Raymond Dumay
Raymond Dumay
On a beaucoup écrit sur le vin, pour le louer plus que pour le comprendre. Il passe pour un produit, alors qu'il est un personnage. Aussi relève-t-il plus de la psychologie que de l'agriculture, de l'amour que de l'économie politique. Nous avons donc été amené à tracer le portrait moral des trois grands vins du monde, de Bourgogne, de Bordeaux, de Champagne, et de leur plus coriace concurrent, le vin des États-Unis. Ces quatre exemples convergent vers la même conclusion : le vin est au niveau de son pays. Qu'il s'avilisse, et c'en est fini de la littérature, de l'art, de la fierté. La foi se porte en bouteilles.
On a beaucoup écrit sur le vin, pour le louer plus que pour le comprendre. Il passe pour un produit, alors qu'il est un personnage. Aussi relève-t-il plus de la psychologie que de l'agriculture, de l'amour que de l'économie politique. Nous avons donc été amené à tracer le portrait moral des trois grands vins du monde, de Bourgogne, de Bordeaux, de Champagne, et de leur plus coriace concurrent, le vin des États-Unis. Ces quatre exemples convergent vers la même conclusion : le vin est au niveau de son pays. Qu'il s'avilisse, et c'en est fini de la littérature, de l'art, de la fierté. La foi se porte en bouteilles.
La vie est là, ni simple, ni tranquille, mais, au contraire, curieusement équivoque, parce que nous en éprouvons la fragilité à l'instant même où nous en reconnaissons l'absolue immanence. Ainsi Raymond Dumay peut-il écrire qu'«après avoir sondé les reins et les coeurs, nous arrivons à une conclusion : l'alcool est un produit de la philosophie plus que de la distillation, il est existentialiste. L'alcool n'était pas, il est devenu. Il s'est fait en faisant son consommateur, qui lui-même devenait autre à mesure que l'alcool se modifiait. Tous les alcools suivent la même évolution, qui est celle de l'homme et tout aussi bien celle de l'art. Ils vont vers plus de dépouillement, de sobriété, de finesse...»
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Un soir de glace et de vent, une très jeune fille aux yeux verts, galope vers Paris... Elle arrive dans les rues et elle fuit sa mère, la trop séduisante et impérieuse Fannie, pour mener à travers le vieux continent la vie d'artiste dont elle rêve. Car elle a décidé d'être chanteuse, comme son amie Adelina Patti, la plus fameuse cantatrice de tous les temps. Au lieu d'applaudissements, ce sont des coups de feu qui l'accueillent. Plus tard, Coryse de Montrieux célébrera la chance qui la fit entrer dans Paris le 2 décembre 1851. Les Français, dira-t-elle, ont deux passions : la cuisine, et les révolutions... Pudique et rusée, Coryse ne fait pas allusion à la troisième, celle qui enchaînera sa vie de pudeur et de caprices : l'amour. Le comte de Morny mettra sa puissance à ses pieds ; le colonel de Bouviernes lui sacrifiera sa jeunesse et son avenir. Et voici que surgit, comme le loup des steppes, Vladimir Orlowitch, pianiste virtuose et grand duc blasé. La main si nerveuse de la jeune fille se refermera-t-elle sur l'impossible trinité : la fortune, l'art et le bonheur ? D'autres aventures conduiront Coryse de Paris à Vienne et à Moscou. Alors l'Europe n'était pas si vieille puisqu'il lui restait la grâce de valser sur un volcan d'où jaillissaient des chansons et des fleurs.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
La gastronomie française est en danger. Les pauvres se servent dans les monstrueuses «grandes surfaces», à défaut de trouver encore en service la boucherie et le marchand de primeurs du village ou du quartier. Les riches se nourrissent selon les règles d'un snobisme abscons. Il est temps de s'inquiéter. Raymond Dumay (1916-1999) nous invite à la méditation. Aux retrouvailles avec les grandes recettes, et l'esprit des provinces. Écoutons-le.
La gastronomie française est en danger. Les pauvres se servent dans les monstrueuses «grandes surfaces», à défaut de trouver encore en service la boucherie et le marchand de primeurs du village ou du quartier. Les riches se nourrissent selon les règles d'un snobisme abscons. Il est temps de s'inquiéter. Raymond Dumay (1916-1999) nous invite à la méditation. Aux retrouvailles avec les grandes recettes, et l'esprit des provinces. Écoutons-le.