ACADEMIE DES SCIENCES
-
- Préhistoire & Protohistoire
- Antiquité (jusqu'en 476)
- Moyen Âge (de 476 à 1492)
- Temps modernes (de 1492 à 1799)
- Époque contemporaine (depuis 1799)
- Histoire de France
- Histoire de l'Europe
- Histoire du Maghreb & du Moyen-orient
- Histoire de l'Afrique subsaharienne
- Histoire des Amériques
- Histoire de l'Asie
- Histoire de l'Océanie
-
- Maternelle
- Primaire
- Collège
- Seconde & Lycée voie générale
- Lycée voie technologique
- Lycée professionnel
- BTS
- DUT
- Cahiers de vacances
- Soutien & Entraînement Maternelle
- Soutien & Entraînement Primaire
- Soutien & Entraînement Collège
- Brevet des collèges (préparation)
- Brevet des collèges (annales)
- Soutien & Entraînement - Seconde & Lycée voie générale
- Baccalauréat général (préparation)
- Baccalauréat général (annales)
- Soutien & Entraînement Lycée voie technologique
- Baccalauréat technologique (préparation)
- Baccalauréat technologique (annales)
- Soutien & Entraînement Lycée professionnel
- CAP & BEP - bac professionnel (préparation)
- CAP & BEP - bac professionnel (annales)
- Prépas scientifiques
- Prépas littéraires
- Prépas commerciales
- Classiques - Textes & Commentaires
- Ouvrages pédagogiques de référence
- Pédagogie
- Concours & Examens supérieur
- Langues
Le mot « cause » est fréquemment employé dans des publications scientifiques, parfois sans conscience claire de ce qu'il implique. Ce terme a une histoire philosophique au cours de laquelle sa signification et son usage dans les sciences ont été tantôt défendus, tantôt critiqués. D'une part la recherche de causes naturelles est bien constitutive du projet scientifique, d'autre part le terme de cause peut facilement véhiculer des conceptions naïves de la relation entre causes et effets, dont les conséquences peuvent être de retarder ou de mal orienter la recherche de facteurs de causalité. Les sciences biologiques et médicales sont riches d'exemples de ce type. Plusieurs questions peuvent être posées. Quelle est l'utilisation présente de la causalité dans les sciences biologiques et médicales ? Quelles sont les difficultés particulières liées à l'établissement des relations de causalité ? Comment ces difficultés peuvent-elles être surmontées ? L'identification de conditions causales permet-elle de prédire la succession de phénomènes physiologiques ? Est-il souhaitable de conserver le langage causaliste pour décrire des situations où règne le multifactoriel ? Comment mieux décrire ces situations par d'autres langages, et est-ce toujours possible ? Les textes réunis dans cet ouvrage sont pour la plupart issus du colloque «Faut-il connaître les causes pour comprendre et intervenir ? Questions sur la causalité dans les sciences biologiques et médicales», organisé le 31 mai 2016 par l'Académie des sciences, sur l'initiative de sa section de biologie humaine et sciences médicales.
Les études sur les sciences se font actuellement dans des cadres divers, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur des sciences proprement dites. Les contributions des scientifiques à la réflexion sur leurs propres domaines au cours du siècle dernier ont été particulièrement marquantes, mettant en valeur la singularité de l'entreprise scientifique. Qu'en est-il de la rationalité scientifique aujourd'hui, dans un contexte où les questions de société ont un rôle de plus en plus déterminant dans les orientations touchant les sciences et dans la conception de ce que sont les sciences par rapport à d'autres activités sociales ? Des spécialistes de disciplines variées réfléchissent sur leurs démarches propres et sur les voies de leur créativité. Les textes réunis dans cet ouvrage sont pour la plupart issus du colloque « Les scientifiques et l'épistémologie : la rationalité scientifique aujourd'hui » (10 décembre 2014), organisé par le Comité Histoire des sciences et épistémologie de l'Académie des sciences.
Alors que les capacités de stockage n'ont jamais été aussi vastes et bon marché, alors que les données numériques sont véritablement le cerveau et le système nerveux du monde, rares sont les interrogations sur la préservation à long terme de toute l'information numérique. Cette question soulève un problème de plus en plus important : nos sociétés produisent des masses croissantes d'information, alors même que la durée de vie des supports numériques disponibles pour la conserver n'a jamais été aussi courte. Le stockage ou la sauvegarde à court terme ne soulèvent pas de question particulière, mais archiver de cette façon sur des décennies ou un siècle pose un tout autre problème, dans la mesure où les supports numériques n'ont qu'une durée de vie de 5 ou 10 ans environ. L'évolution de ces supports étant difficile à prévoir, seul un suivi constant des données et leur migration perpétuelle permettront d'en assurer l'archivage, avec un coût d'organisation important. Si ce problème est correctement abordé dans quelques organismes publics spécialisés, il est très largement ignoré du grand public ainsi que de la majorité des institutions ou entreprises. Une importante quantité d'informations personnelles, médicales, scientifiques, techniques, administratives, etc., est ainsi en réel danger de disparition. Devant ce constat, l'Académie des sciences et l'Académie des technologies ont créé un groupe de travail commun, avec l'ambition de faire le point sur le sujet. Le présent rapport se donne un périmètre précis en se concentrant sur la fraction de l'information qui garde sa valeur à long terme : documents soit personnels (souvenirs familiaux, données médicales, ...), soit publics (données scientifiques acquises lors d'expériences uniques, ...). Les stratégies possibles sont discutées et les différents supports de stockage utilisables sont passés en revue, avec une brève discussion de leurs qualités et limitations respectives. Le rapport évalue également la possible généralisation de la stratégie active à l'ensemble des besoins de la société. Enfin sont étudiés les disques optiques numériques enregistrables, pour lesquels une série de mesures alarmantes a été effectuée récemment. Les auteurs proposent quelques pistes qui pourraient conduire à des disques enregistrables de bien meilleure longévité et émettent quatre recommandations de nature à faire prendre conscience de ce problème général et des voies possibles pour le résoudre.