Sylvie Martin
Sylvie Martin
Entre 2 et 6 ans, les enfants apprivoisent et décodent le langage. À leur propre rythme, ils emmagasinent des connaissances importantes qui les accompagneront toute leur vie. Mais que faire quand on suspecte ou que l'on constate des difficultés d'acquisition chez l'un d'eux ? L'apprentissage des sons et des phrases propose des moyens concrets et enrichissants pour favoriser le développement du langage tout en s'amusant ! Il convie à faire avec l'enfant un voyage sur la route du langage et à découvrir ses composantes et ses particularités tout en évitant certains pièges. Bricolages, jeux, comptines, livres, exercices stimulants... c'est un guide interactif, coloré et complètement adapté aux besoins de celui qui cherche à mieux communiquer. Un outil efficace et précieux pour tous les parents, éducateurs et enseignants !
Les technologies de reproduction font aujourd'hui partie de l'actualité quotidienne: baby business, banques de sperme et d'ovules, enfants conçus in vitro, "bébés-médicaments", femmes pouvant léguer leurs ovules à leurs filles, ou qui portent l'enfant d'une inconnue ou qui accouchent à l'âge de la retraite, etc. Dans la foulée de ces avancées aux allures miraculeuses, des scientifiques oeuvrent à la mise sur pied d'un utérus artificiel, machine qui permettrait la gestation entière d'un embryon/foetus à l'extérieur du corps de la femme, de la conception à la naissance. Cette maternité machinique, pour le moins révolutionnaire, permettrait de «libérer» les femmes des diverses contraintes liées à l'enfantement, de mettre fin du coup à la malédiction biblique «tu enfanteras dans la douleur» et d'assurer enfin une égalité des hommes et des femmes face à la procréation, sans compter la «garantie de qualité» des enfants nés de cette technique. L'utérus artificiel viendrait en somme couronner un mouvement qui a consisté à prendre peu à peu en charge technoscientifiquement le processus de la reproduction humaine jusqu'à l'effacement complet du corps de la femme. Mais, demande l'auteur, «pourquoi et depuis quand tenons-nous si ardemment à évacuer le corps maternel du scénario de l'engendrement ? Qu'est-ce qui fonde et matérialise ce désir de procréation sans corps ? Par quelle spirale sociohistorique la grossesse est-elle devenue "facultative", tant du point de vue de l'interventionnisme technoscientifique que de la désirabilité sociale ? Surtout, quels sont les enjeux d'une société technicienne dans laquelle le corps maternel ne serait plus une figure cardinale de la procréation ?» Répondre à ces questions, c'est faire apparaître la profonde reconfiguration sociale et technoscientifique des paramètres de la procréation et de la famille.