ?