René Passet
René Passet
René Passet est l'un de nos économistes les plus éminents. Pionnier de l'approche transdisciplinaire, il le fut également en intégrant la nature dans l'approche économique. Il fut président scientifique d'ATTAC, membre du groupe des 10 et auteur de livres de référence : "L'Economique et le Vivant", "L'Illusion néolibérale"... Cet ouvrage est son grand oeuvre, aboutissement de toute une vie. Il replace l'histoire des théories économiques, depuis la Grèce antique jusqu'à nos jours, dans le long mouvement des mutations de la pensée. Ainsi interprète-t-il l'économie actuelle à la lumière des mutations techniques (émergence de l'immatériel), scientifiques (théorie du chaos, sciences cognitives), politiques ou environnementales... Un livre qui fera date et qui montre qu'il nest aucune pensée économique éternelle ou universelle, mais dépendante ou en écho à un système de représentations.
Après le « non » au référendum qui a retenti comme un coup de tonnerre, les grands intellectuels évoquent la crise profonde de notre société. Nos pays sont malades du politique, car le politique n'existe plus. Nos sociétés sont malades du sens, car le sens ne prévaut plus. Et pourtant jamais les défis sociaux, culturels, environnementaux, bref, de civilisation, n'ont été aussi importants. Un livre qu'il est urgent de lire si nous voulons devenir responsables de notre avenir.
N'y a-t-il qu'une mondialisation ? Les vrais mondialistes sont-ils ceux que l'on dit ? Peut-on tolérer plus longtemps la scandaleuse mystification par laquelle ceux qui entendent d'abord ouvrir le monde aux assauts de leur propre cupidité réussissent à se faire passer pour «mondialistes», cependant que ceux qui s'opposent à leur entreprise se voient qualifier d' «antimondialistes» ? Pourtant, le sens des mots est clair : le vrai mondialisme, loin de se définir par rapport au champ d'action de la finance, vise à réaliser «l'unité de la communauté humaine» (Robert). Ce livre décrit et dénonce vigoureusement les mécanismes et les objectifs de la «mondialisation prédatrice», qui offre le monde à la «rapacité de la finance». Il met en évidence ses conséquences catastrophiques pour les hommes et les femmes de la planète. Il expose aussi les principes d'un vrai mondialisme qui mettrait la mondialisation «au service de la communauté humaine», et pose les critères d'une autre rationalité fondée sur les impératifs de cette finalité. C'est évidemment de ce mondialisme-là que l'auteur entend faire l'éloge, et c'est celui qu'il revendique sans ambiguïté. René Passet, professeur émérite de sciences économiques à la Sorbonne, est également président du conseil scientifique de l'association ATTAC (Association pour une taxation des transactions financières pour l'aide aux citoyens). Il collabore régulièrement à la revue Transversales ainsi qu'au Monde diplomatique, et a publié de nombreux ouvrages, dont L'Economique et le Vivant et L'Illusion néo-libérale