Développement durable et innovation ins
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Il est temps aujourd'hui de jeter un regard rétrospectif sur les tentatives de réformes environnementales de ces dernières décennies, conduites sous l'égide du développement durable. Ce livre nous éclaire, dans un langage vivant et toujours informé sur les succès et échecs enregistrés, et sur leurs raisons structurelles. Diminution des nuisances dans les pays riches mais augmentation des flux de pollution dans le monde, industriels et consommateurs limités dans leurs engagements par des modes de fonctionnement économique, et dans l'opinion publique une évolution sans révolution, ressortent comme des axes forts de notre histoire environnementale récente. Contesté par les mots d'ordre de décroissance ou ceux d'une sortie de crise affaiblissant les critères écologiques, le développement durable demeure un principe légitime, mais forcé de redéfinir les conditions de son opérationnalité.
La compensation carbone est un artefact économique à l'usage des collectifs et des particuliers. Elle entend contrebalancer des émissions de gaz à effet de serre par le financement de projets techniques réduisant d'autres émissions comparables. Mais ce marché créé de toute pièce est-il fiable ? Est-il réellement un outil de lutte volontaire contre le changement climatique ou n'est-il qu'un leurre favorisant l'inertie de nos modes de vie ? Quelle idée de responsabilité et de justice, entre le Nord et le Sud notamment, la compensation porte-t-elle ? Le débat est plus que jamais d'actualité, en réponse au succès croissant de ce marché mais aussi à la nécessité désormais reconnue d'agir vite et sans détour contre les effets délétères de nos activités humaines. Répondre à ces questions dépasse la simple analyse critique : poser un regard sur la compensation, c'est aussi s'interroger sur nos fonctionnements psychologiques et sociaux, ainsi que sur les valeurs qui les sous-tendent.
Ce livre présente et discute les différents instruments de politique publique existants ou projetés pour réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. Y sont examinés, tant les aspects économiques, sociaux, qu'éthiques de ces instruments, en réservant une place particulière aux questions liées à l'équité.
Le développement durable a été créé par la communication des entreprises pour réenchanter l'économie et fournir un thème consensuel sur nos modes de développement. À partir de nombreux travaux scientifiques internationaux, l'auteur démontre que la communication sur le développement durable, loin de relégitimer la place de l'entreprise, engendre des effets pervers qui vont bien au-delà des simples attaques en greenwashing.
Avec une population de 9 milliards à l'horizon 2050 et un environnement planétaire dégradé, nous n'échapperons pas à des sociétés plus sobres. Qui croira en effet qu'on peut découpler la création infinie de richesses matérielles, mesurée par le PIB, d'une consommation elle-même croissante de ressources énergétiques, minérales et biotiques ? Comment dès lors basculer sans violence vers des modèles plus sobres du vivre-ensemble ? Sur quels leviers nous appuyer ? À quoi pourrait ressembler le nouveau paysage social et institutionnel, économique et techno-scientifique ? Cet ouvrage traite de l'avenir de notre vivre-ensemble dans un horizon de limitation des ressources naturelles et énergétiques. Un tel ensemble de réflexions fait suite au « Pacte écologique » et aux prises de position de la Fondation Nicolas Hulot présentées ici, donnant lieu à une série de contributions aux signatures prestigieuses sur ce que pourrait être une société sobre et désirable.