Raymond Las Vergnas
Raymond Las Vergnas
Portville, 1954 : sous le soleil normand, une société insouciante vit ses dernières heures de bonheur avant qu’un drame ne vienne tout bouleverser.
1952, France. Dans l'atmosphère paradoxale de l'après-guerre, un groupe d'« heureux de ce monde » voit leur insouciance basculer dans le drame.
« J'ai une mère qui n'est pas du modèle courant », dit Lucien, le narrateur de cette histoire, un garçon qui a treize ans en 1919. Il est boursier, fort en thème, et sa mère Elodie est ouvrière d'usine. Mais il y a bien des mystères qu'il s'acharne à comprendre : Que fait Elodie lorsqu'elle s'enferme avec M. Claude, le wattman, sous prétexte d'invoquer les esprits ? Qu'y a-t-il dans la malle en osier cachée sous le lit ? Peu à peu, il devine qu'il est un bâtard, qu'Elodie a été chanteuse de caf'conc', que le wattman est son amant. Les années passent. Le narrateur continue à se montrer un brillant sujet. Il se fait remarquer dans la préparation à Polytechnique et le maire de la ville, un radical-socialiste, envisage de lui donner en mariage sa petite-fille, car il serait bon pour ses électeurs d'introduire dans sa famille un intellectuel sorti du peuple. Cette réussite trouble étrangement Elodie. C'est qu'une fois de plus elle a un secret, un terrible problème qui ne peut se dénouer que dans le sacrifice et la tragédie. Qu'importe puisque son fils la fait entrer dans une légende inoubliable dont la rare puissance d'évocation est faite de respect, d'amour et de lucidité.
La première enquête de Colette Lambert, grand succès du roman à énigme des années 1960.
La nouvelle enquête de Colette Lambert, héroïne emblématique du Cosy Crime à la française.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cavalerie céleste est l'histoire d'un jeune lieutenant de réserve, Jacques Morel, qui, fait prisonnier au cours d'une mission de reconnaissance au sud de la Loire le 20 Juin 1940, est conduit dans un camp d'officiers installé dans un Grand Séminaire et qui, jusque-là farouchement individualiste, y fait par des chemins tout à fait inattendus l'apprentissage de la solidarité et du courage. Le livre de Raymond Las Vergnas apporte un très pittoresque document sur une phase fort mal connue de la guerre : la « drôle de paix » de l'été 40 où, dans les camps provisoires de la zone occupée, se développa une atmosphère extraordinaire d'illusion et d'euphorie soigneusement entretenue par les Allemands et que rendait possible la paradoxale co-existence de démobilisés rendus à la liberté et de captifs s'attendant chaque jour à rentrer dans leurs foyers, lesquels échangeaient tranquillement leurs propos d'actualité par-dessus le mur mitoyen. Cavalerie céleste est aussi un maillon, le troisième, dans une chaîne de quatre romans, qui, bien que destinés à être lus séparément, composent une sorte de chronique de la décadence de l'armée victorieuse de 1918 : « La guerre plaît à Dieu ». Les hordes de fantômes du Millième jour étaient les brillants hussards d'opérette d e Cavalerie légère. Comment, se demande l'auteur, a-t-on pu en arriver là ? A ses qualités habituelles d'humour incisif, de vivacité dans le dialogue, de poésie dans le style et de pénétration psychologique Raymond Las Vergnas a ajouté cette fois une note de pathétique qui donne aux pages finales une vibration humaine inoubliable.
Ce récit, le deuxième de la série qui a pour titre : « Les enquêtes de Colette Lambert », nous montre l'héroïne involontaire du « MYSTÈRE NIAGARA » aux prises avec une nouvelle énigme. Les phares de l'auto dans laquelle Colette dévale les pentes du massif des Calabres en direction de Villa San Giovanni où elle doit s'embarquer sur le ferry-boat de Messine, illuminent soudain dans la nuit le visage d'une femme terrifiée et qui appelle au secours. C'est le point de départ d'une aventure qui, de « suspense » en « suspense », entraîne le lecteur, à la suite de Colette Lambert et de ses inquiétants compagnons de voyage, à travers la Sicile, de Taormine à Palerme, en passant par Cefalu, pour se terminer dans le paysage insolite et glacé du Belvédère d'Enna. Comme dans « LE MYSTÈRE NIAGARA », le charme de l'ouvrage est fait des notations ingénues et lucides d'une femme enclose dans sa solitude et qui, parce qu'elle cherche à percer les secrets de la solitude d'autrui, découvre en fin de compte le vrai coupable. Écrit dans un style plein de naturel, qui n'interdit point la poésie, le nouveau roman de Raymond LAS VERGNAS, outre la logique soutenue de son intrigue policière, nous offre l'esquisse ironique de la vie d'un groupe « d'heureux de ce monde » sur qui s'abat peu à peu un drame inattendu.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Colette Lambert, que nous avions quittée à Palerme où elle faisait ses adieux au détective anglais Stephen Cummings, profite d'une tournée de conférences que doit prononcer en Grande-Bretagne son frère, le professeur André Lamy, pour rejoindre Stephen à Londres. Dans l'idée de Colette, il s'agit d'un voyage d'amour qui lui permettra de voir plus clair dans les intentions de Steve et dans sa propre inclination. Mais le destin va en décider autrement. A peine arrivée dans la capitale britannique, Colette se trouve mêlée à une aventure qui, après avoir paru incompréhensible, précise ses menaces et accumule attentats et assassinats. Avec son intuition coutumière, aiguisée ici par un sentiment total de dépaysement, la jeune femme découvrira le coupable qu'elle réussira à faire arrêter. Seul son projet de mariage se soldera par un échec. Provisoire, il est vrai. Car le coeur ne saurait abandonner ses droits. Le nouvel ouvrage de R. Las Vergnas se présente à la fois comme un document discrètement malicieux sur la vie quotidienne de l'Angleterre et comme un récit à « suspense » qui, après avoir flâné dans les brumes et sous la pluie lancinante de cette île aux moeurs impénétrables, accélère son mouvement pour s'achever sur un rythme de galop. Roman policier psychologique et littéraire, Rendez-vous à Piccadilly confirme les dons de poésie et d'invention de l'auteur. Il ne pourra que gagner au personnage de Colette Lambert, dont la richesse et la vérité se nuancent à chaque volume, de nombreux et fidèles amis.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Une jeune Française de 29 ans, Colette Lambert, dont le mari a été tué à Dunkerque, accompagne aux États-Unis, au lendemain de la guerre, son frère, le professeur André Lamy, qui a été chargé de mission pour six mois dans une université. Au cours d'une excursion sur la « Reine des Lacs », le navire de plaisance qui transporte les touristes jusqu'au pied même des chutes du Niagara, Colette Lambert découvre dans la cale du bateau le cadavre d'une femme... C'est le point de départ d'une aventure passionnante dont le lecteur suit le développement à travers les déductions, les hypothèses et les confidences sentimentales de l'héroïne. Aventure policière - le récit comporte trois morts violentes et une tentative de meurtre, - mais qui tire du décor prestigieux dans lequel elle se déroule un charme insolite, où se mêlent l'humour et la poésie. Le milieu évoqué est également plein de pittoresque. Les péripéties du « Mystère Niagara » permettent à l'auteur de faire vivre avec beaucoup de vérité les nombreux personnages, américains, français et canadiens qui se trouvent confrontés par les conséquences du drame. Il y a là un remarquable documentaire sur la vie quotidienne aux U.S.A. Mais, en même temps qu'une énigme et un témoignage, le nouvel ouvrage de Raymond Las Vergnas est un authentique roman littéraire. Le personnage de Colette Lambert, perdue dans un pays dont elle connaît à peine la langue, et qui est amenée, par sa solitude et sa peur, à démasquer l'assassin, est une création psychologique très neuve, qui retiendra certainement l'attention.
Colette Lambert a décidé d'accompagner son frère André qui fait une cure thermale à Quiberon et de passer un été paisible sur une plage de famille. Mais l'événement est là qui la guette : elle va vite retrouver, dans ce merveilleux cadre de vent et de sel, l'atmosphère de mystère et de violence qui l'enveloppe partout où elle va. C'est dans l'angoisse qu'elle résoudra, aidée au dernier moment par son fiancé anglais, Steve, une des plus dangereuses énigmes de sa carrière de détective involontaire. On renouera ici volontiers avec les personnages qui nous sont devenus familiers au cours des précédentes enquêtes de Colette Lambert. Ils n'ont pas changé, et pourtant ce roman a un accent bien à lui. Dynamique, enjoué, plein de rebondissements dont aucun n'est gratuit, il n'offre pas seulement un divertissement monté comme une pièce d'horlogerie, mais s'impose par une vérité psychologique qui rend la belle et romantique Colette Lambert, clairvoyante par désoeuvrement, encore plus vivante et plus proche de nous.