Valérie Bah
Valérie Bah
Dans le quartier de Chute-à-Tréfonds, la résistance s’organise face à la gentrification et aux ambitions d’une cinéaste documentariste.
On a chacun·e vécu plus que l'équivalent d'une maîtrise en mangeage de marde, et ce, par cumul de certificats en précarité, en instrumentalisation, en domination temporelle, complétés par une étude indépendante en détournement cognitif. Cette accréditation, il faut l'encadrer, l'afficher sur nos murs et puis mettre le feu à l'immeuble avant de déguerpir. À travers cette suite de récits sans concession, on voit apparaître et réapparaître des personnages résolus, damnés et triomphants dont on devine les liens au fil de la narration fragmentée. L'écrivaine trace, dans un style impitoyable, le portrait d'une sororité que n'arrivent guère à ébranler la violence sociale, les traumas et les faux-semblants. «Et pourtant, voici dans cette écriture de Valérie Bah, les enragé·e·s qui si peu ont su mourir, débordant d'amour et de pages à remplir, sublimant des chairs pleines que font frémir les accents de leurs âmes.» - Stéphane Martelly, préface
An exhausted security guard dreams of home. A sculptor and a pothead have great sex - in the shadow of wax ex-lovers. A diversity workshop devolves into a familiar nightmare. Throughout this deadpan collection, determined, damned, and triumphant characters appear and reappear, and their links become clear over the course of the fragmented narrative. The author playfully traces the portrait of the intertwined lives of a group of Black queer and trans friends as they navigate the social violence, traumas, and contradictions of their circumstances. Originally published in French in 2021 by les Éditions du remue-ménage, as part of the Martiales collection, the stories in Bah's The Rage Letters - set in Montreal and beyond - are sometimes brief, often conversational, and always generative of possibilities through the characters' desire, rage, and acts of rebellion.