Raymond Bertrand
Raymond Bertrand
Il était une fois dans les années 1950, à Chicoutimi, un garçon qui écoutait à la radio les matchs du Canadien en rêvant d'écrire un jour des reportages sur ses héros. Cinq décennies, huit coupes Stanley du Canadien et quelques milliers de reportages et de chroniques plus tard, Raymond se raconte et raconte les plus grandes rencontres qui ont jalonné son parcours : Béliveau, Geoffrion, les frères Richard, Bowman, Dryden, Lafleur, Gainey, Roy et autres figures mythiques du hockey montréalais. Il évoque aussi des moments inoubliables, tels que la rivalité Canadiens-Nordiques et la fameuse bagarre du Vendredi saint, les grands chambardements à la tête du Canadien ou encore l'échange de Patrick Roy, et brosse les portraits de grands dirigeants - Savard, Corey, Gillett, Lacroix - ainsi que d'un entraîneur et ami inspirant, Jacques Demers. L'auteur fait aussi allusion aux drames qui ont marqué sa vie personnelle, non pour s'attirer la compassion des lecteurs, mais pour montrer de quelle façon ces coups durs ont contribué à faire de lui un meilleur journaliste ; il le prouve en partageant avec nous certaines des histoires les plus touchantes qu'il a couvertes. 50 ans parmi les géants, c'est aussi la vie de journaliste avec ses hauts et ses bas, ses joies et ses peines : les vols périlleux, les scoops, un voyage épique derrière le rideau de fer, la couverture de nombreux Jeux olympiques ainsi que les circonstances difficiles qui ont marqué la fin de son association avec Le Journal de Montréal.
Douze histoires d'évasion de soldats, de résistants, durant la seconde guerre mondiale. Histoires inconnues en dehors de cercles qui vont disparaître. Histoires authentiques recueillies auprès de gens ordinairement peu diserts, histoires narrées au quotidien, pathétiques parfois, souvent drôles, restituées sans grandiloquence - et un nouveau visage de la Résistance surgit... Récits d'où se détachent des images de femmes courageuses, audacieuses parfois, au rôle crucial, nécessaire voire décisif : militante lyonnaise décidée à récupérer son jeune mari emprisonné (libérant du même coup ses copains) ; épouse stéphanoise affrontant les aléas des combats savoyards ; religieuses accomplissant sereinement leur « devoir » ; jeune infirmière albertvilloise rendant possible l'enlèvement d'un cadre blessé, morte à Mauthausen... Les auteurs n'avaient pas recherché ces personnages féminins ; ils les ont rencontrés dans leur évidence. Or la parution de ce livre coïncide avec le concours national de la Résistance 1997 : « le rôle des femmes dans la lutte clandestine. »