Xavier Deutsch
Xavier Deutsch
En 2087, au bord de l'hiver, à l'approche de Noël. Dans les Asturies. Un Français du Nord, Emile Poil, un type aussi vieux que le siècle, est payé pour convoyer un gamin, Antonin, vers un hameau de montagne. Et quoi ? Tout est réel ici, tout est doux. Le monde est apaisé. C'est le mot : apaisé. Il n'y a plus d'avions, plus d'internet, plus de tensions, plus de bruit. On parle autrement, on parle peu. On mange à la main, on se vêt de ce qu'on possède longtemps. Il y a des arbres qui produisent de l'électricité. Un vieil homme et un petit garçon qui marchent dans la montagne. Ça va très bien. Il neige. À PROPOS DE L'AUTEUR Avec ce roman, Xavier Deutsch propose un récit troublant, aiguisé, serein, qui redonne vie à l'avenir et repousse les figures imposées du catastrophisme.
À Baison, bourg perdu des Ardennes françaises, l’hiver s’achève dans une atmosphère de mystère. Basile Rouillon, maire désinvolte, voit son quotidien basculer quand une femme nue erre la nuit.
Deux histoires, une seule voix, à deux siècles de distance. La première est celle d'un garçon de dix-sept ans qui met ses Reebok pour aller courir, avale des gâteaux au chocolat pour éviter de réviser sa physique, pense à Florence qui lui envoie des lettres, a des problèmes sérieux avec son budget, sa mobylette, le cinéma, les ruses à utiliser pour échapper à ses parents. Bref, une vie ordinaire. Seulement voilà, les apparences peuvent être trompeuses. Huit lettres apparaissent à la fin de l'histoire et elle bascule. La seconde histoire raconte avec suspense les aventures de François de Maisonneuve, qui part aux Amériques. Il y a un trésor dans l'air, des cartes en os de baleine, des cabarets enfumés, de sales bonshommes et la révolution américaine qui approche. 1989 ou 1770 : avec une passion d'assoiffé, Xavier Deutsch invente des personnages qui ont en commun de penser que toujours le plus beau reste à faire.
Un roman lumineux au charme " rhomérien " par un des auteurs belges les plus estimés et reconnus dans son pays. Paul, le narrateur, est architecte, Achille un jeune rentier et Zoé une étudiante en lettres qui aime poser nue pour des artistes. Ils se sont connus tous les trois au lycée. Ils se sont parfois perdus mais toujours retrouvés, surtout autour d'une folle passion pour le XVIIIe siècle, ses jeux libertins auxquels ils vont jouer eux-mêmes, souvent de façon dangereuse. Alors que Zoé tombe entre les griffes d'un séduisant et cultivé magistrat érotomane, manipulateur et pervers, Paul succombe, lors d'un inoubliable bal masqué, aux charmes de la perfide Sigrid de Brune-Lanach. Mais heureusement, Achille veille... Grâce à l'amitié indéfectible qui soude le trio, l'imbroglio trouvera une issue tout à fait inattendue. Xavier Deutsch nous emporte avec beaucoup de talent dans un festival de faux-semblants, de chassés croisés amoureux avec mensonges et trahisons à la clé. L'exercice de style est tenu, l'intrigue se tisse et se dénoue avec un art certain du marivaudage. L'écriture est volontairement très ciselée mais les situations imprégnées d'une forte charge sensuelle viennent comme des contrepoints apporter beaucoup de modernité à ce texte d'une belle efficacité romanesque.
Tout va mal. C'est dur : Caracal est perdue. Elle ne sait plus où est le camp des guides, et son foulard est trempé. Elle engueule le ciel. Il est 21 h 12, la prairie est vide. Sous les tentes, presque toutes les filles dorment. Mouette, la chef, cherche Caracal dans la nuit. Dorcas lit Crime et Châtiment de Dostoïevski pendant douze minutes, Poney discute avec Malamute. La plus jeune, qui s'appelle Bénédicte et qui n'a pas encore de totem, écrit une lettre. Elle a peur. Elle écrit : « Ici, il y a quelque chose de cassé. » On ne retrouve toujours pas Caracal. Et puis, au bout de trois jours on la retrouve. Mais sa disparition reste obscure. Dans le camp des guides, il se passe des choses bizarres : des choses normales, comme dormir dans la paille, faire des kilomètres, ne pas avoir peur des chiens ni des guêpes, et des choses difficiles à faire. Mais Bénédicte veut comprendre ce qui s'est passé avec Caracal.
À l'ombre du mur, dans le cimetière de Charleroi, repose Ferdinand, l'oncle de Stéphanie. Mais quatre jeunes hommes ont décidé de répandre un parfum de poison sur ce sommeil : ils ont violé la sépulture de l'once Ferdinand. Dans la famille de Stéphanie, chacun fait face comme il peut. Le père ressort de vieux papiers, des textes écrits par son frère, Ten Kobalt, une pièce de théâtre que Stéphanie devrait jouer au lycée. Laurent, le frère, shoote plus fort dans son ballon de foot pour battre l'équipe de Liège. La mère est attentive et inquiète. Elle crie très fort pour se défouler dans les gradins du stade. Et Stéphanie monte sur scène. Elle jouera Marie-Madeleine dans Barabbas de Ghelderode. Barrabas, c'est Rodrigue. Il la réchauffe quand elle a froid et il ne pose pas de questions. Comme son oncle qui photographiait les nuages, Stéphanie scrute le ciel à la recherche de sa vérité. Elle glisse dans la ville endormie pour réveiller les secrets de Ferdinand. Rodrigue l'accompagne et la réconforte. Il s'approche d'elle en lui racontant de belles histoires. Mais il se pourrait qu'une autre histoire, plus terrible, les sépare.