Sidi Miloud Bel Asri
Sidi Miloud Bel Asri
« Je n'aime pas les vieux, il faut les tuer dès la naissance » est un titre volontairement provocateur conçu pour susciter une prise de conscience sur l'âgisme, cette forme de discrimination omniprésente et pourtant rarement discutée à l'encontre des personnes âgées. Loin d'inciter à la désobligeance, ce livre invite à réfléchir sur la violence symbolique que les aînés subissent, étant souvent perçus comme des fardeaux dans des sociétés focalisées sur la jeunesse et la productivité. L'ouvrage interroge en profondeur nos préjugés et nos comportements envers le vieillissement, et propose des analyses, des comparaisons culturelles, et des actions concrètes pour construire un monde plus équitable, où chaque âge est valorisé pour sa richesse et sa contribution unique. Sans un changement de perspective et d'action, nous risquons de condamner nos aînés à l'invisibilité et à l'exclusion.
On dit que nos contes d'antan sont le reflet de notre société. Ce conte ne fait pas exception, il est comme celui des Mille et Une Nuits où le quotidien des humains est étroitement lié avec celui des esprits, des djinns et des ogres. Un enfant, à l'orée du siècle dernier, totalement désoeuvré et ne sachant que faire de son insipide enfance, n'éprouve qu'un unique désir : aller vers l'adultie, l'âge des hommes. Pour cela, il s'imagine un rituel de passage, concocté par son imagination, pour prouver ses capacités à se métamorphoser en un adulte. Cette épreuve le conduira à tous les dangers.
« Tu mangeras chez les juifs et tu dormiras chez les chrétiens », telle est l'insistante consigne qu'un homme reçoit de sa famille avant son départ vers l'exil. Son périple du continent africain vers l'Occident, l'emmène, tel un Hannibal, à traverser la Méditerranée et les Pyrénées, à la découverte d'autres horizons, d'autres moeurs. C'est un départ inévitable, tragique vers une quête et une aspiration à un meilleur avenir avec toutes les promesses du courage... avec, en filigrane, cette obsession désespérée de s'amarrer à un glorieux passé en totale opposition à un présent dont le héros se sentait séquestré. Moulay Hassan, issu d'une lignée de la dynastie Idrissides, première famille régnante de son pays, se retrouve manoeuvre ouvrier dans une usine de carrelage en Europe. Il va cohabiter avec des hommes maghrébins, des bedeaux face à des fêtards invétérés. Ses croyances sont à l'opposé de ses cooccupants. Chaque groupe rival, tel un ange ou un diablotin, fera son possible pour le recruter dans son cénacle.
Depuis quelque temps les jeunes gens n'osent plus tourner les yeux vers le ciel. Une hirondelle trace des messages sur les nuages... Il neige en nous cette tristesse qui mue la mémoire. Pourtant l'âme humaine n'a pas pris une seule ride puisqu'elle est, contre toute attente, à la fois juive, chrétienne, musulmane, des jours bouddhiste et parfois je ne sais quoi encore dans mon multimillénaire d'Homo sapiens.
Toute âme y était déshabillée jusqu'à sa totale nudité, jusqu'à sa complète transparence. Nulle escapade ni refuge n'étaient possibles. Tout un chacun était logé à la même enseigne, livré à l'appétit des yeux, sans protection ni exception dans une parfaite maîtrise de l'art noble du commérage. Dans ce roman, le lecteur, du coin de l'oeil et par mimétisme, devient observateur de l'étonnante réalité d'un petit hameau français de la Flandre. À l'inverse du reste du territoire national où l'on pouvait jouir ou mourir de la solitude la plus totale, les habitants de ce hameau déploient des stratagèmes insoupçonnés pour offrir, bon gré mal gré, à chacun un lien de cohésion du plus solide par une forte culture de la régurgitation verbale et de douces rumeurs. Les deux Guerres mondiales ont apporté dans leurs vagues d'horreurs quelques tendances funestes qui restent, cent ans après, bien ancrées dans les moeurs locales... une certaine France profonde régie par l'extrême luminosité de l'homme en parfaite harmonie avec sa part la plus sombre...
Dans « Confessions d'un esprit pluriel », l'auteur nous invite à un voyage introspectif unique, au coeur de l'expérience humaine. Se mêlant de poésie et de philosophie, il offre une exploration profonde et personnelle de sa quête d'authenticité, de compréhension, d'amour et d'acceptation. Ce livre n'est pas une simple confession ; il est une méditation sur le sens de la vie et sur notre place dans le cosmos. Il sert de miroir, réfractant notre pensée, stimulant notre questionnement et incitant à sonder nos propres profondeurs. C'est une louange à notre errance partagée dans le dédale de l'existence, rappelant que nous sommes tous des chercheurs de sens dans ce vaste univers.