Stanislas Rodanski
Stanislas Rodanski
Lettres, rêves, poèmes et récits : les textes recueillis ici ponctuent les trente années d'enfermement de Rodanski à Lyon, 1953-1983. « Copyright Electre »
Mai 1948 : Stanislas Rodanski, jeune poète surréaliste, rédige un journal aussi fulgurant que désespéré. Dernier journal tenu par Arnold est le témoignage brut et poétique d’une jeunesse en révolte, entre enfermement et quête de liberté absolue.
Entre lumière et ténèbres, La Proie aux chimères de Stanislas Rodanski invite à une plongée vertigineuse dans l’univers onirique et rebelle d’un poète surréaliste lyonnais.
Repéré par Julien Gracq et André Breton, Stanislas Rodanski (1927-1981) fait partie des marges du surréalisme, de ces figures extrêmes qui en posent naturellement les jalons. Ce recueil est constitué de poèmes écrits entre 1946 et 1952, presque tous inédits, qui offrent la découverte du poète après celle du Rodanski écrivain 'surréaliste'. Ici, il arpente en veilleur un territoire froid et nocturne. Dans son paysage intérieur sont dressées des phrases-lanternes auprès desquelles il revient pour relancer son discours et réchauffer sa flamme. Rodanski suit les mots tout en disant 'je suis les mots', utilise les paradoxes et les antithèses pour forcer le langage, pour trouver la voie de l'être et le 'cours de la liberté'. Chez lui la folie est devenue une 'vertu morale' et Rodanski se réclame du 'fanal de Maldoror' tout en marchant dans les pas de Nerval. Son univers poétique s'étend du romantisme allemand de Novalis et de Hlderlin au panthéon surréaliste avec lequel il dialogue (allusions à Breton, Sade, Vaché, Jarry, ou Rimbaud) dans un style unique, cristallin, où pointe un humour noir et désespéré.
Repéré par Julien Gracq et André Breton, Stanislas Rodanski (1927-1981) fait partie des marges du surréalisme, de ces figures extrêmes qui en posent naturellement les jalons. Ce recueil est constitué de poèmes écrits entre 1946 et 1952, presque tous inédits, qui offrent la découverte du poète après celle du Rodanski écrivain 'surréaliste'. Ici, il arpente en veilleur un territoire froid et nocturne. Dans son paysage intérieur sont dressées des phrases-lanternes auprès desquelles il revient pour relancer son discours et réchauffer sa flamme. Rodanski suit les mots tout en disant 'je suis les mots', utilise les paradoxes et les antithèses pour forcer le langage, pour trouver la voie de l'être et le 'cours de la liberté'. Chez lui la folie est devenue une 'vertu morale' et Rodanski se réclame du 'fanal de Maldoror' tout en marchant dans les pas de Nerval. Son univers poétique s'étend du romantisme allemand de Novalis et de Hlderlin au panthéon surréaliste avec lequel il dialogue (allusions à Breton, Sade, Vaché, Jarry, ou Rimbaud) dans un style unique, cristallin, où pointe un humour noir et désespéré.