Valentin Gendrot
Valentin Gendrot
« Un jeudi de février, Jérôme a tué sa femme. Elle l'avait quitté et ne reviendrait pas. Il l'a attendue, sur le palier de son nouvel appartement, une batte de base-ball dans les mains. Le second coup fatal, c'était pour s'assurer de son décès. Elle a été retrouvée cinq semaines plus tard, enterrée dans une forêt, recouverte de chaux vive. Au moment où il avoue le féminicide avec préméditation, je suis en retard pour dîner chez des amis. Une notification de BFM s'affiche sur l'écran de mon téléphone portable. J'ai le temps de lire "batte de base-ball" avant de glisser le smartphone dans le fond de ma poche. Magali et Jérôme, je les connaissais bien. Jérôme est mon cousin, un cousin germain devenu, dans le froid verglacé, un meurtrier. Ce livre n'est pas seulement l'histoire d'un homme qui tue sa femme. Le jour de la Toussaint, Jérôme s'est suicidé en prison. Ses parents, complices du meurtre et incarcérés, ont eux aussi mis fin à leurs jours un an et demi plus tard. Ce livre est l'histoire de ces coupables qui ne seront jamais jugés, de la reproduction des violences conjugales dans cette famille, la branche pourrie de mon arbre généalogique. » V. G.
Que se passe-t-il derrière les murs d'un commissariat ? Après avoir intégré la police, Valentin Gendrot a, durant six mois, travaillé au commissariat du 19e arrondissement de Paris. Une arme à la ceinture, le journaliste sous couverture a rejoint une brigade dont certains membres tutoient, insultent et distribuent régulièrement des coups à des jeunes hommes noirs et arabes qu'ils surnomment "les bâtards". Valentin Gendrot ne cache rien : précarité des conditions de travail, le suicide d'un collègue du commissariat, propos racistes, bavures, violence. Il raconte, Cette infiltration unique nous délivre les secrets que seuls les policiers partagent ; Valentin Gendrot nous ouvre l'antichambre où personne n'est jamais entré. L'identité de l'auteur ne peut pas être dévoilée.
Le journaliste Valentin Gendrot a passé quinze mois dans ce sas de la folie ordinaire. Il est allé à la rencontre des malades, des infirmiers et des médecins. Il a vécu de l'intérieur cet univers digne de Vol au-dessus d'un nid de coucou. Le récit saisissant qu'il en tire dévoile la face cachée de la société à travers le fonctionnement d'une structure où se concentrent tout son mal être et sa misère. Gestion des cas difficiles, hospitalisations avec et sans consentement, irresponsabilité pénale, manque de moyens... Faut-il enfermer pour guérir ? Une enquête terrible et nécessaire. Valentin Gendrot, trente-quatre ans, est journaliste. Il a publié, sous pseudonyme, Les enchaînés, un an avec des travailleurs précaires et sous-payés (Les Arènes, 2017). Il est l'auteur du best-seller Flic, un journaliste a infiltré la police (éditions Goutte d'Or, 2020).
Que se passe-t-il derrière les murs d'un commissariat ?Pour répondre à cette question, Valentin Gendrot a mis sa vie entre parenthèses. Il a suivi la formation de l'école de police de Saint-Malo et a fini par atteindre son objectif : devenir policier dans un quartier populaire parisien.Durant six mois, Valentin a intégré le commissariat du 19e arrondissement de Paris. Une arme à la ceinture, le journaliste sous couverture a rejoint une brigade dont certains membres tutoient, insultent et distribuent régulièrement des coups à des jeunes hommes noirs et arabes qu'ils surnomment "les bâtards". Valentin Gendrot ne cache rien. Il relate la précarité des conditions de travail, le suicide d'un collègue du commissariat, mais aussi les propos racistes émis par des agents de l'État, les bavures, la violence. Il raconte, en détail, comment il assiste au tabassage d'un adolescent noir par un collègue policier et découvre comment sa brigade étouffe l'affaire.Cette infiltration unique nous délivre les secrets que seuls les policiers partagent ; Valentin Gendrot nous ouvre l'antichambre où personne n'est jamais entré.Valentin Gendrot, 32 ans est journaliste indépendant. Depuis 2014, il s'est spécialisé dans l'infiltration. Il a écrit sous pseudonyme le livre « Enchaînés, un an avec des travailleurs précaires et sous-payés », paru en 2017 aux Arènes.