Brigade mondaine
Debout, le visage aussi inexpressif qu'un masque, se tenait une femme blonde. Un corset baleiné noir et lacé dans le dos la serrait à l'étouffer. Dans sa main droite, elle tenait un petit objet vert qui montait et descendait avec une précision diabolique vers l'homme, entravé sur un lit près d'elle. Un yoyo. Un simple yoyo. Avec quatre lames de rasoir collées à l'intérieur...
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Encore cinquante mètres, encore quarante, plus que trente, plus que vingt ! Melissa courait à perdre haleine dans la nuit glacée du bois de Boulogne. Elle seule avait reconnu les phares oblongs, les seuls phares qui puissent être ceux du cabriolet BMW de Coco. Elle allait le retrouver son mac, son julot, son dieu vivant au membre inépuisable, un dieu incroyablement doux et attentif quand il lui faisait l'amour. - Coco ! Coco ! Ah, je savais..., eut-elle le temps de crier, avant de s'écrouler, horrifiée. Là-bas, à Montparnasse, Francis sifflotait en nouant sa cravate rose. - Tchao Coco ! Maintenant le premier gigolo de Paris, c'est moi !
Un homme agonise, la gorge déchirée, et murmure avant de mourir : « L’Ange… les griffes… ». Aimé Brichot, inspecteur de la Brigade mondaine, plonge dans une enquête aussi sanglante que mystérieuse. Qui se cache derrière ce surnom énigmatique ?
Carol, jeune femme déterminée, se retrouve piégée dans un jeu de pouvoir et de vengeance après une agression insoutenable. Dans ce thriller érotique audacieux, la quête de justice bascule vite dans une spirale de violence et de passion interdite.
L'Allemand fit claquer ses bottes noires et s'approcha de Christine, nue sur sa croix. D'un geste mécanique, il passa sa main sur le corps meurtri de la jeune Française. - Dommage que tu ne sois pas blonde, tu aurais fait une merveilleuse recrue. Tu vas subir ta dernière épreuve, comme toutes celles de ta race. Pour le nouveau Reich !
Téreza contempla dans la glace son corps juvénile avec une jouissance non dissimulée, un bras replié sur la poitrine, tordant sa taille pour mieux scruter le galbe de ses reins. Madame Brozek soupira : - Tu ne sens rien ? La jeune prostituée haussa les épaules. - Rien du tout, c'est incroyable, non ? je pourrai presque me balader comme ça sans même y penser. Et pourtant, Téreza portait maintenant dans son ventre un objet qui signifiait la mort d'un homme. Et elle le savait...
Saluée par les flashes des journalistes et par un tonnerre d'applaudissements, Nadia exécuta une révérence parfaite sur le podium. Tendant son visage radieux vers la lumière, elle vit la main trop tard. Un liquide lui brûla atrocement les yeux. Du vitriol. Dans la salle, un parfum à base d'orange et de lavande se diffusait. Celui de la Dame en gris...
Les yeux hallucinés, l'homme s'était complètement déshabillé. Lentement, il baissa la tête, son crâne étrangement déformé dirigé vers le ventre de la fille. Enfin, il allait pouvoir. Tuer la fille et renaître. Devenir un autre...
Du canal en bas leur parvenait la musique stridente du Carnaval. Venise... devenue pour un jour le lupanar de l'Europe ! Il y eut un déclic, la ceinture desserra son étreinte et Marie-Claire fut inondée par les délices de sa liberté retrouvée. Brutalement, la main du prince s'enfourna dans son ventre. Elle se tendit, crucifiée sur le marbre.
Les vêtements arrachés, ses seins blancs écrasés dans l'herbe humide du terrain de golf, Eliane rampait vers la haute silhouette qui la dominait - Avant de me tuer, donne-moi au moins du plaisir, supplia-t-elle en s'offrant. Le club se leva lentement, brillant dans le soleil - Non, non ! hurla-t-elle dans un sanglot.
Ses mains gantées sur le volant de noyer, Ivan Sadov conduisait lentement la Rolls à l'intérieur de la Grande Réserve. Au claquement sec derrière eux, de la grille qui se refermait, le coeur de Charlotte se serra. Encore quelques instants... Puis, ils pénétrèrent dans un enclos où l'odeur était insupportable.
Sur l'écran se déroulait la séquence filmée à peine un quart d'heure plus tôt. Devant l'unique spectateur, athlète, aux cheveux de lin, Marie-Martine Parker et Tagore se livraient, en gros plan, à une scène d'amour démente. Philippe Delvau faisait partie d'une catégorie très spéciale de voyeurs...
Le gardian s'approcha de Lulu, déjà installée su le lit. - Tu te souviens du type qui t'a raccompagnée l'autre soir ? demanda-t-il d'un ton faussement indifférent. - Oui. Un client de Julia. Il voulait la revoir... Le regard de l'homme noircit. Ainsi Lulu avait marché dans la combine du flic, dé
Le corps offert, ses cheveux d'ange en une auréole lumineuse sur l'oreiller, Évelyne gisait inconsciente sur son lit. Le regard fou de l'Égyptien ne parvint pas à se détacher de sa victime. Brusquement, une douleur atroce lui traversa l'épaule. Une main poilue le projeta en arrière. - Sibha ! ordonna le géant. Elle est sacrée. Elle appartient au Pharaon. C'est elle qui lui donne l'Immortalité.
Les murs de la chambre étaient capitonnés comme la porte. Il y avait des doubles vitres à la fenêtre. - Du dehors on entend rien de ce qui se passe ici, expliqua Marc Loiseau, en décrochant une cravache. A poil et vite ! La secrétaire se déshabilla en tremblant. Elle ne pouvait pas se permettre de désobéir à monsieur Loiseau. C'était son patron.
Ling, cambrée, la poitrine fabuleuse, n'avait plus sur elle qu'un collier de jade lourd enroulé plusieurs fois. Elle dénoua son chignon et se mit à aller et venir devant Boris. Soudain, une silhouette surgit en pleine lumiere. C'était l'homme à l'oeil de verre.
Terrorisée, Ingrid gardait les yeux fermés. Une poutrelle lui sciait atrocement le ventre, ses jambes pendaient dans le vide, soixante mètres au-dessus du sol. La voix du bourreau lui parvint dure, tendue : - Rampe ! Sous ses paupières closes, Ingrid eut le sentiment que la Tour Eiffel était prise de folie et qu'elle tournait autour d'elle à une vitesse vertigineuse...
Ses yeux ne s'allumaient que pour deux choses. Le meurtre. Et l'amour. Le prisonnier avança la bouche vers les lèvres gonflées de Jane et ses mains se mirent à pétrir le corps souple et tiède qui se laissait faire avec un total abandon. Il était qu'aucune violence ne lui tirerait le moindre mot. Le gardien, témoin paralysé de la scène, le savait mieux que quiconque.
Des yeux très noirs, étrangement brillants dans une face de hibou, suivaient minutieusement la scène. L'homme, un quadragénaire, suait à grosses gouttes. Sa main, dans sa poche, se crispa autour d'un long poinçon effilé. Une alène de cordonnier.
Le Scania d'Alfred Desiderio approchait la frontière italienne. Puissant et tranquille, semblable à des milliers d'autres camions. Mais sa remorque avait un double fond et dans l'habitacle minuscule, camouflé derrière des amoncellements de matériel hi-fi et vidéo, quatre filles endormies depuis le départ de Paris...
Les huit filles se dévoilaient au regard de Marcel. Toutes absolument nues, elles étaient mieux que jolies. Immobiles, statues de chair offerte. - Geneviève! Docilement la fille s'avança, les joues rosies. Alors, avant d'ouvrir le dossier, Marcel la fit tourner lentement sur elle-même.
La vieille machine à imprimer haletait sèchement, comme si elle avait des difficultés de respiration. Dans la lumière venue de l'atelier, les reins d'une fille renversée sur une poubelle se bombaient par saccades. Nus... Waller Capuccino prit une inspiration et se rua en avant. La fille se mit à gémir. Exactement au même rythme que la machine.
Le reggae lent et sensuel qui s'enroulait autour des corps enchevêtrés, à moitié dévêtus, s'arrêta soudain. Monstrueusement boursouflée de graisse, encastrée dans un fauteuil roulant, une femme venait d'apparaître. Sa tête, minuscule, ressemblait à celle d'un oiseau au bec cruel. La veuve San Dimaro allait assouvir sa vengeance.
Les dossiers Brigade mondaine de cette collection sont fondés sur des éléments absolument authentiques. Toutefois, pour les révéler au public, nous avons dû modifier les notions de temps et de lieu ainsi que les noms des personnages. Par conséquent, toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé serait totalement involontaire et ne relèverait que du hasard...
Le célèbre chef d'orchestre tressaillit violemment au moment où Estelle poussa son long gémissement, de plaisir. Il ferma les yeux, submergé par une excitation sauvage. Cette voix de femme, chantant, modulaire son désir, le plongeait dans une ivresse inouïe. C'était celle qu'il cherchait depuis des années, celle dont il avait tant besoin pour composer sa grande Symphonie Érotique. Le musicien fixa longuement Estelle à travers la glace sans tain. Elle était en sa possession, à tout jamais...
Jamais elle n'aurait imaginé se voir accueillir par un quadragénaire déculotté. Surtout par quelqu'un d'aussi timide et complexé que son voisin. Elle rit et s'avança, tranquille. - Alors pépé, fit-elle en se cambrant, c'était donc ça. Je vous fais peur ? C'était juste ce qu'il ne fallait pas dire et elle le comprit instantanément.
Lentement, Odile fit glisser son vison sur l'épaisse moquette de la suite luxueuse. Son client la fascinait. Avec tous ces dollars dans une mallette ouverte à quelques pas... Il lui tendit une coupe de champagne. La voix de l'homme se fit rauque, impatiente : - Alors, belle panthère, ce soir, c'est le grand jeu ?
Plus les années passaient, plus Gilbert Marinier était dévoré de pensées libidineuses. Et jamais assouvies : en bon Nantais de souche, il avait reçu une éducation catholique poussée. Résultat : le sens du péché le minait, et il séchait sur pied, en butte à des insomnies tenaces et brûlantes.
"Muriel gisait, ligotée sur le dos, dans la clairière. Les yeux dardés vers ses bourreaux avec des appels terrorisés dans les prunelles. - La planchette, ordonna le pêcheur bulgare. - Oh non !... gémit-elle dans son bâillon. Elle avait compris : son supplice ne faisait que commencer..." La planchette bulgare est le 27e opus de la collection Brigade mondaine de Michel Brice.
Les trois hommes se levèrent cérémonieusement à l'apparition de la grande fille nue. Aussi blanche et blonde qu'ils étaient noirs. Trois Soudanais. Elle fut submergée par la rage. - Qu'est-ce que cela signifie ? Tu m'avais promis... Valéry émit un petit ricanement. - J'avais promis de ne pas te toucher, Caroline. Je ne t'avais pas promis qu'on serait seuls ! Elle se précipita sur lui, griffes en avant, mais déjà elle se savait vaincue. Pourtant, les nouvelles exigences de Valéry lui étaient insupportables !
Avec des gestes presque tendres, Bertil de Malrose extirpa la tête grandeur nature de son emballage. Un visage de fille ravissant, au nez retroussé, aux longs cils battant les pommettes, avec une bouche très rouge grande ouverte. Un joli jouet réservé aux adultes... Poussant un soupir de bonheur, Bertil se prépara à recevoir l'hommage de la tête de plastique aux cheveux blonds...