Samuel Furfari
Samuel Furfari
Préface de Carlo Ripa di Meana, ancien commissaire européen à l'environnement, ancien ministre italien de l'environnement. Organisées par les Nations-Unies depuis 1995, les COP (Conference of Parties) rassemblent chaque année des milliers de délégués scientifiques, de responsables politiques et des ONG du monde entier, dans l'objectif d'analyser et de limiter l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre. A l'occasion de chaque COP, le scenario est le même : une intense campagne médiatique accompagnée d'images saisissantes et dramatiques pour mobiliser les opinions autour de l'urgence climatique, de grandes promesses inscrites dans le communiqué final, pour aboutir en définitive à un résultat proche du néant : depuis le sommet de Rio en 1992, les émissions mondiales de CO ont augmenté de 65%. Comment est-il possible qu'autant de moyens aient été déployés depuis 30 ans, qu'autant de scientifiques et de dirigeants se soient mobilisés, pour aboutir à un tel échec ? Présent dès le départ des COP et immergé, pour le compte de l'UE, au coeur des recherches sur les questions climatiques et énergétiques, Samuel Furfari apporte des réponses documentées à cette question que beaucoup se posent. Il raconte de l'intérieur les méthodes de fonctionnement et les contradictions de ces gigantesques réunions au très fort retentissement médiatique et fait comprendre pourquoi ces grandes messes internationales ne servent finalement qu'à entretenir l'illusion d'une action collective. Ingénieur, docteur en Sciences appliquées, Samuel Furfari a travaillé pendant 36 ans à la direction générale de l'énergie de la Commission Européenne. Depuis 23 ans il enseigne la géopolitique de l'énergie à l'Université libre de Bruxelles et à l'ESCP, il est l'auteur d'une vingtaines d'ouvrages dont Énergies, mensonges d'état (L'Artilleur, 2024).
L'énergie, c'est la vie. Elle est partout et sans elle nous ne pourrions tout simplement plus rien faire. Les pères fondateurs de l'Union européenne l'avaient bien compris et dès 1955 ils en avaient fait un objectif majeur : « fournir aux citoyens européens une énergie abondante et bon marché ». Or c'est exactement l'inverse qui se produit depuis quelques années. A une époque où les sources d'énergie n'ont jamais été aussi nombreuses, les Européens font face à une soudaine rareté de l'énergie et à des hausses de tarifs insoutenables. Fonctionnaire européen à la Direction générale de l'Energie de la Commission européenne pendant trente-six ans, Samuel Furfari explique dans ce livre comment l'UE, sous la double influence écologiste et allemande, a abandonné depuis 2016 sa politique d'anticipation et de recherche, qui avait parfaitement fonctionné, et se retrouve confrontée aux conséquences de ses choix incohérents. Si des changements profonds ne sont pas mis en oeuvre, la compétitivité des entreprises européennes va inévitablement s'effondrer, entraînant avec elle le niveau de vie de tous les Européens. Ingénieur et docteur de l'Université libre de Bruxelles, Samuel Furfari a une expertise de plus de quarante ans dans les technologies énergétiques et la géopolitique de l'énergie, ce qui fait de lui l'un des meilleurs experts de ces domaines. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur l'énergie et le développement durable
Nous sommes plus qu'encouragés à vivre écolo et bio. On a aussi entendu un écologiste français très médiatique déclarer que le Covid 19 était « la vengeance de Gaïa »... Suivre l'écologisme n'est désormais plus un choix, mais une obligation. L'homme, notre prochain, passe à l'arrière-plan face à la nature, qui est devenue un absolu. On nous répète que pour sauver l'humanité, il faudrait la réduire par dix. Et pourtant... La vraie protection de l'environnement ne passe-t-elle pas d'abord par celle de l'humain ? Pourquoi les écolos veulent-ils une transformation si radicale, voire la disparition de notre civilisation ? Ce livre démontre à quel point l'écologisme a, de manière plus subtile que le marxisme-léninisme, gagné du terrain ces dernières décennies et lance un signal d'alarme contre le risque qu'il devienne, à terme, aussi répressif et violent envers l'homme. Il révèle que la protection de l'environnement ne passe pas que par la réduction des gaz à effet de serre, l'objectif utopique du XXIe siècle, combien nous perdons peu à peu ce beau principe de « jouir de la vie », qui participe pourtant à une communion avec la nature et ses bienfaits, et combien la frugalité du monde bucolique vert n'intéresse pas la grande majorité de la population mondiale.