Simon Leys
Simon Leys
1976, année de la mort de Mao. Images brisées rassemble les témoignages poignants de Chinois ordinaires, entre murmures de souffrance et éclats de révolte, révélant la réalité crue de la Chine populaire.
Découvrez Ombres chinoises, l'essai percutant de Simon Leys, où l'auteur dénonce avec ironie et rigueur les illusions du maoïsme occidental.
Plongez dans Images brisées de Simon Leys, un recueil percutant de témoignages et d'essais sur la Chine maoïste. Découvrez la réalité crue et humaine derrière les idéologies, à travers des voix chinoises rares et des analyses implacables.
Dans sa jeunesse, Simon Leys passa deux ans dans une « cahute » de Hong Kong avec trois amis étudiants - période bénie où « l'étude et la vie ne formaient plus qu'une seule et même entreprise ». C'est en souvenir de ce foyer régi par l'échange et l'émulation, surnommé le « studio de l'inutilité », qu'il a ainsi intitulé le présent recueil d'essais. Tous regardent ses trois domaines de prédilection : la littérature, la Chine, la mer. Simon Leys s'y laisse aller à la jouissance désintéressée de la littérature. Libre de tout carcan, il partage amours et désamours en matière de lettres, mais toujours en attaquant son sujet par un biais inattendu. Il y éclaire tour à tour la « belgitude » d'Henri Michaux, la vie personnelle de George Orwell, la genèse de L'Agent secret de Joseph Conrad, ou encore l'amitié entre Albert Camus et Czeslaw Milosz, brosse les portraits de personnalités remarquables et parfois méconnues - du prince de Ligne, « incarnation du xviiie siècle » à Soon Mayling, la femme de Chang-Kai-Shek -, revisite les heures les plus terribles du génocide cambodgien, dont il décrypte chaque rouage, quand il n'épingle pas, en faisant montre d'une réjouissante causticité, les considérations de Barthes sur son voyage en Chine en plein maoïsme triomphant.
Plongez dans Le Studio de l'inutilité de Simon Leys, un recueil d'essais brillants où littérature, Chine et mer s'entrelacent avec humour et profondeur.
« Messieurs-dames, hélas ! l'Empereur vient de mourir ! » La nouvelle se répand rapidement à travers toute l'Europe. Pourtant, Napoléon n'est pas mort. Après une ingénieuse évasion, il a réussi à regagner la France, laissant un sosie occuper sa place à Sainte-Hélène - et ce n'est que ce dernier qui vient de trépasser. Mal ajusté à son incognito, Napoléon va traverser une série d'étranges épreuves. Confronté à son propre mythe, saura-t-il recouvrer son identité? Et qui est-il donc, maintenant que l'Empereur est mort ?
Dans l'amitié et la connivence, Simon Leys et Pierre Boncenne ont, pendant plus de trente ans, correspondu et souvent pu se rencontrer. Ils conversaient à bâtons rompus sur toutes sortes de sujets : les lectures et les projets en cours, la vie littéraire et les expositions de peinture, la mer, les voyages, la Chine, l'Amérique, les puissants qui nous gouvernent et les esprits doctes, citations marquantes et anecdotes amusantes. En hommage au grand sinologue et essayiste, voici sous forme d'abécédaire vagabond un florilège de ce qu'il pouvait confier en toute liberté. On passe d'une enquête sur un manuscrit de Jules Verne à des discussions autour de Revel, ou à des propos de Cioran sur la religion ; d'un roman de Coetzee ou de Vargas Llosa aux tableaux de Vuillard ou aux dessins de Daumier ; de la pêche au thon à Don Quichotte ; des mensonges du pouvoir totalitaire aux délires maoïstes de certains philosophes ; des vertus de la maladresse en art à la navigation et aux bateaux ; du caractère poétique de la langue chinoise à un éloge du cosmopolitisme. Il est question de culture littéraire et scientifique ou bien des poissons rouges et des délices de la retraite. Simon Leys aimait citer Confucius d'après qui le savoir véritable consiste à mesurer l'exacte étendue de son ignorance ; mais aussi Leopardi : " Rions ensemble de ces couillons qui possèdent le monde. "
Depuis toujours Simon Leys a privilégié les textes courts, incisifs pour défendre ses idées, pour livrer ses observations sur notre monde. Il a composé ainsi ses célèbres essais politiques et visionnaires sur Mao et la Chine, des textes purement littéraires et des recueils à lire comme des promenades où voisinent sans logique apparente réflexions sur l'art et chroniques de notre temps, sur ses excentricités, ses paradoxes, ses idées fausses. Le bonheur des petits poissons appartient à cette dernière catégorie. Des réflexions sur les rapports qu'entretiennent les écrivains avec la réalité, l'art de la litote, la critique, l'angoisse de la page blanche, l'argent s'entrecroisent avec une diatribe contre l'interdiction de fumer, une comparaison entre les livres qui doivent accompagner les expéditions polaires, le mal de mer de Conrad ou encore un paradoxal éloge de la paresse... Avec cependant un extraordinaire point commun « des pages où la science et la clairvoyance se mêlent merveilleusement à l'indignation et à la satire » J.F Revel.