Willy de Spens
Willy de Spens
Au Paraguay, Florent, jeune Basque intrépide, se retrouve mêlé malgré lui à une conspiration politique et à une histoire d’amour impossible.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Il est peu de vies plus romanesques que celle du comte Axel de Fersen, jeune Suédois venu en France vers la fin du règne de Louis XV. Dès le début de son séjour, il rencontre la dauphine Marie-Antoinette, dont il ne tarde pas à tomber amoureux. Amour passionné et sans espoir, auquel il ne peut s'arracher. Il regagne la Suède, où il s'était fiancé avant d'entreprendre son voyage en France, et la rupture de ses fiançailles lui permet de retourner à Paris. Il retrouve Marie-Antoinette devenue reine de France, mais le bonheur des deux amoureux est bientôt menacé : des soupirants jaloux accusent Fersen d'être l'amant de la reine, Louis XVI reçoit des lettres anonymes, des libelles injurieux circulent sous le manteau. Refusant les risques d'un scandale, qui ruinerait la réputation de la femme qu'il respecte et qu'il aime, Fersen part pour l'Amérique. Quand il en revient, la Révolution commence à gronder. Fersen multiplie les efforts pour protéger la reine. Conscient de la gravité des périls, il décide la famille royale à un départ clandestin, et organise les préparatifs jusqu'en leurs moindres détails ; c'est lui-même qui mènera la voiture des fugitifs hors de Paris. Mais la famille royale, arrêtée à Varennes, est ramenée aux Tuileries. Fersen ne se décourage pas. Il tente d'arracher Marie-Antoinette à ses geôliers, il parvient même à l'approcher une dernière fois... L'Assemblée décide alors d'interner Louis XVI et sa famille à la Tour du Temple. Fersen doit quitter la France. Séparé pour toujours de la seule femme qu'il ait aimée, pourra-t-il être heureux ? Ce récit, vivant et coloré, ressuscite les fastes de Versailles à son déclin, avant de nous précipiter dans la tourmente des grandes journées révolutionnaires. Il nous révèle l'âme secrète de Marie-Antoinette, et le vrai visage de son chevalier servant.
Jusqu'ici, Willy de Spens est surtout connu comme l'auteur de romans "romanesques" hauts en couleur, comme Angélique, la Vierge noire ou les Bois de Dompierre. C'est une face absolument nouvelle de son talent, qu'il nous révèle avec Stève. Ce récit d'un grand amour, tout en nuances et en demi-teintes, s'inscrit dans la plus grande tradition du roman français, celle qui commence avec la Princesse de Clèves, se poursuit avec Dominique, pour aboutir à Jacques Chardonne et à l'Épithalame. Ne craignons pas de dire que Stève supporte le rapprochement avec ces grands titres et ces grands noms, et que sa publication pourrait bien apparaître comme un événement littéraire. Un style extrêmement fin, linéaire et tendu, donne tout son prix à cette oeuvre hors pair, pleine d'émotion, de poésie et de pathétique contenu. On peut y voir une peinture nouvelle de l'amour, éclairée par un idéal de pureté qui ne peut se réaliser que dans la mort.
La veille de la bataille de Fontaine Française, le 4 juin 1595, un ligueur qui vient d'abandonner l'armée de Mayenne se présente au château de Fontenailles. Quelques jours après le débarquement du 6 juin 1944, un fuyard de la Milice vient chercher refuge dans le même château. Le temps est aboli : entremêlés avec une telle ressemblance que l'un paraît répondre à l'autre, les deux récits vont se poursuivre pour former une seule histoire.
Une des plus extraordinaires carrières criminelles que l'histoire judiciaire ait connues. Fils d'un vigneron de Langeais, en Touraine, Pierre Coignard fut un soldat hardi et « chapardeur », puis un redoutable malfaiteur condamné à quatorze ans de bagne. Évadé de Toulon, il trouva le moyen, grâce à quelques faux, de devenir colonel dans l'armée espagnole, puis dans l'armée française, sous le nom de comte Pontis de Sainte-Hélène, chevalier de la Légion d'honneur et de l'ordre de Saint-Louis. Et il aurait fini ses jours comme tel si, un matin qu'il passait ses troupes en revue, un ancien compagnon de bagne...