Thomas Carlyle
Thomas Carlyle
Carlyle est un monument de la littérature anglaise. Né en 1795, avant que Bonaparte ne se fasse connaître, il meurt en 1881, à la fin de l'ère victorienne : la force, l'abondance et la longévité de son oeuvre en font l'homme-siècle de l'Angleterre littéraire. Il naît contemporain de Byron et de la génération des « Romantiques » (Keats, Shelley), mais dans ce XIXe siècle de tant de bouleversements, son génie érudit et patient, aussi longanime qu'insolent, lui ouvre d'autres voies que celles où les poètes maudits se consument. Issu d'une famille pauvre de la noblesse d'Écosse, son goût pour l'étude le conduit à Édimbourg. La fréquentation des « Lumières » le rend neurasthénique. Détestant l'athéisme Carlyle découvre la force des auteurs de l'Idéalisme allemand, et y puise la sienne. Pendant plusieurs années, il traduit et commente ces auteurs de pointe. Son brio attire l'attention de Goethe : « Quelle force en lui ! » écrit le grand homme. Carlyle incarne la synthèse d'un équilibre puissant - d'un explosif équilibre ! Philosophe, érudit, traducteur, historien, ce savant d'avant-garde fait ainsi paraître, à presque 40 ans, son premier livre original, le roman Sartor resartus (« le raccommodeur raccommodé »). Roman d'initiation, baroque et mystique, satirique et philosophique, l'ouvrage est si nouveau que tous, encore aujourd'hui, demeurent en arrêt devant lui. Borges en affirma qu'il était « le plus hardi et volcanique » des romans qu'il connût. Carlyle publie dans la foulée l'une des oeuvres qui aura le plus d'influence sur son siècle, son Histoire de la Révolution française. Michelet concevra la sienne dans l'obsession d'y réagir. Son chef-d'oeuvre est publié en 1843 sous le titre Passé et présent. Dans une langue splendide et en un art flamboyant, il y rassemble ses pensées. Avec un demi-siècle d'avance, ces tableaux fracassants de la modernité, drôles et limpides, sont ceux dont, jusque dans ses titres, Chesterton reprendra l'inspiration. Le tempérament de Carlyle et son style sont d'un satiriste et d'un imprécateur : les colères brûlantes ou froides de ce Tacite furieux font aussi bien l'admiration de Marx que de Taine. Un tel auteur n'a toutefois rien du mastodonte égaré dans une époque qui ne serait pas faite pour lui : il est au contraire le plus perturbant des lecteurs de celle-ci. Il est l'un de ces grands et intemporels contre-modernes dans l'oeuvre de qui tous ont puisé. Aussi Victor Basch, le cofondateur de la Ligue des droits de l'homme, a-t-il pu écrire ces mots remarquables : « Le réquisitoire que dans Past and Present, Carlyle a dressé contre la faillite sociale des démocraties n'a jamais été dépassé. »
Le satiriste écossais Thomas Carlyle (1795-1881), auteur très lié à Emerson et admiré par Thoreau, deux abolitionnistes fervents et actifs, publie en 1849 un texte extrêmement polémique qui défend le caractère « acceptable » de l'esclavage. Le virulent pamphlet se présente comme le prêche de l'avocat du Diable. Il dénonce le mouvement philanthropique de l'émancipation des esclaves aux Antilles, objet de débat en Angleterre à l'époque. Pour Carlyle, la question de l'esclavage des Noirs est un enjeu moins essentiel que les conditions de vie extrêmement miséreuses de la classe ouvrière de son pays. Il argue que nombre d'ouvriers anglais, bien que qualifiés d'hommes libres, vivent littéralement comme des esclaves. Et c'est ce qui fait tout l'intérêt de ce texte qui ternira la réputation de son auteur, qui sera au coeur de la querelle qui l'opposera à John Stuart Mill. Les propos condamnables - aujourd'hui encore - qu'il y tient ont le mérite de nous faire réfléchir sur la fascination lucide que de grands intellectuels ont eu pour des formes de domination raciale ou sociale.
Discover a new way to read classics with Quick Read. This Quick Read edition includes both the full text and a summary for each chapter. - Reading time of the complete text: about 7 hours - Reading time of the summarized text: 25 minutes "Sartor Resartus: The Life and Opinions of Herr Teufelsdrckh in Three Books" is a novel written by Thomas Carlyle in 1831. It is a commentary on the thoughts and early life of a German philosopher named Diogenes Teufelsdrckh. The novel parodies Hegel and German Idealism. The story is presented as a review by an English Editor who struggles to understand Teufelsdrckh's book. The novel explores Teufelsdrckh's upbringing, education, and spiritual crisis. It also introduces characters like Blumine and Towgood, who play significant roles in Teufelsdrckh's life. The book combines fact and fiction, satire and seriousness, and challenges the reader to question where truth can be found. "Sartor Resartus" had a significant influence on American literature and was admired by writers like George Eliot and Jorge Luis Borges.
The second volume of this famous and idiosyncratic history covers events from October 1789, after Louis XVI has been 'persuaded' to leave Versailles and take up residence in Paris, through to August 1792. By the end of this time, Louis and his family have tried, unsuccessfully, to flee the country, France has been invaded by foreign powers, and anti-royalist French militia have brutally massacred a corps of Swiss Guards seeking to defend Louis and his family in their Paris residence. Louis is imprisoned, and it is clear to all that a three year effort to establish a constitutional monarchy have failed.
Subtitled "The Bastille", Volume 1 of Thomas Carlyle's three volume "The French Revolution: A History" was first published in 1837, and covers the events of the French Revolution up to the forced move of Louis XVI from Versailles to Paris. While a modern listener not already familiar with the events described here may need some time to get their bearings amidst a sea of unfamiliar names and allusions, Carlyle's idiosyncratic yet justly famous present-tense, quasi-firsthand narrative quickly builds into a gripping, highly dramatic story which contemporary scholars still regard as being essentially accurate. It may help the reader to understand that the term 'Oeuil de Boeuf' signifies the palace of the French King, and that references to 'Jean Jacques' are to Jean-Jacques Rousseau, whose 1755 book "The Social Contract" argued that 'we are obliged to obey only legitimate powers'. - Summary by Peter Dann
Please note: This audiobook has been created using AI voice. The Nibelungenlied was Germany's first heroic epic put into writing. Thomas Carlyle considered it "a precious national possession, recovered after six centuries of neglect, [which] takes undisputed place among the sacred books of German literature." Due to a lack of interest in copying the manuscripts, the work was forgotten, only faintly remembered as an influence in other German writing. Today, a total of 36 manuscripts have been unearthed. Many of these are only poem fragments, but three manuscripts have been viewed as the most complete and authentic versions to exist: these manuscripts are referred to as "A," "B," and "C." "A" follows most of the original written forms, but is the shortest manuscript of the three. "C" is the most altered edition, as it was changed to suit later cultural tastes. Manuscript "B" is considered the gold standard since it shows signs of minimal alterations and is of intermediate length. Alice Horton has used manuscript "B" as the foundation of her English edition, creating a work that is accurate in translation and with its lyrical quality preserved. It portrays an epic adventure that grabs and holds the reader's attention. Siegfried, the knighted prince of Netherland, has plans to marry the beautiful Princess Kriemhilda of Burgundy. He visits Worms to bargain with the three kings and Kriemhilda's brothers: Gunther, Gernot, and Giselher. Famed for his impenetrable skin and inhuman strength after bathing in dragon's blood, Siegfried may be the perfect man to help them. To marry their sister and receive her wealth, Siegfried must convince the ruler beyond the sea and the mighty maiden warrior to be Gunther's wife. This queen has sworn only to marry a man who can beat her three challenges, at the risk of beheading if he should fail.