Documents, témoignages
En 1981, à la photographe chargée de son portrait officiel, François Mitterrand confie : « Tenez compte que je suis un écrivain avant d'être un homme politique. » De fait, il sera le seul président de la V République à poser un ouvrage à la main. Bien avant, François Mitterrand fut un enfant avide de lectures, un élu polygraphe. Et si sa vie publique n'était qu'un enchâssement dans une autre, plus grande, celle de la littérature ? Pour la première fois, cet ouvrage réunit les entretiens de François Mitterrand à la radio et à la télévision consacrés à la pensée, à la culture, reléguant pour un temps les affaires courantes. De confidences intimes en échanges passionnés avec les grandes figures littéraires de l'époque, il présente l'homme politique sous un autre jour, celui d'un admirateur des lettres, de tout ce qui est écrit, et dont la carrière a failli être celle d'un écrivain. À travers ces archives, où tout est politique sans l'être vraiment, les lecteurs découvriront la façon dont le verbe et la lecture peuvent façonner le rapport au monde de celles et de ceux qui nous gouvernent.
Qu'est-ce qui nous amène à vouloir repousser nos limites humaines ? Que nous apprennent la connaissance et l'exploration de l'espace comme de l'Univers ? Pourquoi faut-il continuer à imaginer et à financer de grands projets scientifiques ? Pourquoi regarder vers les étoiles, c'est s'intéresser à notre planète ? Comment la science peut-elle résister aux conflits internationaux ? Dans un dialogue vif et engagé, Thomas Pesquet, astronaute, et Étienne Klein, physicien, répondent à toutes ces questions et à bien d'autres, et partagent avec nous leur passion pour les découvertes, la science, les infinis. Toujours avides de nouvelles expériences et défendant un optimisme raisonné, ils nous invitent à travers ce livre à continuer à rêver, mais lucidement.
« La question primordiale, c'était préserver la dignité, pouvoir se regarder dans les yeux des autres, et se sentir soi-même un homme plus fort que l'ennemi. C'était la première condition pour survivre. » En 1998, Henri Krasucki, ancien dirigeant de la CGT, figure majeure du mouvement ouvrier, livre vingt heures d'un témoignage exceptionnel à la Fondation pour la mémoire de la déportation. Il y raconte dans le détail son entrée dans la Résistance, son activité clandestine au sein du groupe des jeunes Juifs de la MOI, l'arrestation en mars 1943 et la déportation à Auschwitz, la vie au camp de Jawischowitz et la marche de la mort en janvier 1945. Ce document inédit est aussi un témoignage rare et précieux sur une enfance joyeuse et militante dans les rues de Belleville, et les années du Front populaire tandis qu'Henri Krasucki exerçait des fonctions de direction au sein des Jeunesses communistes. Le texte, très personnel, au plus près de l'expérience vécue, est d'une émotion puissante. Un homme s'y dévoile. Voici un livre dont la matière première historique est extraordinaire » LE MONDE DES LIVRES « Un immense message d'espoir. Un livre à lire, relire, offrir et méditer tant il est riche d'enseignements. » LIBERATION « Un témoignage bouleversant. » LIRE MAGAZINE
Qu'est-ce qui nous amène à vouloir repousser nos limites humaines ? Que nous apprennent la connaissance et l'exploration de l'espace comme de l'Univers ? Pourquoi faut-il continuer à imaginer et à financer de grands projets scientifiques ? Pourquoi regarder vers les étoiles, c'est s'intéresser à notre planète ? Comment la science peut-elle résister aux conflits internationaux ? Dans un dialogue vif et engagé, Thomas Pesquet, astronaute, et Étienne Klein, physicien, répondent à toutes ces questions et à bien d'autres, et partagent avec nous leur passion pour les découvertes, la science, les infinis. Toujours avides de nouvelles expériences et défendant un optimisme raisonné, ils nous invitent à travers ce livre à continuer à rêver, mais lucidement. Une invitation au savoir et à l'aventure interprétée par les captivants Loïc Corbery, Christian Gonon et Stéphane Varupenne de la Comédie-Française. Couverture : Pascal Ito © Editions Flammarion
L'oubli commence par les noms propres. Où fuient les mots ? Et comment les en empêcher ? Le peut-on vraiment ? Qu'est-ce que vieillir fait au langage ? Barbara Cassin est allée poser ces questions à des interlocuteurs qui, toutes et tous, ont à travailler avec les mots et la mémoire. Elle a ainsi dialogué avec un poète, Michel Deguy ; des neuroscientifiques : Laurent Cohen, Raphaël Gaillard et Marc Verny ; un psychanalyste, ou plutôt deux, Françoise Gorog et Jean-Jacques Gorog ; une cinéaste polyglotte, Nurith Aviv ; un mathématicien-philosophe, Alain Badiou ; une anthropologue, Vinciane Despret. Et même plusieurs intelligences artificielles, pilotées par l'ethno-computationnaliste Daphné Marnat. L'oubli est-il la condition de la mémoire ? En s'interrogeant sur les mots qui fuient, Barbara Cassin explore pour de bon l'âge qu'on a et l'époque qu'on vit.
« Je suis une femme ménopausée. Suis-je encore une femme ? Qu'est-ce qui a changé en moi, lentement et soudainement, entre mes quarante-cinq et mes cinquante-cinq ans, qui me pousse à me poser cette question pour la première fois de ma vie ? » Toutes les femmes traversent cette longue transformation hormonale qui s'achève avec la fin de la fertilité : qu'elles aient des enfants ou non, qu'elles soient hétérosexuelles ou homosexuelles, riches ou pauvres, occidentales ou non occidentales. La ménopause est une métamorphose néanmoins méconnue ; ses effets physiques, psychiques et sociaux n'ont pas été pensés. Et si cette expérience existentielle permettait aux femmes d'être elles-mêmes ? Articulant avec finesse vécu personnel et analyse conceptuelle, Gloria Origgi inscrit enfin la ménopause dans l'histoire des idées. « Une lecture précieuse pour penser autrement la seconde moitié de la vie des femmes » PSYCHOLOGIES « Articulant avec finesse vécu personnel et analyse conceptuelle, Gloria Origgi inscrit enfin la ménopause dans l'histoire des idées » ACTUALITTE « Gloria Origgi livre un manifeste de la femme libre. Indispensable pour revendiquer la seconde partie de nos vies ! » MARIE CLAIRE
En 1986, une bande d'étudiants lance un magazine comme on monte un groupe de rock : sans expérience ni moyens, mais sous haute influence et animés par cette fièvre de la jeunesse capable de toutes les audaces. Ce « fanzine », Les Inrockuptibles, va devenir un véritable phénomène éditorial et se transformer au fil des années en un mensuel épuré et luxueux, réputé pour ses interviews fleuves, puis en un hebdomadaire en prise directe avec les agitations de la culture et de la société. À l'occasion de son quarantième anniversaire, c'est un pilier de la rédaction pendant près de trente ans qui fait le récit du journal, en réunissant les témoignages de ses rédacteurs et dirigeants, et notamment ceux de tous les fondateurs historiques. Au rythme des changements d'adresse et de périodicité, il nous embarque au coeur d'une histoire d'amitiés et d'affinités électives autour du rock, du cinéma, de la littérature et de toutes les formes d'interventions culturelles, sociales et politiques qui ont marqué l'évolution d'un magazine unique, résolument indépendant, et des époques dont il fut le miroir.
Vous ne savez probablement pas ce que signifie le mot schmattès. C'est en pensant à vous que j'ai écrit ce livre. S'il ne s'agissait que d'une question de traduction, je dirais que schmattès veut dire « fringues » en yiddish, et l'affaire serait pliée. Mais voilà, il n'y a pas qu'un mot derrière le schmattès : il y a un monde englouti. Et c'est pour cela que j'ai voulu écrire ce livre. Figurez-vous que je suis un véritable schmattologue. Depuis ma naissance, je vis entouré de gens qui ont fait du schmattès. J'y ai travaillé moi aussi, parmi les Juifs du Sentier, dans cet univers si singulier où l'on vend, où l'on coud, où l'on négocie, où l'on rêve parfois. J'y ai laissé quelques plumes, et même quelques dettes, avant de réussir, autrement dit de réussir à m'en sortir. J'ai voulu laisser une trace de ce métier, cette aiguille qui a nourri mes arrière-grands-parents, mes grands-parents, mes parents et moi-même pendant des décennies. On écrit beaucoup sur la haute couture - je comprends pourquoi - mais ce n'est pas une raison pour oublier la basse couture. D'autant que le chiffon pourrait bien nous aider à percer quelques mystères du capitalisme. « Une plongée drôle, passionnante et sensible. » LES ECHOS « Un récit personnel, réjouissant. » WEB - VOGUE « Schmattès est une pépite d'humour. » PRESSE ECRITE - LIRE MAGAZINE «C'est très drôle, avec beaucoup d'autodérision et une sacrée plume. Un moment sympathique de lecture. » France INTER - ALEXANDRA BENSAID - ON N'ARRÊTE PAS L'ECO
Vous ne savez probablement pas ce que signifie le mot schmattès. C'est en pensant à vous que j'ai écrit ce livre. S'il ne s'agissait que d'une question de traduction, je dirais que schmattès veut dire « fringues » en yiddish, et l'affaire serait pliée. Mais voilà, il n'y a pas qu'un mot derrière le schmattès : il y a un monde englouti. Et c'est pour cela que j'ai voulu écrire ce livre. Figurez-vous que je suis un véritable schmattologue. Depuis ma naissance, je vis entouré de gens qui ont fait du schmattès. J'y ai travaillé moi aussi, parmi les Juifs du Sentier, dans cet univers si singulier où l'on vend, où l'on coud, où l'on négocie, où l'on rêve parfois. J'y ai laissé quelques plumes, et même quelques dettes, avant de réussir, autrement dit de réussir à m'en sortir. J'ai voulu laisser une trace de ce métier, cette aiguille qui a nourri mes arrière-grands-parents, mes grands-parents, mes parents et moi-même pendant des décennies. On écrit beaucoup sur la haute couture - je comprends pourquoi - mais ce n'est pas une raison pour oublier la basse couture. D'autant que le chiffon pourrait bien nous aider à percer quelques mystères du capitalisme. « Une plongée drôle, passionnante et sensible. » LES ECHOS « Un récit personnel, réjouissant. » WEB - VOGUE « Schmattès est une pépite d'humour. » PRESSE ECRITE - LIRE MAGAZINE «C'est très drôle, avec beaucoup d'autodérision et une sacrée plume. Un moment sympathique de lecture. » France INTER - ALEXANDRA BENSAID - ON N'ARRÊTE PAS L'ECO
Dans les années 1970, Renaud Camus est un jeune auteur branché, porte-drapeau de la cause gay et proche de la gauche. Il n'a qu'une ambition : devenir un « grand écrivain ». Un demi-siècle plus tard, il est le maître à penser des extrêmes droites mondiales, reclus dans son château. Sa théorie du « grand remplacement » attise la haine des étrangers, jusqu'à être brandie par des terroristes prêts à tuer. Comment passe-t-on de Roland Barthes et Louis Aragon à Marine Le Pen et Jordan Bardella ? Des backrooms de New York aux conciliabules avec les idéologues de l'Amérique trumpiste ? Voici racontée la mue d'un écrivain devenu le prophète de malheur de l'Occident. Une plongée vertigineuse dans la psyché d'un homme, qui révèle la bascule d'une époque. « Un livre enquête glaçant et fascinant. » SUD OUEST « Un ouvrage utile, sec, redoutablement documenté et terriblement actuel. » FRANC-TIREUR
Dans les années 1970, Renaud Camus est un jeune auteur branché, porte-drapeau de la cause gay et proche de la gauche. Il n'a qu'une ambition : devenir un « grand écrivain ». Un demi-siècle plus tard, il est le maître à penser des extrêmes droites mondiales, reclus dans son château. Sa théorie du « grand remplacement » attise la haine des étrangers, jusqu'à être brandie par des terroristes prêts à tuer. Comment passe-t-on de Roland Barthes et Louis Aragon à Marine Le Pen et Jordan Bardella ? Des backrooms de New York aux conciliabules avec les idéologues de l'Amérique trumpiste ? Voici racontée la mue d'un écrivain devenu le prophète de malheur de l'Occident. Une plongée vertigineuse dans la psyché d'un homme, qui révèle la bascule d'une époque. « Un livre enquête glaçant et fascinant. » SUD OUEST « Un ouvrage utile, sec, redoutablement documenté et terriblement actuel. » FRANC-TIREUR
"Au cours d'un discours, j'avais prononcé cette phrase : "Quand on parle des morts, les morts nous écoutent." Je ne parle jamais de mes sentiments personnels, mais la condition des enfants de déportés est tout de même singulière. Je ne crois pas qu'il faille perdre le souvenir et je ne crois pas que l'on doive vivre pour le souvenir et dans le souvenir des morts. Honorer les morts, s'en souvenir et vivre. Je crois que c'est ça, le véritable hommage à leur rendre. En essayant d'être fidèle à ce qu'ils pensaient, mais surtout : vivre." Dans ce récit intime, Robert Badinter raconte sa vie avec une éblouissante sincérité. En 2006, pour l'INA et la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, il convoque ses souvenirs d'enfance, dont l'arrestation et la déportation de son père. En 2023, toujours pour l'INA, l'homme de l'abolition livre son dernier entretien. Un témoignage pour l'histoire.
"Au cours d'un discours, j'avais prononcé cette phrase : "Quand on parle des morts, les morts nous écoutent." Je ne parle jamais de mes sentiments personnels, mais la condition des enfants de déportés est tout de même singulière. Je ne crois pas qu'il faille perdre le souvenir et je ne crois pas que l'on doive vivre pour le souvenir et dans le souvenir des morts. Honorer les morts, s'en souvenir et vivre. Je crois que c'est ça, le véritable hommage à leur rendre. En essayant d'être fidèle à ce qu'ils pensaient, mais surtout : vivre." Dans ce récit intime, Robert Badinter raconte sa vie avec une éblouissante sincérité. En 2006, pour l'INA et la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, il convoque ses souvenirs d'enfance, dont l'arrestation et la déportation de son père. En 2023, toujours pour l'INA, l'homme de l'abolition livre son dernier entretien. Un témoignage pour l'histoire.
À 18 ans, après une adolescence passée à parcourir le monde pour en dompter les vagues, Johanne Defay voit son rêve de devenir surfeuse professionnelle vaciller. Son sponsor la lâche, en partie à cause de son physique. Brune, petite et musculeuse, elle ne correspond pas à l'image de la pratiquante façonnée par les stéréotypes, au corps objectifié et aux airs de top model. Blessée mais soutenue par des parents à l'écoute de ses ambitions, la jeune femme réagit en s'entraînant davantage, et finit par intégrer en 2014 le World Championship Tour (WCT), le plus haut niveau de sa discipline à l'international. Elle ne l'a plus quitté depuis. Originaire d'Auvergne mais enfant de La Réunion, Johanne Defay s'est construite en décalage, sur cette île de l'océan Indien éloignée d'Hawaï, de l'Australie ou de la Californie, les principales terres de surf de la planète. À rebours des codes d'un sport où la connexion innée avec l'élément a longtemps primé sur la rigueur, la Française s'est transformée en athlète avec l'aide de son entraîneur et mari, Simon Paillard. Désormais mère d'une petite fille, elle aspire à retrouver l'élite après une parenthèse de maternité. En ligne de mire, les Jeux olympiques de Los Angeles, en 2028.
À 18 ans, après une adolescence passée à parcourir le monde pour en dompter les vagues, Johanne Defay voit son rêve de devenir surfeuse professionnelle vaciller. Son sponsor la lâche, en partie à cause de son physique. Brune, petite et musculeuse, elle ne correspond pas à l'image de la pratiquante façonnée par les stéréotypes, au corps objectifié et aux airs de top model. Blessée mais soutenue par des parents à l'écoute de ses ambitions, la jeune femme réagit en s'entraînant davantage, et finit par intégrer en 2014 le World Championship Tour (WCT), le plus haut niveau de sa discipline à l'international. Elle ne l'a plus quitté depuis. Originaire d'Auvergne mais enfant de La Réunion, Johanne Defay s'est construite en décalage, sur cette île de l'océan Indien éloignée d'Hawaï, de l'Australie ou de la Californie, les principales terres de surf de la planète. À rebours des codes d'un sport où la connexion innée avec l'élément a longtemps primé sur la rigueur, la Française s'est transformée en athlète avec l'aide de son entraîneur et mari, Simon Paillard. Désormais mère d'une petite fille, elle aspire à retrouver l'élite après une parenthèse de maternité. En ligne de mire, les Jeux olympiques de Los Angeles, en 2028.
"Trump et Poutine inventent chacun leur novlangue. Et moi, j'ai peur qu'un jour on ne puisse plus dire : ceci est un mensonge." B.C.
"Trump et Poutine inventent chacun leur novlangue. Et moi, j'ai peur qu'un jour on ne puisse plus dire : ceci est un mensonge." B.C. « Passionnant et accessible, La guerre des mots est de ces ouvrages qui aident à dépasser l'état de sidération dans lequel l'époque veut nous plonger. » LH LE MAGAZINE « Contre la mauvaise utilisation du pouvoir des mots, de la parole et de la vérité, [l'autrice] érige la culture et la pensée critique comme résistance. » RADIO FRANCE « L'académicienne publie un essai incisif pour tenter d'y voir clair dans l'offensive contre le langage aujourd'hui menée par les autocrates. » TELERAMA « Un sujet préoccupant écrit d'une plume alerte » LE NOUVEL ESPRIT PUBLIC « L'un des grands mérites de La guerre des mots réside dans le découpage extrêmement précis du langage proposé par l'autrice. » LE SURICATE
« J'ai dit 1 656 fois bonjour. À 9 heures et des poussières. Presque tous les matins, pendant huit ans, du 25 août 2014 au 1er juillet 2022. Des années plus tard, je me rends compte que je me souviens de chacun d'entre eux. Les bonjours heureux, émus, fatigués par des nuits écourtées. Les bonjours pleins d'espoirs et ceux qu'on aurait voulu éviter. Je me souviens de tout, peut-être parce qu'il n'est pas un jour sans que l'on me rappelle un de ces entretiens du matin. Peut-être aussi parce qu'ils ont accompagné des moments intimes et collectifs à jamais gravés dans mon esprit. Peut-être, tout simplement, parce que cette émission de radio, Boomerang, c'était toute ma vie. » Augustin Trapenard Ce volume rassemble une sélection personnelle d'une trentaine d'entretiens parmi les plus marquants diffusés sur France Inter. On y retrouve l'éclectisme d'une programmation à la croisée des genres et des générations, soucieuse de s'adresser à chacun, offrant une pluralité de points de vue sur les cultures contemporaines - plus vivantes que jamais. Les droits d'auteur de cet ouvrage sont reversés à l'association Bibliothèques sans frontières dont Augustin Trapenard est le parrain.
« J'ai dit 1 656 fois bonjour. À 9 heures et des poussières. Presque tous les matins, pendant huit ans, du 25 août 2014 au 1er juillet 2022. Des années plus tard, je me rends compte que je me souviens de chacun d'entre eux. Les bonjours heureux, émus, fatigués par des nuits écourtées. Les bonjours pleins d'espoirs et ceux qu'on aurait voulu éviter. Je me souviens de tout, peut-être parce qu'il n'est pas un jour sans que l'on me rappelle un de ces entretiens du matin. Peut-être aussi parce qu'ils ont accompagné des moments intimes et collectifs à jamais gravés dans mon esprit. Peut-être, tout simplement, parce que cette émission de radio, Boomerang, c'était toute ma vie. » Augustin Trapenard Ce volume rassemble une sélection personnelle d'une trentaine d'entretiens parmi les plus marquants diffusés sur France Inter. On y retrouve l'éclectisme d'une programmation à la croisée des genres et des générations, soucieuse de s'adresser à chacun, offrant une pluralité de points de vue sur les cultures contemporaines - plus vivantes que jamais. Les droits d'auteur de cet ouvrage sont reversés à l'association Bibliothèques sans frontières dont Augustin Trapenard est le parrain.
Depuis l'annonce de sa retraite à l'été 2025, Steve Mandanda tient un journal de bord. Lui, le très discret, y raconte, jour après jour, la « petite mort du sportif », un thème tabou, jamais exploré en profondeur ni sous cette forme. Au terme d'une carrière de vingt-cinq ans, le voilà en proie à une désagréable sensation de vide : immobile sur son canapé, la télé en fond sonore, il se confronte au sentiment d'inutilité, à l'isolement, aux questionnements, à des journées vides de sens et d'énergie, plongé dans une crise quasi existentielle. Dans ce livre, Steve Mandanda raconte tout des « jours d'après », ses rencontres, ses petites routines, les sollicitations, le sport qui le maintient, les projets naissants, convoquant les moments forts de sa carrière, ses souvenirs et anecdotes avec l'équipe de France comme avec l'OM. Un récit authentique de la trace que laisse une immense carrière de footballeur sur un homme de 41 ans, désormais retraité.
De l'occupation soviétique de sa ville dans l'est de la Pologne en 1939 jusqu'à un voyage de quarante mille kilomètres effectué cinquante ans plus tard qui le mène des couloirs du Kremlin au goulag abandonné de la Kolyma, Ryszard Kapuscinski compose dans ce livre la symphonie d'un empire qui s'effondre. Formidable témoin du XX siècle et écrivain prodigieux, il nous a légué une oeuvre monumentale, érigée en modèle du reportage littéraire, saluée par Salman Rushdie, Gabriel García Márquez et bien d'autres. Imperium est sans doute l'un de ses ouvrages les plus marquants. Paru pour la première fois peu après la chute de l'URSS et aujourd'hui republié avec une préface inédite d'Emmanuel Carrère, ce texte offre une plongée fascinante dans les territoires de l'Empire soviétique et livre un éclairage nécessaire et toujours terriblement actuel sur l'histoire et la psyché russes.
De l'occupation soviétique de sa ville dans l'est de la Pologne en 1939 jusqu'à un voyage de quarante mille kilomètres effectué cinquante ans plus tard qui le mène des couloirs du Kremlin au goulag abandonné de la Kolyma, Ryszard Kapuscinski compose dans ce livre la symphonie d'un empire qui s'effondre. Formidable témoin du XX siècle et écrivain prodigieux, il nous a légué une oeuvre monumentale, érigée en modèle du reportage littéraire, saluée par Salman Rushdie, Gabriel García Márquez et bien d'autres. Imperium est sans doute l'un de ses ouvrages les plus marquants. Paru pour la première fois peu après la chute de l'URSS et aujourd'hui republié avec une préface inédite d'Emmanuel Carrère, ce texte offre une plongée fascinante dans les territoires de l'Empire soviétique et livre un éclairage nécessaire et toujours terriblement actuel sur l'histoire et la psyché russes.
Roi mystérieux, roi errant, roi malade, Mohammed VI est un monarque au règne opaque. Capable de s'absenter plusieurs mois sans même prévenir sa garde rapprochée, comme d'obtenir la reconnaissance de la marocanité du Sahara occidental au terme d'un long combat diplomatique, le roi du Maroc partout interroge. Qui est réellement cet homme au pouvoir depuis vingt-cinq ans ? Quel rôle joue-t-il face à la corruption, à la répression et au narcotrafic qui minent le royaume ? Comment le "roi des pauvres" est-il devenu l'un des monarques les plus riches du monde ? Cette plongée dans les arcanes de la monarchie chérifienne permet de dresser le portrait d'un souverain atypique, un hédoniste à la personnalité écrasée par la figure de son père, Hassan II, un homme usé par l'épreuve du pouvoir. Quel pays va-t-il laisser à son fils, le futur Hassan III ? « Ce livre nous immerge aussi dans le bocal du "mahzen", un univers de trahison et de disgrâces. (...) une enquête d'exception. » L'EXPRESS « Une enquête foisonnante sur l'énigmatique monarque du Maroc. » L'EXPRESS « Un livre passionnant, qui se lit comme un roman. » L'EVEIL DE PONT-AUDEMER « Une enquête approfondie et précieuse. » PRESSE ECRITE LE VIF. FOCUS + Belgique
Roi mystérieux, roi errant, roi malade, Mohammed VI est un monarque au règne opaque. Capable de s'absenter plusieurs mois sans même prévenir sa garde rapprochée, comme d'obtenir la reconnaissance de la marocanité du Sahara occidental au terme d'un long combat diplomatique, le roi du Maroc partout interroge. Qui est réellement cet homme au pouvoir depuis vingt-cinq ans ? Quel rôle joue-t-il face à la corruption, à la répression et au narcotrafic qui minent le royaume ? Comment le "roi des pauvres" est-il devenu l'un des monarques les plus riches du monde ? Cette plongée dans les arcanes de la monarchie chérifienne permet de dresser le portrait d'un souverain atypique, un hédoniste à la personnalité écrasée par la figure de son père, Hassan II, un homme usé par l'épreuve du pouvoir. Quel pays va-t-il laisser à son fils, le futur Hassan III ? « Ce livre nous immerge aussi dans le bocal du "mahzen", un univers de trahison et de disgrâces. (...) une enquête d'exception. » L'EXPRESS « Une enquête foisonnante sur l'énigmatique monarque du Maroc. » L'EXPRESS « Un livre passionnant, qui se lit comme un roman. » L'EVEIL DE PONT-AUDEMER « Une enquête approfondie et précieuse. » PRESSE ECRITE LE VIF. FOCUS + Belgique
La France est en pleine ébullition. Aurait-elle basculé d'une démocratie solide, caractérisée par sa stabilité et la centralité du clivage gauche-droite, à une démocratie gazeuse, informe, instable et inflammable ? Ne risque-t-elle pas de voir l'État de droit lui-même s'évaporer ? Notre histoire depuis la Seconde Guerre mondiale montre que notre démocratie a plusieurs fois muté, passant d'un état à un autre, comme la matière passe du solide au liquide puis au gazeux. Elle semble aujourd'hui avoir atteint ce dernier stade, dont la multiplication des clivages, la montée des populismes et de la violence politique sont les marqueurs. Demain, ce pourrait bien être l'état plasma, celui de la foudre qui frapperait notre pays si un parti d'extrême droite venait à prendre le pouvoir. Gilles Finchelstein propose une analyse inédite et percutante, convaincu que rien n'est inéluctable, à condition d'engager de profondes réformes pour sauver notre modèle démocratique.
La France est en pleine ébullition. Aurait-elle basculé d'une démocratie solide, caractérisée par sa stabilité et la centralité du clivage gauche-droite, à une démocratie gazeuse, informe, instable et inflammable ? Ne risque-t-elle pas de voir l'État de droit lui-même s'évaporer ? Notre histoire depuis la Seconde Guerre mondiale montre que notre démocratie a plusieurs fois muté, passant d'un état à un autre, comme la matière passe du solide au liquide puis au gazeux. Elle semble aujourd'hui avoir atteint ce dernier stade, dont la multiplication des clivages, la montée des populismes et de la violence politique sont les marqueurs. Demain, ce pourrait bien être l'état plasma, celui de la foudre qui frapperait notre pays si un parti d'extrême droite venait à prendre le pouvoir. Gilles Finchelstein propose une analyse inédite et percutante, convaincu que rien n'est inéluctable, à condition d'engager de profondes réformes pour sauver notre modèle démocratique.
À travers le succès constant des Pensées pour moi-même, ouvrage qui a aidé des millions de lecteurs à vivre, la figure de l'empereur romain Marc Aurèle (121-180), popularisée par Gladiator, le film culte de Ridley Scott, nous interpelle : comment le dirigeant de l'un des plus grands empires du monde a-t-il pu conserver la sérénité au milieu du tumulte des guerres, des trahisons, des épidémies ou des catastrophes naturelles qui secouèrent son règne pendant près de deux décennies ? La réponse se trouve dans la philosophie à laquelle il a été formé très jeune et pour laquelle il éprouva une vive passion : le stoïcisme. Frédéric Lenoir dresse un portrait à la fois émouvant et sans complaisance de Marc Aurèle, empereur parfois inflexible mais homme sensible et tourmenté, qui aspirait à devenir meilleur et à être utile au monde. Il nous fait aussi découvrir les grandes clés de la pensée stoïcienne et des Pensées pour moi-même : l'univers est tel un grand être vivant où tout est interdépendant ; le bien et le mal n'existent que dans l'intention morale et non dans les événements extérieurs ; la liberté et la joie résident dans l'acceptation aimante de notre destin ; ce n'est pas la réalité qui nous rend heureux ou malheureux, mais la représentation que nous en avons ; la poursuite du bonheur individuel doit toujours être reliée au souci du bien commun... Autant de thèmes qui répondent aux questions essentielles que nous nous posons sur le sens de la vie et sur la possibilité de conserver la paix intérieure dans un monde troublé.
Et si l'Europe était l'idée la plus excitante au monde ? Avant d'être une somme d'institutions trop souvent vue comme un « machin » technocratique, elle est une histoire qui commence à peine. Et, à l'heure du réveil des puissances, c'est bien de la suite de cette histoire que dépend notre avenir. Avec l'enthousiasme d'amoureux de l'Europe, Thomas Buberl et Étienne Gernelle ont rencontré plus d'une centaine de dirigeants politiques et économiques, intellectuels, scientifiques, entrepreneurs et artistes du monde entier pour réfléchir au destin de l'Europe, la seule « utopie raisonnable » de notre époque. Et s'il suffisait de l'aimer à nouveau pour qu'elle prenne enfin toute sa place, pour qu'elle devienne une puissance sans être un empire ? Comment ranimer la flamme dans la « civilisation de l'ennui » ? Comment, surtout, incarner le troisième modèle dans le monde, entre Chine et États-Unis, le plus désirable de tous, car le plus libre ? Un essai passionnant, à contre-courant du désenchantement ambiant.
À travers le succès constant des Pensées pour moi-même, ouvrage qui a aidé des millions de lecteurs à vivre, la figure de l'empereur romain Marc Aurèle (121-180), popularisée par Gladiator, le film culte de Ridley Scott, nous interpelle : comment le dirigeant de l'un des plus grands empires du monde a-t-il pu conserver la sérénité au milieu du tumulte des guerres, des trahisons, des épidémies ou des catastrophes naturelles qui secouèrent son règne pendant près de deux décennies ? La réponse se trouve dans la philosophie à laquelle il a été formé très jeune et pour laquelle il éprouva une vive passion : le stoïcisme. Frédéric Lenoir dresse un portrait à la fois émouvant et sans complaisance de Marc Aurèle, empereur parfois inflexible mais homme sensible et tourmenté, qui aspirait à devenir meilleur et à être utile au monde. Il nous fait aussi découvrir les grandes clés de la pensée stoïcienne et des Pensées pour moi-même : l'univers est tel un grand être vivant où tout est interdépendant ; le bien et le mal n'existent que dans l'intention morale et non dans les événements extérieurs ; la liberté et la joie résident dans l'acceptation aimante de notre destin ; ce n'est pas la réalité qui nous rend heureux ou malheureux, mais la représentation que nous en avons ; la poursuite du bonheur individuel doit toujours être reliée au souci du bien commun... Autant de thèmes qui répondent aux questions essentielles que nous nous posons sur le sens de la vie et sur la possibilité de conserver la paix intérieure dans un monde troublé.
Elles vivent à une dizaine de kilomètres l'une de l'autre, séparées par un mur : Tala, une Palestinienne de Gaza City, et Michelle, une Israélienne de Sdérot. Pourtant, leurs mondes ne peuvent pas être plus éloignés. Élevées pour se détester, elles ont accepté de s'écrire. Tala était "curieuse" de voir si elles avaient "quelque chose en commun". Michelle, elle, pensait que cela pourrait l'aider à ne pas "se perdre dans le sentiment de colère et d'amertume" dans lequel beaucoup de personnes ont sombré. De mars 2024 jusqu'à aujourd'hui, au milieu des tirs de roquettes, du chaos de la guerre et de la mort de leurs proches, elles se parlent de leur quotidien, de leurs études de droit, de leurs peurs, mais aussi de leurs livres préférés, de leurs rêves et de leurs projets pour l'avenir. Cette correspondance inédite, proposée par Dimitri Krier, journaliste au Nouvel Obs, n'est pas seulement un document exceptionnel sur la vie de ces deux étudiantes : elle ouvre un dialogue entre Gaza et Israël, entre deux jeunes femmes, entre deux "coeurs invincibles" qui ont préféré les mots aux armes pour résister. Préface et traduction de Dimitri Krier. Elissa Alloula de la Comédie-Française et Dea Liane font résonner avec intensité les voix fortes et précieuses de Tala la Palestinienne et de Michelle l'Israélienne. Couverture : Création Studio Flammarion Photos : Collections particulières
Elles vivent à une dizaine de kilomètres l'une de l'autre, séparées par un mur : Tala, une Palestinienne de Gaza City, et Michelle, une Israélienne de Sdérot. Pourtant, leurs mondes ne peuvent pas être plus éloignés. Élevées pour se détester, elles ont accepté de s'écrire. Tala était "curieuse" de voir si elles avaient "quelque chose en commun". Michelle, elle, pensait que cela pourrait l'aider à ne pas "se perdre dans le sentiment de colère et d'amertume" dans lequel beaucoup de personnes ont sombré. De mars 2024 jusqu'à aujourd'hui, au milieu des tirs de roquettes, du chaos de la guerre et de la mort de leurs proches, elles se parlent de leur quotidien, de leurs études de droit, de leurs peurs, mais aussi de leurs livres préférés, de leurs rêves et de leurs projets pour l'avenir. Cette correspondance inédite, proposée par Dimitri Krier, journaliste au Nouvel Obs, n'est pas seulement un document exceptionnel sur la vie de ces deux étudiantes : elle ouvre un dialogue entre Gaza et Israël, entre deux jeunes femmes, entre deux "coeurs invincibles" qui ont préféré les mots aux armes pour résister. Préface et traduction de Dimitri Krier. Elissa Alloula de la Comédie-Française et Dea Liane font résonner avec intensité les voix fortes et précieuses de Tala la Palestinienne et de Michelle l'Israélienne. Couverture : Création Studio Flammarion Photos : Collections particulières
On dit de la philosophie qu'elle nous apprend à vivre. La peinture, elle, en tant qu'art visuel, nous apprendrait à voir. Ou plutôt à regarder. Car regarder, ce n'est pas voir, mais savoir voir. Dans ces conditions, que s'agit-il de savoir pour regarder ? Et surtout, que faut-il réellement regarder lorsque nous sommes face à un tableau ? Attendons-nous de lui qu'il nous livre des secrets, ou bien cherchons-nous en lui une vérité ? Et si vérité il y a, à quel ordre peut-elle appartenir, puisque la peinture produit toujours une image qui ne dissimule jamais son irréalité ? En fait, c'est le tableau qui fait naître le regard. Ou plutôt il n'est de grand tableau que celui qui le fait émerger. Or la seule manière de prendre la mesure de cela est d'en faire l'expérience. C'est pourquoi cet essai convie son lecteur à parcourir un « musée imaginaire », au fil duquel il sera invité à contempler et admirer car ce sont là deux manières de regarder quelques chefs-d'oeuvre de la peinture occidentale, du XIV au XX siècle.