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Plongez dans Là où tu vas, une bande dessinée bouleversante où Étienne Davodeau explore, aux côtés de sa compagne Françoise Roy, le quotidien des personnes atteintes d’Alzheimer.
Elle s'appelle Françoise Roy. Son métier consiste à accompagner les personnes atteintes par la maladie d'Alzheimer et leurs proches dans leur vie quotidienne. Étienne Davodeau trouve que c'est là un métier passionnant. Alors il a demandé à Françoise de lui raconter au plus près les heures et les journées qu'elle passe dans l'intimité de ces femmes et ces hommes pour qui la qualité de l'instant présent est essentielle. Il lui a dit : "Là où tu vas, chaque jour, tu seras mes yeux et mes oreilles". L'idée est de raconter au plus près la singularité de ces existences au pays de la mémoire qui flanche tout en préservant l'intimité des personnes concernées. La bande dessinée peut faire ça. Un détail qui n'en est pas un donne une intensité particulière à ce récit : Françoise et Étienne vivent ensemble depuis longtemps. Depuis toujours, elle est sa première lectrice. Il sait qu'il n'aurait pas pu faire un livre comme celui-ci avec quelqu'un d'autre. Ce livre sera aussi, d'une certaine manière, un épisode de leur vie de couple et donc aussi le plus intime de ses récits. Comment côtoyer des gens qui ne vont pas forcément se souvenir de vous ? Que faire pour leur faciliter la vie au quotidien ? Grâce à Françoise, Étienne Davodeau nous donne à voir le quotidien de ces personnes malades, de leurs proches et de celles et ceux qui les accompagnent pour éclairer ce sujet dont l'importance ne cesse de croitre avec le vieillissement de la population.
Plongez dans Danser avec le vent, le nouveau récit graphique d’Emmanuel Lepage, où l’aventure aux îles Kerguelen se mêle à une réflexion poétique sur le réchauffement climatique et la vie en communauté extrême.
Novembre 2022. Douze ans après son premier voyage, Emmanuel Lepage embarque pour les îles Kerguelen. Cette fois-ci, contrairement au premier voyage, il restera sur place à l'invitation de Christophe Guinet, responsable des programmes éléphants de mer, pour qu'il puisse rendre compte de leur travail sur place. Pour lui c'est aussi l'envie de vivre le quotidien de ces reclus volontaires, soudés par la rudesse du climat, qui inventent d'autres façons de vivre ensemble. Mais Emmanuel n'est plus ce jeune dessinateur inconnu qui est monté à bord du Marion Dufresne en 2010. Son livre, Voyages aux îles de la désolation, est un "best-seller" qui est connu de tous là-bas. Il a même suscité des vocations ! Ensuite, il est accompagné pour ce voyage par une équipe de télévision d'Arte qui réalise un reportage sur Kerguelen dont il est le personnage central. Sur le bateau, Emmanuel se demande s'il arrivera à profiter pleinement de ce deuxième voyage qu'il attendait depuis longtemps... Emmanuel Lepage revient au récit de voyage avec l'envie de montrer les changements déjà à l'oeuvre sur ces terres éloignées en raison du réchauffement climatique. Et pour témoigner aussi de l'évolution de la société qui imprègne ces communautés des terres australes, de la manière dont les scientifiques travaillent sur place et vivent ensemble dans un climat extrême. Pour raconter ce long voyage effectué en 2022-2023, Lepage livre des planches d'une immense beauté, en grand format, pour représenter la nature en majesté.
La pauvreté fait tellement partie du paysage qu'on s'y est depuis longtemps habitué : elle est catastrophique pour celles et ceux qu'elle frappe, mais elle ressemble à une catastrophe naturelle, une fatalité dont il faudrait s'accommoder. Ce livre affirme le contraire. Il exprime un refus de la pauvreté, et de tout ce qui l'accompagne. Les auteurs démontent les mécanismes qui causent la pauvreté et la perpétuent d'une génération à l'autre. Olivier De Schutter, rapporteur spécial de l'ONU sur l'extrême pauvreté s'est basé, pour l'écriture de ce livre, sur sa mission en tant que rapporteur spécial de l'ONU sur les droits de l'homme et l'extrême pauvreté et les nombreux héros anonymes qu'il a pu côtoyer, pour partager leurs combats. Juan Mendez met son crayon au service des causes qui l'animent. Après avoir dénoncé avec Hervé Kempf comment les riches ravagent la planète, il suit la lutte des plus précaires pour survivre et pour vivre dans la dignité, en commençant par se faire entendre. Le récit raconte la chute de Germain, qui se trouve à la rue à la suite d'un enchaînement de circonstances : perte d'emploi, rupture familiale, coupure des liens sociaux. Puis, le surplace de Kevin, qui se bat comme il peut pour échapper aux stigmates hérités d'une enfance passée à se débrouiller face à la précarité, entre le recours à l'aide alimentaire et les relations difficiles avec les services sociaux. Enfin, on suit la campagne de Melissa, une jeune candidate politique qui refuse que la pauvreté soit un destin. Germain, Kevin, Melissa : les héros de cette histoire sont des êtres de fiction. Mais toutes les scènes qu'ils traversent sont bien réelles. Les statistiques, les obstacles à l'accès au logement, à l'enseignement ou à l'emploi, les expérimentations aussi : rien n'est imaginé. Comment s'étonner que, dans une société qui tolère des inégalités, certains soient moins bien lotis, et vivent avec le sentiment d'être exclus ? Et puisque certains gagnent, n'est-il pas inévitable que d'autres soient perdants ?
En juin 2019, Étienne Davodeau entreprend, à pied et sac au dos, un périple de 800 km, entre la grotte de Pech Merle et Bure. Des peintures rupestres, trésors de lhumanité encore protégés aux déchets nucléaires enfouis dans le sous-sol, malheur annoncé pour les espèces vivantes. Étienne Davodeau, sapiens parmi les sapiens, interroge notre rapport au sol. Marcheur-observateur, il lance lalerte dun vertige collectif imminent et invite à un voyage dans le temps et dans lespace. De quelle planète les générations futures hériteront-elles ? Quallons-nous laisser à celles et ceux qui naîtront après nous ? Comment les alerter de ce terrible et réel danger pour leur survie ? Il est de notre responsabilité collective davancer sur les questions énergétiques pour protéger la ' peau du monde '. Dans cette marche à travers la France, il est parfois accompagné damis, de sa compagne, mais aussi de spécialistes, quil convoque sur ces sentiers pour quils nous racontent lhistoire unique du sol de notre planète, ou encore celle du nucléaire et de ses déchets, dangereux pendant plusieurs centaines de milliers dannées. À la marge du témoignage et du journalisme augmenté, le Droit du sol marque le grand retour dÉtienne Davodeau à la bande dessinée de reportage.
Partez pour un voyage engagée de 800 km à pied entre Pech Merle et Bure, où Étienne Davodeau interroge notre héritage écologique. Une BD documentaire percutante sur les traces de nos ancêtres et les déchets nucléaires qui menacent notre futur.
Paris, 14 juillet 1939. Si le coeur est à la fête pour de nombreux Français, comme des touristes étrangers, venus à Paris visiter le musée du Louvre, d'autres s'inquiètent. Jacques Jaujard est de ceux-là. Alertés par une bande de joyeux drilles (Picasso, Cocteau et Dali) le directeur du musée prend la mesure de la menace qui gronde. L'heure est grave. La France risque d'entrer en guerre prochainement contre l'Allemagne. Il faut protéger les oeuvres exposées. Les cacher ! Après avoir étudié différentes possibilités, Jaujard, avec la complicité des employés du musée, commence clandestinement l'évacuation en quelques mois de tous ces chefs d'oeuvres : la Joconde, le Radeau de la Méduse ou la Victoire de Samothrace vers des lieux plus sûrs, tel le château de Chambord. Après Jesse Owens, des miles et des miles, seul Gradimir Smudja pouvait s'attaquer à une telle épopée historique avec autant d'humour et de richesse graphique. Un premier volume d'une mini-série par un auteur qui ne craint jamais de s'attaquer aux styles des grands maîtres, sans jamais les trahir. Pour réaliser le livre, Gradimir Smudja est entré en contact avec des descendants des personnes ayant participé à cette évasion artistique, pour recueillir des témoignages plus intimes. Un récit en deux parties.
Au commencement de ce projet, deux auteur.ices autobiographes. Edmond Baudoin était lancé pour un nouveau livre sur son rapport au corps et au désir des femmes. Alors qu'il est en panne, le contrepoint sans fard de son amie Aude Mermilliod donne une nouvelle perspective à sa réflexion en cours. Ensemble, iels dessinent un livre-conversation, à rebours d'une époque qui exploite les manichéismes là où elle devrait tisser des liens. Prendre le risque de se dévoiler, d'explorer des liens anciens et intimes pour se réconcilier avec la personne qu'on est aujourd'hui et bâtir celle que l'on sera demain. Aude Mermilliod a 39 ans et porte en elle la colère et le poids d'une société qui écartèle le corps des femmes autant que leur psyché. Nourrie de ses lectures d'Isabelle Sorente, Mona Chollet, Estelle Zongh Mengual ou encore Nathacha Appanah, son oeuvre est portée par un souffle féministe qui questionne autant qu'il répare. Edmond Baudoin a 84 ans et jouie des fruits d'une oeuvre installée qu'il continue de dessiner. S'il fut l'un des pionniers de l'autobiographie en bande dessinée, il reste habité de livre en livre par la volonté de toucher du doigt l'essence de l'humanité. Sautant d'un train fictif pour entrer à corps perdus dans le dialogue comme iels le feraient dans la danse, iels se réservent le droit que seule une longue amitié permet : celui de se heurter pour mieux discuter, de botter en touche lorsque l'on est acculé, d'insister parce que le coeur le permet, de se désaccorder pour mieux s'éclairer. Aude Mermilliod a besoin d'espace. D'un medium à elle et de blancs dans lesquels s'établir. Baudoin a un dessin organique qui sature et vibre au rythme d'une vie enveloppante. Jouant avec la liberté que seule la bande dessinée est capable d'offrir, ils composent à deux un récit dessiné choral sincère, qui polarisent leurs différences, leurs inspirations autant qu'ils les relient. Rêver la rivière où le livre qui se cherche. Comment se parler de consentement, d'engagement, de responsabilités et d'avenir lorsque l'âge et le genre nous ont façonnés différemment.
Derrière la trilogie du Seigneur des anneaux, vendue à plus de 150 millions d'exemplaires dans le monde et qui ne cesse d'être redécouverte de génération en génération, il y a un homme, un très sérieux professeur d'université, philologue et poète : Tolkien. Alternant les moments biographiques intimes de sa vie et les scènes tirées de ses romans, les auteurs nous montrent comment ces événements personnels sont à la source de la mythologie que Tolkien a créé. 1967, la contestation fait rage aux USA. Interprétant le Seigneur des anneaux comme une oeuvre dénonçant le capitalisme, des hippies vont à la rencontre de celui qu'ils imaginent être un des leurs, John Ronald Reuel Tolkien, honorable professeur à l'université d'Oxford. Refusant toute visite, le vieux professeur, né en 1892, en profite pour refuser également aux Beatles la possibilité d'en produire un film. En 1908, Tolkien, 16 ans, rencontre Edith. Il l'épousera en 1916, peu de temps avant de se rendre sur le front de la Somme. De juillet à novembre 1916, la bataille de la Somme fait 420 000 morts côté britannique. Cette expérience traumatisante sera la source du Retour du roi, troisième volume du Seigneur des anneaux. À son retour de la guerre, encouragé par son ami et collègue C. S. Lewis (futur auteur du Monde de Narnia), Tolkien se lance dans une oeuvre épique, créant une nouvelle mythologie, des langues, qui se retrouveront dès 1937 dans le Hobbit...
Automne 2022, une équipe de productrices de l'Ina, journalistes et historiennes lance un appel à témoignage pour recueillir les souvenirs de ce qu'était avorter en France avant 1975. Quand Falack, 60 ans, découvre l'annonce, c'est sa propre enquête intime et familiale qu'elle s'apprête à conclure : 54 années à essayer de découvrir la vérité sur le décès de sa grande soeur et le séisme personnel et familial qui s'en suivit. Car, au-delà des épreuves et des drames traversés par chaque femme qui avortait, c'est la société tout entière qui était emportée par les ondes de choc des tragédies et des deuils. L'INA a mené une enquête essentielle pour collecter la mémoire de ce qu'était l'avortement avant sa légalisation. Des femmes et des hommes qui ont vécu ou assisté à des avortements clandestins ont ainsi été enregistrés pour que cette mémoire ne soit jamais effacée. En coédition avec l'INA, cette BD raconte le parcours d'une femme qui a perdu sa soeur d'un avortement clandestin, ainsi que les coulisses de la collecte. Cette BD rappelle qu'il est primordial de ne pas oublier ce passé pas si lointain et rend hommage à celles et ceux dont le vécu douloureux, libératoire ou traumatisant est bien souvent resté secret. Le récit ne raconte pas seulement l'histoire des femmes, mais celle de toute la société française, pour éclairer les débats actuels et préparer l'avenir. ' Aucune femme ne recourt de gaieté de coeur à l'avortement. Il suffit d'écouter les femmes. ' Simone Veil
Comment juger la lutte contre le dérèglement climatique ? Dans les affaires climatiques, le rôle du juge est central : il doit se prononcer sur les accusations (qui vont parfois jusqu'à celle d'"écoterrorisme") formulées contre les activistes d'une part, mais aussi pour donner suite aux grandes "actions-climat" visant des États ou de grandes entreprises. La voie légale est-elle inutile ou insuffisante, ou est-ce un puissant levier de combat ? Le livre fait le point sur de grands jugements qui ont déjà été rendus sur ces questions afin d'explorer cette voie du juge, que ce soit contre des activistes, ou dans le cas où des initiatives citoyennes ont mené à des procédures judiciaires internationales. Les auteurs, professeurs de droit international en Belgique, sont allés à la rencontre de spécialistes, juges, mais aussi des activistes pour saisir leurs motivations, leurs interrogations et les conséquences dans leurs vies quotidiennes. Le récit débute par une action de désobéissance civile de type "code rouge" (à l'instar de celle du 16 décembre 2023, qui a entravé les activités d'aéroports belges utilisés par des jets privés), au cours de laquelle un groupe de 8 adolescents mobilisés pour la cause du climat sont arrêtés puis poursuivis en justice. En attendant leur procès, ils vont apprendre les risques qu'ils encourent pour ce type d'actions, en rencontrant des spécialistes du droit. Parallèlement, le récit revient sur de multiples "affaires du siècle" dans lesquelles des États ou des entreprises sont poursuivis et parfois condamnés pour inaction climatique : affaires Urgenda et Shell aux Pays-Bas ; instances engagées par de jeunes portugais et des aînés suisses devant la Cour européenne des droits de l'homme ; procédures consultatives engagées devant la Cour interaméricaine des droits de l'homme, le Tribunal international du droit de la mer et la Cour internationale de Justice...
Plongez dans l'énergie électrique des années rock avec Rock'n'roll (Tome 1) - Salauds de baby-boomers de Baru. Sept récits vibrants, entre anecdotes vraies et fiction, pour revivre l'âge d'or du rock et ses légendes.
"Le rock'n'roll, ça reste encore et toujours ma réserve d'énergie" Baru. La preuve par la bande dessinée. Sept récits indépendants, qui se répondent pourtant, comme autant de guitares électriques jouées par les plus grands. Hop, bande-annonce : Le 17 octobre 1966, les vieux du Comité des fêtes de Villerupt (le bled de Baru ado) n'ont pas pu faire venir Johnny Hallyday, alors ils se sont rabattus sur un jeune type, inconnu au bataillon. Comment c'est, son nom, déjà ? Ah oui, Jimi Hendrix... Hey Joe ! Ton Up Boy, c'est quoi, ça ? Un rocker qui faisait le ' ton ', c'est-à-dire qui arrivait à pousser sa moto au-delà des 100 miles à l'heure, soit 160 km/h, dans la circulation merdique de Londres, entre Chelsea Bridge et l'Ace Cafe, la Mecque des rockers... Le Daily Mirror de l'époque appelait ça le "Suicide Club"... Rater les Rolling Stones en concert une fois, quand on est fan, passe encore, mais trois mais quatre ? Comment est-ce possible ? C'est possible. Quel con ! À Beyrouth, à la fin des années 8o, en pleine guerre du Liban, les Rolling Stones, encore eux, ont sauvé les poules du vieux Mustapha. Satisfaction ! Et aussi : Fever, For your love, Skaï... Rock, rock, rock ! Après le succès de Bella ciao, voici le grand retour de Baru, Grand Prix d'Angoulême 2010, pour ces deux tomes sur le rock'n'roll, mêlant histoires vécues et fictions (tome 1), témoignages et autobiographie (tome 2 en 2027).
Trouver un toit. Un "chez soi" dans lequel on se sente bien... Trois amis, Nine, Lucca et Marie sont confrontés à ce problème, chacun d'une manière particulière : Lucca va se faire expulser de son squat, Nine est tétanisée à l'idée de partager son espace, et Marie a une addiction pour les tutos en ligne de bricolage. Au fil d'une déambulation urbaine, Chloé Cruchaudet nous livre une réflexion sur nos manières d'habiter le monde.
Quand Louis reçoit cette invitation dAgathe, il est un peu ému. Et intrigué. Il y a si longtemps. Même si elle ne lui avait plus jamais donné de nouvelles, il ne lavait jamais oubliée. Des quelques années quil a passées avec elle au bord de la Loire, Louis garde un souvenir ébloui. Alors il ne résiste pas à lidée de prendre quelques jours pour revenir dans la lumière du fleuve. Il décide de marcher vers le lieu de rendez-vous quAgathe lui a donné par mail. Cest le soir. Il fait chaud. Louis longe le fleuve avec plaisir et sur une plage décide de se rafraîchir avant darriver. Il se fiche à poil et entre dans leau. Erreur. Il perd pied et se met à dériver. Il ne panique pas et se laisse flotter sans lutter. Malgré le danger, il se sent bien. Le problème, cest quil commence à faire sombre et que le courant a déposé Louis sur lautre rive. Le voilà nu, devant parcourir quelques kilomètres à pied pour rejoindre le pont et revenir de lautre côté. Il attend la nuit noire et entame cette longue balade finalement assez drôle, et quil décrira plus tard comme magique. Il arrive à laube. Agathe nest pas là. La maison semble vide. À ce moment-là, il ne sait rien de ce qui va suivre. Il ne sait rien de la surprise quAgathe a réservée aux gens qui lont aimée... Après Lulu femme nue, voici un portrait de femme qui est aussi celui dune région, sur les rives de la Loire.
Plongez dans Loire, une bande dessinée poétique où Étienne Davodeau mêle souvenirs intimes, nature préservée et réflexion sur le temps qui passe.
1870. Arthur Rimbaud a seize ans lorsqu'il écrit les poèmes composant Les cahiers de Douai, à travers les poèmes d'un adolescent en révolte contre la misère, l'oppression et le racisme, ces textes aux thèmes novateurs portent les prémices de la poésie moderne... Il y a une évidence pour Damien Cuvillier d'illustrer ces poèmes écrits lors de l'adolescence du poète, qu'il a racontée dans les deux premiers tomes de Voleur de feu, sa biographie de Rimbaud en bande dessinée. Les cahiers de Douai est au programme du bac des 1re générale et technologique. Après une première fugue du 29 août au 5 septembre 1870, Arthur Rimbaud est recueilli par son professeur de rh.torique Georges Izambard. Il est hébergé à Douai chez les tantes de ce dernier, les demoiselles Gindre. Rimbaud dépose le 26 septembre 1870 chez le poète et éditeur douaisien Paul Demeny une première liasse de quinze poèmes. Il profite d'un second séjour en octobre à Douai, à l'issue d'une deuxième fugue, durant la guerre franco-prussienne, pour livrer à Demeny sept nouveaux sonnets. Il lui écrivit plus tard : ' Brûlez, je le veux, et je crois que vous respecterez ma volonté comme celle d'un mort, brûlez tous les vers que je fus assez sot pour vous donner lors de mon séjour à Douai '. Demeny n'en fit rien. Demeny vendit le recueil à Rodolphe Darzens, premier biographe du poète. Le recueil passa ensuite entre les mains de l'éditeur Léon Genonceaux et même entre celles de Stefan Zweig, qui acheta les deux liasses aux enchères de l'hôtel Drouot en 1914 et les conserva jusqu'à sa mort en 1942. Les poèmes contenus dans ces cahiers sont édités pour la première fois en 1891, dans Reliquaire, poésies. Une exposition à la maison des ailleurs à Charleville Mézières. Les dessins de ce recueil - en partie réalisés à la maison Rimbaud - et des pages de Voleur de feu y seront exposés de juin 2026 au début de l'année 2027 et seront présentés au festival Cabaret vert en août 2026.
Nous sommes en France, leau est montée et il ny aura pas de décrue. Face à ce nouveau phénomène, beaucoup de populations sont déplacées et survivent comme elles peuvent sur les terres émergées ou apprennent « à flotter ». Les grandes villes, comme les grands pôles industriels, sont, quant à eux, systématiquement entourés de digues et soumis à des normes sanitaires. Face à linsalubrité potentielle de ces modes de vie « hors des digues » et au danger quils représentent, les autorités invitent ces populations à venir rejoindre au plus vite les centres dhébergement durgence construits à la chaîne, sous peine de perdre certains de leurs droits citoyens. Une famille, qui a vu son habitat noyé par la montée des eaux, refuse dobéir à linjonction gouvernementale. Ils vivent sur une maison flottante. Jeanne, la mère, préfère cette liberté. Jeanne a deux fils, Hans et Groza, et un chien médium. Groza, un ancien CRS, traumatisé par son passé, ne parle plus que par onomatopées et a développé létrange manie de vouloir régler tous les problèmes. Hans vit une séparation douloureuse avec la mère de sa fille Vinee. Ils cherchent un lieu émergé où ils pourront vivre en paix, et sont prêts à lutter contre la nature déchaînée mais aussi contre les hommes, capables des pires bassesses pour survivre à ce monde en mutation. Un récit danticipation aux préoccupations très actuelles et personnelles, dont les deux tomes nous mènent dans des Pays de la Loire noyés par la montée des eaux.
Plongez dans L'âge d'eau (volume 1), une bande dessinée d'anticipation poétique et visuellement époustouflante, où une famille résiste à la montée des eaux et à l'oppression gouvernementale dans une France submergée.
' Zelba, vous vous mettez facilement à nu dans vos livres. N'avez-vous pas peur de passer pour une femme impudique ? ' Cette question revient souvent dans les échanges que l'autrice a avec les journalistes ou son public... surtout lorsqu'elle poste des histoires sur le désir féminin, la nudité, ou... la panne définitive de Lindbergh, son sex-toy favori, sur les réseaux ! Peur, pudeur... peu importe : ce qui est nécessaire selon elle, c'est de raconter le désir d'un point de vu féminin, sans tabou. Car c'est la pudeur que l'on attend des femmes qui les fait taire. Et leur silence entretient le male gaze... Pendant longtemps, le désir féminin a été (souvent mal) raconté par trop d'hommes et trop peu de femmes... Un désir passif, servant uniquement d'écran pour projeter les fantasmes masculins. Il est plus que temps de changer les choses ! Zelba revient à ses premières amours avec ce recueil qui propose 35 histoires d'une à quinze pages, déjà publiées sur ses réseaux, que Zelba a complètement redessinées pour les actualiser, et des récits inédits réalisés pour l'occasion. Avec l'humour qui la caractérise depuis ses débuts, Zelba n'hésite pas à aborder avec légèreté des sujets graves qui nous concernent toutes et tous : le désir (du point de vue féminin), le harcèlement, l'engagement face au changement climatique, la xénophobie...
En France, dans un futur proche. L'eau monte, les villes commencent à être submergées, l'ordre sécuritaire se doit de régner. Avec un récit toujours narré par un mystérieux chien bleu, nous retrouvons Hans, Groza, sa mère, Vinee et une foule de personnages marginaux... Chacun à son échelle sait que la société a besoin de réapprendre à vivre ensemble, si possible dans la joie. Ensemble, ces personnages hauts en couleur et gouailleurs peuvent créer une belle alternative. Le monde d'après. L'auteur nous propose un album singulier, inclassable, qui nous submerge d'émotion. L'Âge d'eau est une ode à la liberté, un chant d'humanisme total porté par un dessin délicat et hypnotique. Un récit d'anticipation aux préoccupations très actuelles et personnelles, dont les deux tomes nous mènent dans des Pays de la Loire noyés par la montée des eaux.
Plongez dans L’âge d’eau (volume 2), une fable graphique envoûtante où la montée des eaux redessine la France et l’humanité. Benjamin Flao y mêle écologie, poésie et résistance, pour un récit d’anticipation aussi hypnotique qu’essentiel.
Dans un journal intime, le narrateur rapporte ses angoisses et ses troubles. Il sent progressivement, autour de lui, la présence d'un être invisible qui semble se nommer le Horla. Il sombre peu à peu dans une forme de folie en cherchant à se délivrer de cet être surnaturel qui, chaque nuit, le terrasse et boit sa vie. Même si on connait ou croit connaître la nouvelle de Guy de Maupassant, la peur s'installe. Porté par le dessin charbonneux et expressif de Paul et Gaëtan Brizzi, le récit se dévoile sous une nouvelle forme. Les auteurs suggèrent des formes spectrales, un monstre indéfinissable. Frisson garanti. Publié en 1887, Le Horla est un modèle de la nouvelle fantastique, régulièrement étudié au collège. C'est aussi une description du dédoublement de personnalité qui menace toute conscience... ' La bibliothèque fantastique ' de Paul et Gaëtan Brizzi. C'est une nouvelle collection chez Futuropolis. À raison d'un titre par an, les frères Brizzi adapteront nouvelles ou courts romans de littérature fantastique. Après Guy de Maupassant, rejoindront la collection : Alexandre Dumas, Gaston Leroux...
Plongez dans L'éternité béante, un roman graphique audacieux où Albert Einstein rencontre Étienne Klein pour un voyage savant et loufoque à travers la science moderne.
Quand, au détour dun rêve, Étienne Klein tombe nez à nez avec Albert Einstein, cela engendre la rencontre la plus étonnante quil soit ! Un road-trip loufoque et savant où science et philosophie sentremêlent. Par leffet conjugué dun verre dalcool et dun disque des Stones, Étienne Klein se retrouve face à Albert Einstein, à notre époque ! Conscients que ce méta-rêve dans le métavers est une formidable opportunité, ils partent sur les lieux des grands événements et découvertes qui ont eu lieu depuis la mort dEinstein en 1955 Découvertes en physique quantique, nouvelles technologies, crise environnementale, conflits, conquête spatiale... Quel regard portera Einstein sur notre monde contemporain ? Étienne Klein (philosophe des sciences et vulgarisateur scientifique hors pair), Laurent-Frédéric Bollée (La Bombe, Les Illuminés), Christian Durieux (Les Gens honnêtes, Le Faux Soir) sassocient pour créer une uvre originale, véritable hommage à Albert Einstein. LÉternité béante est la toute première création dÉtienne Klein en bande dessinée. Un roman graphique virevoltant et malicieux sur une rencontre rêvée, croisant philosophie des sciences, théories quantiques et réflexions sur lhumanité et sa compréhension de lunivers. À travers la beauté des dessins de Christian Durieux se déploient les théories et la pensée dAlbert Einstein, souvent en avance sur son temps, et leur acuité dune actualité singulière.
Plongez dans Une bouteille à la mer, un roman graphique poétique et engagé où Isabelle Autissier et Zelba unissent leurs voix pour alerter sur l’urgence écologique des océans.
Au milieu de l'océan Arctique, Isabelle Autissier confie à la mer un SOS dans une bouteille... à l'attention de Zelba, avec l'envie de faire un livre à deux. L'une est une navigatrice de renom, première femme à avoir fait le tour du monde en solitaire, présidente d'honneur du WWF France et spécialiste de la mer, l'autre une autrice drôle et engagée et fut championne du monde junior d'aviron ! Ensemble, elles vont à la rencontre de personnes d'horizons différents, ayant en commun la protection des mers et océans : des spécialistes comme la biologiste Françoise Gaill, le professeur en écologie marine Didier Gascuel, l'ambassadeur des pôles et des océans Olivier Poivre d'Arvor ou encore la présidente de Sea Shepherd France, Lamya Essemlali. Avec ces témoignages et de beaux souvenirs de mer racontés par Isabelle Autissier, Zelba a réalisé un reportage, comme une nouvelle bouteille à la mer.
Entré dans le Patrimoine mondial en 2015, la Champagne a mis dix ans pour l'obtenir : un long, complexe et redoutable cheminement, avec de nombreux obstacles à surmonter. En parallèle, les auteurs racontent l'histoire de ces crus exceptionnels et ces terroirs. En commençant le récit par une comédie musicale, les auteurs rappellent le côté festif du champagne. Ils ont parcouru les côteaux de champagne et sont allés à la rencontre du conseil scientifique qui a réuni des experts bénévoles, urbanistes, architectes, géographes, historiens, paysagistes, juristes, spécialistes de l'environnement, de la biodiversité, de la viticulture, de l'oenologie, de l'aménagement du territoire, des collectivités locales qui ont oeuvré pour cette mission. Allant d'espoir en déception, ils ont réussi leur pari.
En septembre 1740, une escadre anglaise quitte Portsmouth à destination des mers du Sud. Son chef, le Commodore Anson, a pour mission d'attaquer et piller les prospères colonies espagnoles du Chili et du Pérou. Après une longue et pénible traversée de l'océan Atlantique, les vaisseaux atteignent le cap Horn à la mauvaise saison et subissent une succession de tempêtes qui les dispersent durablement. Après avoir raconté l'histoire de l'escadre du Commodore Anson, les auteurs se penchent sur le destin tragique d'un des navires, le Wager, d'après les souvenirs de John Byron, aspirant à bord du bateau et l'un des rares survivants. Un grand récit historique au souffle épique.
Plongez dans l'épopée tragique du Wager, navire anglais échoué en Patagonie en 1740. À travers les yeux de John Byron, survivant et futur grand-père du poète, revivez la survie extrême, les mutineries et l’espoir fou d’un équipage abandonné.
Jack London est un homme en mouvement permanent. En décalage avec tous ses voyages vers le nord qui firent ses plus grands succès littéraires, il y a un lieu qui le marque durablement : Hawaï. Il s'y arrête et y revient pour de longues périodes, dont la dernière à la veille de mourir. Il semble avoir trouvé là un point d'équilibre qui correspond à une aspiration profonde. Il nommera ce pays la ' terre de l'amour '. Il y séjourne à chaque fois avec Charmian Kittredge, qui partage officiellement sa vie depuis 1905. Femme indépendante, hors des carcans de son époque, Charmian va participer activement à la pensée, l'écriture et la postérité de London. Elle est son ' âme-soeur '. Il l'appelle ' Mate woman ' (compagne), elle le surnomme compagnon. Le récit s'inspire des écrits de London mais aussi de ceux de Charmian sur leur histoire, pour chercher en quoi Hawaï a influencé l'oeuvre de Jack London, surtout reconnu comme l'écrivain du Grand Nord, du Klondike et des forêts enneigées. Après ses adaptations des Larmes de l'assassin et du Vieil homme et la mer, Thierry Murat met en scène cette enquête littéraire avec brio où ses images amples rendent hommage à la noblesse de ce combat entre l'homme et la nature.