Roger Peyrefitte
Roger Peyrefitte
Les lecteurs de "J'ai lu" connaissent bien l'auteur des Amitiés particulières et de Mademoiselle de Murville. C'est avec le même talent éblouissant, que ce grand écrivain nous dévoile aujourd'hui les dessous de la "Carrière". Cette chronique - cruelle et gaie - a scandalisé par ses indiscrétions, même ceux qui ne l'avaient pas lue... Elle a fait rire ceux qu'elle avait scandalisés. Et quelle charmante histoire, que celle de Georges de Sarre, diplomate novice, que les caprices du métier conduisent à Athènes, en 1938. La guerre s'annonce, l'Europe va s'embraser. Mais, pour Georges, les seuls combats essentiels, les seuls mortels, sont ceux de l'amour.
Taormina, fin du XIXe siècle. Un jeune baron allemand, Wilhelm von Gloeden, découvre la lumière sicilienne et la beauté des éphèbes locaux. Ses photographies, entre art et provocation, vont marquer l’histoire de l’image et des mœurs.
« Je suis l'Innominato - l'Innommé - comme le seigneur dévoyé dont le nom n'est pas mentionné dans Les Fiancés de Manzoni. » Parce que Roger Peyrefitte sent le soufre, certains croient habile de s'écarter de lui ou d'affecter l'ignorance. Comme si l'un de nos plus admirables prosateurs pouvait être contourné simplement parce que son refus du conformisme heurte, que ses indiscrétions choquent, que sa franchise trouble. Roger Peyrefitte n'est pas seulement l'Innominato, il détaille, dans cette suite à ses Propos secrets, ce qui ne se raconte jamais, le non-dit des dessous de la vie parisienne : celle de l'Académie comme celle de la politique, de l'aristocratie et d'alcôves roturières. Cette plongée dans les coulisses de la vie mondaine de la capitale n'est-elle pas une manière d'honorer une ville qui, seule au monde, « ait formé un mot dérivé dont le sens est indéfinissable : le parisianisme ».
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Georges de Sarre a dit adieu au monde des Ambassades et abandonné sa particule - en même temps que la diplomatie - pour devenir écrivain. Si quelques fils gris argentent ses tempes, il a gardé le goût de mordre à la vie à belles dents, et de ne refuser aucune expérience. Aussi, après les premiers étonnements, écoute-t-il le mentor de ses jeunes années, le père de Trennes, qui voudrait le voir devenir franc-maçon. Pourquoi cette surprise, c'est que la franc-maçonnerie ne passe pas pour être en odeur de sainteté auprès des autorités ecclésiastiques. Georges connaissait quelques-uns des préjugés qui s'attachent à cette société secrète ; il en étudie - guidé par l'élégant Jésuite - les arcanes et la puissance. Comme son amie Françoise s'oppose à ses projets, et que la fille de Françoise - l'acide et vive Osmonde - s'y intéresse, cela lui est l'occasion de rompre des lances en faveur de ces « fils de la lumière », qui défendent la fraternité universelle sous le symbole de l'équerre et de la truelle - et de brosser un de ces tableaux où se mêlent ombres et lumières, auxquels excelle le talent satirique de Roger Peyrefitte.
L'Exilé de Capri Roger Peyrefitte Cette édition comporte 10 photos et illustrations et 6 annexes dont des écrits de Jacques d'Aldelsward-Fersen. Dans l'Exilé de Capri, Roger Peyrefitte est le biographe du Baron Jacques d'Adelsward-Fersen, riche héritier des Aciéries de Longwy. Né en 1880, décédé à Capri en 1923, à l'âge de 43 ans par excès de drogue. Ses rentes lui permettent une vie guidée par ses envies. Suite à un scandale à Paris, de jeunes lycéens jouent chez lui des pièces antique en tunique grecque, ce dernier doit quitter la capitale et s'exile à Capri. Lors d'un voyage à Rome, il rencontre un jeune manoeuvre, Nino Cesarini, qu'il embauche pour en faire son futur secrétaire. Jacques et son amant resterons unis jusqu'au décès de son protecteur, malgré quelques infidélités du jeune garçon vers le beau sexe. Jacques construit une villa luxueuse au nord-est de Capri pour y accueillir son amour. Certains scandales entachent son image auprès des îliens, mais ces derniers sauront lui pardonner et le reconnaître en lui un personnage mythique de l'île, qu'il est encore aujourd'hui.