Robert Belot
Robert Belot
Lucien Rebatet (1902-1972) est notamment l'auteur du bestseller de l'Occupation, Les Décombres. Il donne une vision crépusculaire de l'homme qui s'inscrit parfaitement dans l'idéologie pessimiste et agonique des fascismes européens. Or, cette conception n'a pu trouver audience en France autrement que sous la forme d'une contre-culture minoritaire, que ce soit sous la République ou sous Vichy, impuissante à ébranler les fondements de l'identité républicaine française.
La Résistance est plus qu'une page d'histoire. Le combat contre l'occupant a pris valeur de mythe et a forgé notre mémoire collective. Et pourtant, soixante-dix ans après les faits, il reste largement méconnu. Par exemple, que s'est-il vraiment passé le 18 juin 1940 ? Le plus grand maquis français, le Vercors, a-t-il été sacrifié ? Comment Frédéric Joliot-Curie a-t-il dissimulé les secrets de la bombe atomique à l'occupant ? Qui a trahi Jean Moulin en 1943 ? Qu'est-il advenu, à la Libération, du « Lion du 17e », seul résistant noir de Paris ? Il fallait le regard rigoureux d'un historien spécialiste de la Résistance pour la libérer de tout ce qui a fini par la rendre opaque. À la lueur d'archives récemment ouvertes, Robert Belot réinterroge quelques-uns des grands faits d'armes de la Résistance, aussi bien en France qu'en Afrique ou à Londres, affronte les controverses qu'alimentent encore ces années sombres tout en redonnant vie à des héros injustement oubliés. Le résultat est un tableau renouvelé de ce moment fondateur de notre identité républicaine.
Aujourd'hui, Ana Ana est grippée. Et si ses doudous se mettent en tête de lui porter secours, c'est avec une grande maladresse qu'ils interviennent ! Quand docteur Touffe de poils arrive avec ses instruments médicaux, Ana Ana a de quoi se faire du souci...
Cette étude revient sur les moments fondateurs de la République et interroge ses modèles, ses symboles ainsi que les valeurs véhiculées.
La question de l'énergie s'impose comme un des enjeux majeurs du xxie siècle ! Le concept de transition énergétique s'inscrit plus que jamais au coeur des politiques publiques, déclinées ensuite au niveau plus infra des territoires. Toutes ces questions d'ordre environnemental, technique ou sociétal suscitent des prises de position tranchées et des controverses d'ampleur, comme si les problèmes soulevés appartenaient à l'instantané d'une contemporanéité agitée. Or, il apparaît que les phases de mutation liée à l'émergence de nouvelles énergies ont été récurrentes depuis le xviiie siècle, se heurtant parfois à des verrous technologiques, des impasses, des défiances. Malgré tout, des filières énergétiques se sont peu à peu imposées à l'existant générant des ascendances techniques et de nouveaux usages. Les actes de ces 6es Journées d'Histoire Industrielle ont pour ambition de s'interroger sur ces dynamiques comme sur ces échecs rappelant en somme qu'aucun système ne reste figé.
Il était une fois... la Seconde Guerre mondiale !La Seconde Guerre mondiale n'est pas un événement comme un autre. Sur la condamnation du nazisme s'est édifié a contrario le système de valeurs qui forme notre horizon moral : droits de l'Homme, liberté, démocratie, pluralisme... C'est par elles que la France et l'Allemagne ont pu mettre un terme à des siècles de conflit et construire ensemble une Europe pacifiée et unie. C'est pourquoi un retour à l'histoire de cette tragédie fondatrice qu'a été la Seconde Guerre mondiale s'impose.C'est une nouvelle approche qui vous est proposée ici. Habituellement, l'histoire de cette guerre est écrite et enseignée à travers le prisme national. La France raconte sa guerre, l'Allemagne la sienne. Notre parti pris est résolument européen : cette Seconde Guerre mondiale est décrite du point de vue franco-allemand. Un double regard qui essaie de dépasser l'ornière nationale pour prendre en compte la dimension véritablement mondiale de cette guerre. Une démarche délibérément chronologique qui vise à donner toute leur épaisseur aux événements, connus ou peu connus, et qui n'hésite pas à remettre en cause de nombreuses mystifications.
L' « Affaire suisse » constitue l'une des crises les plus graves de la Résistance. En 1943, les grands mouvements de Résistance de la zone sud qui viennent de donner naissance aux Mouvement unis de la Résistance (MUR), sous l'impulsion de Henri Frenay, décident d'implanter une « ambassade » à Genève, en territoire neutre. Elle doit permettre à la Résistance intérieure d'accéder à des sources de financement américaines, de recevoir des matériels divers (armes etc.), de transmettre des renseignements aux Alliés et à la France combattante. Elle est soutenue par Allen Dulles, le patron des services secrets américains et le représentant personnel de Roosevelt. Mais à un moment où les relations entre de Gaulle et l'allié outre-atlantique sont teintées de méfiance, cette initiative suscite de violents débats au sein des états-majors de la France du refus. Jean Moulin, chargé d'unifier l'ensemble de la Résistance sous la seule autorité du chef de la France libre, parle de « trahison ». Les incriminés accusent à leur tour Jean Moulin de commettre un « crime » contre la Résistance, dès lors que ce dernier menace l'existence de la « Délégation ». Le soupçon s'installe durablement et insidieusement au coeur de la Résistance. Aujourd'hui encore, l'épisode suscite toujours la polémique. Quel fut le rôle exact de cette Délégation suisse ? A-t-elle constitué une menace pour le général de Gaulle ? Fut-elle un cheval de Troie américain ? Grâce à des archives exceptionnelles, il est enfin possible de jeter toute la lumière sur ces luttes fratricides et, chemin faisant, de découvrir au quotidien les réalités du combat résistant.