Sei Shonagon
Sei Shonagon
The Pillow Book by Sei Shonagon is a literary masterpiece of the Japanese Heian period, offering a vivid, intimate glimpse into court life at the turn of the 11th century. Written by a lady-in-waiting to Empress Teishi, this remarkable collection of personal observations, lists, poems, and anecdotes blends elegance, wit, and sharp social insight. Shonagon's keen eye captures the fleeting beauty of nature, the rituals of court etiquette, and the subtleties of human behavior with poetic grace and psychological depth. Her writing ranges from humorous and ironic to deeply reflective, making The Pillow Book not only a historical document but also a timeless exploration of aesthetics, sensitivity, and emotion. This illustrated edition brings new life to Shonagon's words through elegant visuals that echo the refined atmosphere of the Heian court. The artwork enhances the meditative and expressive qualities of the text, making it accessible and engaging for modern readers. A unique blend of diary, poetry, and cultural commentary, The Pillow Book stands as one of the earliest and most enchanting examples of autobiographical literature. It is a treasure of world literature that continues to inspire with its charm, intelligence, and beauty.
In the tenth century, Japan was both physically and culturally isolated from the rest of the world. The Pillow Book recaptures this lost world with the diary of a young court lady. Sei Shonagon was a contemporary of Murasaki Shikibu, who wrote the well-known novel The Tale of Genji. Unlike the latter's fictionalized view of the Heian-era court, Shonagon's journal provides a lively miscellany of anecdotes, observations, and gossip, intended to be read in juicy bits and pieces. This unique volume was first rendered into English in 1889. In 1928, Arthur Waley, a seminal figure in the Western studies of Japanese culture, undertook and published this translation. The distinguished scholar devised this abridged version of the text, re-creating in English the stylistic beauty of its prose and the vitality of its narrative. Waley's interpretation offers a fascinating glimpse of the artistic pursuits of the royal court and its constant round of rituals, festivals, and ceremonies.
Haruha akebono : « Au printemps, l'aurore. » Tous les Japonais connaissent par coeur l'ouverture du Makura no sôshi (les Notes de chevet), fleuron de la littérature ancienne dû à une dame de cour de l'an mille. Ses premières phrases évoquent un paysage en mouvement : cycle des saisons, parcours du soleil, traînées de nuages, vol de lucioles ou d'oies sauvages. La toile de fond de montagnes à la lumière changeante place d'emblée les fastes du palais de Heian-kyô (l'actuelle Kyôto), que le lecteur s'apprête à découvrir, sous le signe de la fugacité des phénomènes et de sa conséquence immédiate, le mono no aware, « la poignante mélancolie des choses ». Corinne Atlan « Choses qui rendent heureux », « Choses qui égayent le coeur », « Choses qui ont une grâce raffinée », « Choses impatientantes », « Choses qui ne font que passer »... Par listes délicates et perçantes, Sei Shônagon saisit, attentive à leur impermanence, l'essence poétique des êtres et des choses.
Haruha akebono : « Au printemps, l'aurore. » Tous les Japonais connaissent par coeur l'ouverture du Makura no sôshi (les Notes de chevet), fleuron de la littérature ancienne dû à une dame de cour de l'an mille. Ses premières phrases évoquent un paysage en mouvement : cycle des saisons, parcours du soleil, traînées de nuages, vol de lucioles ou d'oies sauvages. La toile de fond de montagnes à la lumière changeante place d'emblée les fastes du palais de Heian-kyô (l'actuelle Kyôto), que le lecteur s'apprête à découvrir, sous le signe de la fugacité des phénomènes et de sa conséquence immédiate, le mono no aware, « la poignante mélancolie des choses ». Corinne Atlan « Choses qui rendent heureux », « Choses qui égayent le coeur », « Choses qui ont une grâce raffinée », « Choses impatientantes », « Choses qui ne font que passer »... Par listes délicates et perçantes, Sei Shônagon saisit, attentive à leur impermanence, l'essence poétique des êtres et des choses.