Raewyn Connell
Raewyn Connell
En 1985, Raewyn Connell publie un article qui aura une influence considérable: "Vers une nouvelle sociologie de la masculinité", où sont abordés pour la première fois le thème de la pluralité des masculinités et la notion de masculinité hégémonique, qui désigne les pratiques utilisées par une majorité d'hommes pour garantir leur position dominante et la subordination des femmes. On trouvera cet article ici, introduit et mis en contexte par Connell elle-même. Lui fait suite un article de 2016, où la sociologue revient sur le concept de masculinité hégémonique dans le contexte postcolonial de la globalisation, qui est celui des inégalités de revenu écrasantes, des profonds déséquilibres de pouvoir, de la rapacité néolibérale et des violents antagonismes autour de la race, de la nation, du genre, de la sexualité et de la religion. Raewyn Connell, professeure émérite à l'université de Sydney, est l'une des sociologues les plus influentes de notre époque. Son oeuvre propose une alternative aux visions figées des rapports de genre et de pouvoir, et nous offre des outils politiques de changement social.
Nos sciences humaines, tout particulièrement la sociologie, valident dans leurs concepts, leurs méthodes et leurs récits une vision impérialiste et raciste de la société. Cela génère à l'échelle mondiale des inégalités dans la reconnaissance et l'autorité intellectuelles, la recherche et les institutions. Il faut décoloniser le savoir. C'est ce que démontrait, en 1997, Raewyn Connell dans un essai iconoclaste devenu une référence : « Pourquoi la théorie classique est-elle classique ? », où elle remettait en cause le statut de « pères fondateurs » de Marx, Durkheim et Weber. Vingt ans plus tard, elle montre dans « Les sciences sociales à l'échelle mondiale » (2017) toute la fécondité et la modernité des théories élaborées dans les sociétés du Sud global et postcolonial, et la nécessité de ne pas les laisser à la périphérie pour penser les grandes problématiques de notre temps. Ces deux textes sont publiés ici, introduits et mis en contexte par Raewyn Connell.
La quasi-totalité de la pensée féministe traitant de la mondialisation économique ou culturelle qui circule au plan international se fonde sur des concepts et des méthodes développés dans les Nords. C'est un problème si l'on veut comprendre les fondements du savoir féministe et le statut de concepts allant du patriarcat et de l'identité jusqu'au genre proprement dit. Pour surmonter cet obstacle, Raewyn Connell suggère, d'une part, d'identifier le degré d'intégration du féminisme dans une puissante économie mondiale de la connaissance, structurée par les inégalités entre métropole et périphérie ; d'autre part, de reconnaître que, malgré cela, le Sud global produit bien des théories et qu'il faut les prendre au sérieux, les étudier avec la même attention que celle que nous accordons aux textes de Simone de Beauvoir, James C. Scott ou Judith Butler. À partir de là, de nouvelles perspectives s'offrent à la théorie féministe.
Vivre végane, c'est manger, porter et utiliser des produits qui ne sont pas issus de l'exploitation des animaux. C'est une véritable philosophie, un engagement en faveur de la planète, de toutes les espèces animales et des générations futures. Gwendoline Yzèbe, journaliste et végane, développe les arguments pour se convertir à un tel mode de vie : respecter les animaux, adopter une attitude altruiste, préserver l'environnement et se soucier de sa santé. Elle nous rappelle aussi que cette démarche s'inscrit dans une histoire du végétarisme longue de plusieurs siècles. Pour mettre ces principes en pratique, elle nous livre ses secrets et ses recommandations : alimentation (recettes, conseils nutritionnels et guide d'achats), vêtements et soins cosmétiques (adresses et blogs). Vous verrez que vivre végane, c'est vivre mieux, et qu'en modifiant un peu nos habitudes, c'est accessible. Le monde de demain se construit dès aujourd'hui !