Roland Dubillard
Roland Dubillard
« Comment ce qui ne change pas pourrait-il durer ? Comment pourrait-on le maintenir dans la durée ? Je cesse de durer pour savoir que je dure et le savoir me quitte et je sombre dans un silence à peine moins profond que celui des pierres. » Entre la farce surréaliste et l'essai philosophique, cette Méditation sur la difficulté d'être en bronze nous entraîne dans une réflexion profonde sur le métier de vivre.
Dans ces deux recueils, Je dirai que je suis tombé et La boîte à outils, la voix de Dubillard ne cesse d'hésiter entre égarement, incompréhension, dérision, fatigue, vacillement et douleur, ne cesse de se demander comment être au monde, comment se relever quand parfois on trébuche et qu'on tombe souvent, comment reconstruire une vie, un amour, un destin avec des outils incertains qui se rangent fort mal dans une boîte ? S'il ne donne aucune réponse, se défiant de tout message et de toute grandiloquence, il lui arrive, comme par inadvertance, de risquer un aveu : J'apporte seulement dans mes charrettes, tout ce qui, pierre ou crâne ou ressort de pendule, un jour fut expulsé de soi-même et jeté hors d'usage et sans nom parmi les pots cassés. Sans illusion, la poésie de Dubillard est une entreprise, bien avant que la philosophie ne s'en mêle, de déconstruction, mais qui garde toute son affection aux cailloux, aux lézardes, aux éboulis, persuadée que s'il reste un rien de chance sur terre, on ne le débusquera que sur les terrains vagues.
Dans ces deux recueils, Je dirai que je suis tombé et La boîte à outils, la voix de Dubillard ne cesse d'hésiter entre égarement, incompréhension, dérision, fatigue, vacillement et douleur, ne cesse de se demander comment être au monde, comment se relever quand parfois on trébuche et qu'on tombe souvent, comment reconstruire une vie, un amour, un destin avec des outils incertains qui se rangent fort mal dans une boîte ? S'il ne donne aucune réponse, se défiant de tout message et de toute grandiloquence, il lui arrive, comme par inadvertance, de risquer un aveu : J'apporte seulement dans mes charrettes, tout ce qui, pierre ou crâne ou ressort de pendule, un jour fut expulsé de soi-même et jeté hors d'usage et sans nom parmi les pots cassés. Sans illusion, la poésie de Dubillard est une entreprise, bien avant que la philosophie ne s'en mêle, de déconstruction, mais qui garde toute son affection aux cailloux, aux lézardes, aux éboulis, persuadée que s'il reste un rien de chance sur terre, on ne le débusquera que sur les terrains vagues.
Once upon a time there was an angel from heaven who flew above the earth with a leaf of paradise in his hands. He dropped it while kissing it and the tiny leaf landed on the earth in the middle of a forest, among thistles and nettles. Here is the tale of a most mysterious plant... Hans Christian Andersen (1805-1875) was a Danish author, poet and artist. Celebrated for children's literature, his most cherished fairy tales include "The Emperor's New Clothes", "The Little Mermaid", "The Nightingale", "The Steadfast Tin Soldier", "The Snow Queen", "The Ugly Duckling" and "The Little Match Girl". His books have been translated into every living language, and today there is no child or adult that has not met Andersen's whimsical characters. His fairy tales have been adapted to stage and screen countless times, most notably by Disney with the animated films "The Little Mermaid" in 1989 and "Frozen", which is loosely based on "The Snow Queen", in 2013. Thanks to Andersen's contribution to children's literature, his birth date, April 2, is celebrated as International Children's Book Day.
Des deux parties de ce roman, pourtant unique dans tous les sens du terme, la première a été écrite par l'un des deux auteurs, la deuxième par l'autre. La question : qui est l'autre, et qui est l'un n'a qu'un intérêt anecdotique. Ces deux parties peuvent être lues simultanément, en stéréolecture, avec un binocle spécial composé d'un verre vert à droite, d'un verre rouge à gauche, et d'un nez en matière plastique au milieu. Cependant, la monolecture reste praticable, soit à l'aide d'un monocle que le lecteur se collera au milieu du front, soit à travers les rayons d'une monocyclette qu'il fera tournoyer autour de sa tête et à hauteur des yeux, à la vitesse de 33 tours minute environ (78 tours pour les borgnes et les cyclopes ; 45 tours pour les bicyclopes, à pied ou à vélo). Par contre, la non-lecture de cet ouvrage, par quelque non-lecteur que ce soit, est formellement interdite.
Qui d'entre nous n'a pas la sienne ? Avouée ou dissimulée, rafraîchissante ou lancinante, inattendue ou prévisible, elle se love en nous selon ce que nous sommes et nous exprime en nous rongeant ou en nous émerveillant. La collection IDÉE FIXE donne l'occasion à tous les écrivains d'énoncer sans détours le secret dont ils ont nourri jusqu'ici sournoisement leurs livres. Aucun risque d'appauvrir leur inspiration en vidant leur coeur et leur sac : l'idée fixe a de la ressource et qui croit l'épingler ne fait que lui donner du lustre. A nous donc les essais brillants issus d'humeurs talentueuses et longtemps refoulées. "Pour tout vous dire..." il n'est pas de meilleure promesse aux lecteurs désireux d'en savoir toujours davantage.