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« La tendance Sang & Foutre d'un hypothétique néo-néopolar est-elle en expansion ? [...] Bertrand Delcour publie "En pure perte", sur le même ton forcené. Dans une brève préface, l'inestimable Pouy agite les noms de Georges Bataille, Barbey d'Aurevilly et Tristan Tzara. C'est démesuré, mais "En pure perte" est plutôt démesuré aussi. Peu importe l'intrigue (la recherche d'une disparue dans une ambiance d'extrême nervosité). Il y a beaucoup de violence et de sexe, et un mélange pervers des deux, avec une bonne couche de sophistication littéraire par-dessus. [...] Les choix stylistiques, et autres, de Delcour, ne sont pas les miens, mais son livre est cohérent comme un ballon de rugby. À déconseiller toutefois aux âmes sensibles et aux estomacs fragiles ».
L'avertissement est là, dès les premières pages : ce livre n'est pas à mettre entre toutes les mains. Irish Stew, on le reçoit en pleine face, comme une réalité qu'on a toujours voulu ignorer mais dont on sait qu'elle est là. Les serial-killers, c'est fascinant, ça nous renvoie aux monstres de notre enfance, à la peur (tellement fondée) de descendre à la cave, au petit chaperon rouge, à l'ogre du petit Poucet. Alors, on risque de temps en temps un coup d'oeil par le trou de la serrure des faits divers ; on frissonne, on fait la grimace, puis on remet la clé et on verrouille la porte. Mais ici, pas question, ce n'est plus vous qui décidez, c'est le tueur. Et quand il nous parle de lui, c'est un peu de nous tous, de cette petite voix en nous qui, parfois, ose avouer qu'on a envie de tuer. Eh oui, cet être inhumain est l'un des nôtres, et c'est bien ce qui nous dérange. Alors, prenez garde : vous avez bu le seul poison qu'il est impossible de recracher. Les images et les idées que j'ai semées dans vos tê
Respire le bon air de chez nous, amigo... ! Ça va être la belle vie pour toi... Fais-toi plaisir... Fais-nous plaisir... Et profite...