Fiction
Et si votre prénom avait pu tout changer ? Michelin raconte l’histoire vraie et drôle d’un homme qui, né dans une famille de fermiers, a failli s’appeler Michelin.
Suzanne, hantée par le « moment qui n’existe pas » de sa césarienne, plonge dans une quête obsessionnelle pour retrouver ce qui lui a été volé.
Quand Francine, 63 ans, s’efface dans la démence, sa fille Isabelle Rivest tente de la retenir par les mots.
En écho à l'album Boom Boom de Richard Desjardins - à l'occasion du 25e anniversaire de sa sortie -, treize auteurs et autrices, comme autant de chansons, joignent leurs voix en une oeuvre célébrant le grand poète et auteur-compositeur-interprète québécois. BOOM BOOM donne à voir à la fois les univers littéraires propres aux écrivains et écrivaines conviés.es à la fête, mais aussi l'importance qu'a pu prendre l'artiste dans notre imaginaire collectif. Les mots de Desjardins agissent comme étincelle de départ de nouvelles, récits, prises de parole et autres élans du coeur qui forment à leur tour un magnifique brasier. Parmi les thèmes abordés, chers à Desjardins : l'amour, bien sûr, la passion, mais également la violence, qu'elle soit domestique ou politique, l'injustice sociale, l'Abitibi, la poésie. En guise de prélude et de postlude, des hommages poétiques au grand poète et ami signés respectivement par Marjolaine Beauchamp et Sonia Cotten. De plus, Richard Desjardins nous raconte son Boom Boom dans une entrevue punk et amicale qu'il a accordée à Sonia Cotten.
Les Michelines, nées dans les années 50, n'ont pas nécessairement eu la vie dont elles rêvaient. Et ce n'était pas faute de rêver. Après le succès de Michelin, Michel-Maxime Legault poursuit sa réflexion identitaire en marchant cette fois dans les traces de femmes de sa famille. Il tente de comprendre les petites et grandes tragédies de sa mère et de sa tante dont les trajectoires de vie ont pu dévier du chemin auquel elles aspiraient. Car ça ne se passe pas toujours comme ça devait se passer.
Onze voix, onze lettres pour dire l’exil, l’amour, la rupture, et ce pays qu’on porte en soi malgré tout. Prendre pays rassemble des récits intimes et puissants, où chaque mot est une promesse ou un adieu.
Et si un lac pouvait raconter bien plus que son reflet ? Ce lac de Jonathan Hope est une plongée littéraire dans les mots et les silences, où une ville sans nom et son plan d’eau deviennent le miroir de nos propres limites.
Et si un simple regard pouvait changer le cours d’une vie ? Les regards de Léa explore l’alchimie mystérieuse de la rencontre amoureuse, entre hasards, obsessions et quêtes intérieures.
Isabelle écrit à Éli, son fils autiste, des mots qu’il ne lira jamais. Entre l’hôpital et le centre d’hébergement, ce roman bouleversant explore l’amour maternel à l’épreuve de l’absence et de la résilience.
Un train, une rencontre, un jeu d’adolescents : et si une simple devinette pouvait révéler les désirs les plus enfouis ?
Découvrez Virginia Woolf a encore frappé, un recueil de nouvelles cinglantes où Copi mêle humour noir, provocation et délire. Plongez dans un univers insolent, entre satire sociale et extravagance, pour une lecture aussi dérangeante qu’inoubliable.
Découvrez Gésu Retard, le roman culte d’André Carpentier : un anti-héros né dans une poubelle, professeur de géographie devenu flâneur du Plateau Mont-Royal, toujours vêtu de son casque et de ses lunettes d’aviateur.
Roman récompensé par le Prix Médicis 2025. "Cette nuit-là, rassemblés tous les trois autour de notre mère, nous avons pour la dernière fois fait kolkhoze." "Kolkhoze" est le roman vrai d'une famille sur quatre générations, qui couvre plus d'un siècle d'histoire, russe et française, jusqu'à la guerre en Ukraine. Emmanuel Carrère s'en empare personnellement, avec un art consommé de la narration qui parvient à faire de leur histoire notre histoire. Denis Podalydès nous emporte avec un talent immense dans cette saisissante fresque familiale, où l'intime se mêle brillamment à l'universel. © Emmanuel Carrère et P.O.L éditeur, 2025. Couverture : collection privée Emmanuel Carrère
Plongez dans « Kolkhoze », le roman événement d’Emmanuel Carrère, lauréat du prix Médicis 2025. Une fresque familiale bouleversante, entre mémoire intime et grande Histoire, où l’auteur rend hommage à sa mère, Hélène Carrère d’Encausse.
Faire la peau, le quatrième livre de Louise Chennevière, est peut-être le plus intime mais aussi le plus abouti. C'est le récit d'une enfance sous l'emprise maternelle, du désir sauvage de s'émanciper. La narratrice, âgée de 30 ans, décide de rompre avec la lignée de femmes qui l'a engendrée, condamnées depuis toujours à la reproduction de la violence. Commence le récit d'une relation mère-fille, déconstruisant les souvenirs de l'enfance et de l'adolescence. Elle parle et lutte : contre les fantasmes, les interdits, les lois, pour écrire le récit, sacrilège, tabou, du meurtre symbolique : tuer sa mère. Et contre elle-même aussi, la petite fille qu'elle est encore et qui voudrait préserver l'image idéale d'une mère qui ne l'a jamais été. Le livre lui permet d'aller au bout de ce geste, non seulement pour lui permettre d'advenir enfin comme subjectivité libre et puissante, mais aussi pour pouvoir aimer. C'est un récit de deuil et de désir, troué de multiples souvenirs et hanté par des questions qui ne trouveront jamais de réponses. C'est aussi, par la littérature, une déclaration de liberté - celle que l'on peut conquérir en osant enfin regarder les choses telles qu'elles sont, dépouillées des mythes et des histoires.
Plongez dans Aqua, le nouveau roman captivant de Gaspard Koenig, où la crise de l’eau devient le miroir de nos tensions sociales.
Pierric Bailly livre un roman noir d'aventures, entre le Vercors et le Jura, mais aussi le Mexique et l'Afrique. Tout commence à la fin des années 1980, par l'amitié entre deux couples de frères et soeurs, dès l'école primaire. Un coup de feu retentit une nuit d'avril 1998. Pascal, le père de Paloma et Leo, est retrouvé mort avec une balle dans la tête. Les enfants, eux, se sont volatilisés. Leurs amis, Cédric et Delphine, sont bouleversés. Surtout Delphine qui entretenait avec Paloma une relation intense. Et la mort brutale de Pascal vient rappeler la disparition énigmatique en montagne, quelques années plus tôt, de leur professeur de gym, surnommé le Druide. Quel lien avec la disparition du professeur charismatique ? Comment expliquer la fuite de Paloma, encore mineure à cette époque, et de Leo ? Les réponses viendront, 25 ans plus tard, alors que Delphine et son frère Cédric décident d'une escapade dans le Jura, au lac des Rouges-Truites, et lors de laquelle réapparaît Paloma. Au coeur de ce livre palpitant, il y a la figure du mal, le désir de voyager et de changer de vie, les liens brisés. Il y a l'énigme d'un père, aimant mais taciturne, secret et violent, et la passion amoureuse entre deux filles dont l'une a disparu pour réapparaître avec une histoire traumatisante à raconter.
« Mes parents ne voulaient pas me raconter ce qui leur était arrivé en France pendant la guerre. Mais leur passé était aussi le mien. De quel droit osait-on me le cacher ? Alors, au printemps 1968, je suis partie enquêter en France, à Tours. Je ne savais pas que ce printemps-là serait bousculé par une révolte étudiante et une grève générale. Et je ne me doutais pas que j'allais tomber amoureuse... et que je voyagerais jusqu'en 1942. » L'amour à temps réussit le tour de force d'entraîner le lecteur dans deux histoires parallèles mais à deux époques différentes, avec la même héroïne ! Inspiré du modèle d'Outlander, la célèbre série télévisée américaine dans laquelle en 1945, une infirmière de guerre se retrouve transportée dans le temps dans l'Écosse révoltée de 1743. Ici, Rachel, étudiante canadienne à l'université américaine de Tours (Indre et Loire) en 1968, enquête sur son passé familial, jusqu'à effectuer un extraordinaire voyage dans le temps sous l'Occupation pendant la Seconde Guerre mondiale, à Tours également. C'est un roman d'aventures fantastique qui voit la protagoniste « parachutée » en 1942 pour lui permettre de dénouer, avec un art du suspense consommé, non seulement les énigmes familiales mais également notre compréhension du présent. « Parce qu'il ne faut pas laisser les récits de haine et les mensonges devenir les récits dominants. » C'est un roman historique et féministe, soigneusement documenté, dans lequel les événements de mai 1968 permettent de relire l'Occupation à travers la vie quotidienne et la résistance des femmes, qui furent longtemps passées sous silence. C'est enfin une véritable romance, une émouvante histoire d'amour entre deux personnes mais... appartenant à des époques différentes. Cécile Cassel, accompagnée d'Alice Le Strat, David Migeot et Guillaume Durieux, nous fait partager le destin follement romanesque d'une jeune femme à la recherche de l'amour et de ses racines. Couverture : © Stephen Mulcahey / Trevillion Images
« Mes parents ne voulaient pas me raconter ce qui leur était arrivé en France pendant la guerre. Mais leur passé était aussi le mien. De quel droit osait-on me le cacher ? Alors, au printemps 1968, je suis partie enquêter en France, à Tours. Je ne savais pas que ce printemps-là serait bousculé par une révolte étudiante et une grève générale. Et je ne me doutais pas que j'allais tomber amoureuse... et que je voyagerais jusqu'en 1942. » L'amour à temps réussit le tour de force d'entraîner le lecteur dans deux histoires parallèles mais à deux époques différentes, avec la même héroïne ! Inspiré du modèle d'Outlander, la célèbre série télévisée américaine dans laquelle en 1945, une infirmière de guerre se retrouve transportée dans le temps dans l'Écosse révoltée de 1743. Ici, Rachel, étudiante canadienne à l'université américaine de Tours (Indre et Loire) en 1968, enquête sur son passé familial, jusqu'à effectuer un extraordinaire voyage dans le temps sous l'Occupation pendant la Seconde Guerre mondiale, à Tours également. C'est un roman d'aventures fantastique qui voit la protagoniste « parachutée » en 1942 pour lui permettre de dénouer, avec un art du suspense consommé, non seulement les énigmes familiales mais également notre compréhension du présent. « Parce qu'il ne faut pas laisser les récits de haine et les mensonges devenir les récits dominants. » C'est un roman historique et féministe, soigneusement documenté, dans lequel les événements de mai 1968 permettent de relire l'Occupation à travers la vie quotidienne et la résistance des femmes, qui furent longtemps passées sous silence. C'est enfin une véritable romance, une émouvante histoire d'amour entre deux personnes mais... appartenant à des époques différentes. Cécile Cassel, accompagnée d'Alice Le Strat, David Migeot et Guillaume Durieux, nous fait partager le destin follement romanesque d'une jeune femme à la recherche de l'amour et de ses racines. Couverture : © Stephen Mulcahey / Trevillion Images
Jennifer a une vie qui la satisfait quand, au détour d'une panne de clavier d'ordinateur, une phrase surgit, inachevée, qui fait déraper l'appa¬rente logique de son existence : « Devant Autant en emporte le vent, Vivien Leigh et Clark Gable vont s'embrasser quand quelqu'un appuie sur pause et ». Et rien. Un blanc après ce et qui envahit la page, troue sa mémoire. Jennifer se lance alors dans une enquête hilarante et inquiétante. Seuls indices : Perpignan, la ville de son enfance, une scène de baiser dans le célèbre film, la présence de son grand-père, une tache de sang sur le petit pull jaune qu'elle portait à l'époque. Elle décide de reconstituer la scène, et pour cela de reconstruire à Perpignan l'appartement de son grand-père dans les moindres détails. Entreprise rocambolesque pour recréer un décor qui devient l'archive supposée d'un trauma. Mais lequel ? Plus Jennifer tente obsessionnellement, et de façon burlesque, de restaurer la scène perdue, plus la mémoire lui joue des tours. Son comportement affole ses proches. Il y a chez Jennifer une petite fille amnésique, traumatisée, et trompée par des récits d'autant plus séduisants qu'ils la protègent d'une vérité impossible à dire.
« Au bord du Gange, à Calcutta, sur le pont de Howrah, un cinéaste accablé par le désespoir songe à mettre fin à ses jours. Il est venu en Inde pour réaliser un film intitulé Kabuliwalla, inspiré de la célèbre nouvelle de Rabindranath Tagore (prix Nobel de littérature en 1913), Kabuliwalla, « l'homme de Kaboul ». L'histoire d'un réfugié afghan à Calcutta, vendeur de fruits secs. Mais le film n'a jamais vu le jour. Deux années de travail, de repérages, de rêves et de promesses se sont effondrées, emportées par les désaccords entre producteurs et par la mousson. À cet échec professionnel s'ajoutent une rupture amoureuse et la lassitude d'un exil trop long. Tout semble perdu, même sa famille qu'il a laissée en France. Au moment de se jeter dans le fleuve, le cinéaste distingue, sur un bateau, une silhouette. Il reconnaît Kabuliwalla lui-même, le personnage qu'il devait filmer, et qu'il n'a pas su incarner. Cette apparition, entre vie et mort, ouvre une faille dans le réel. Là, sur le seuil du suicide, le récit commence. L'auteur imagine - ou rêve - l'histoire de Rahmat, le personnage de la nouvelle de Tagore, exilé afghan venu en Inde pour retrouver l'âme de sa fille disparue. Peu à peu, les frontières s'effacent : Rahmat devient le double du narrateur. Tous deux en exil, en deuil, tous deux suspendus entre le passé et le présent, entre la réalité et la fiction. Ce que le film n'a pu montrer, l'écriture le prend en charge. Le personnage, né de la détresse, sauve le narrateur. Et le fleuve, d'abord perçu comme un tombeau, devient le lieu d'une renaissance. Le livre d'Atiq Rahimi n'est pas une simple adaptation du texte de Tagore, mais un bouleversant récit personnel, une méditation sur la création, l'échec et la réincarnation, et qui renoue avec le talent de conteur de l'auteur de Terre et cendres (P.O.L, 2000) ou Syngué sabour (prix Goncourt 2008). »
Plongez dans Kabuliwalla, c'est moi, le nouveau roman bouleversant d’Atiq Rahimi, où un cinéaste au bord du suicide rencontre son double afghan sur les rives du Gange.
C'est le bref roman d'une journée à Rome. Le jeune Scipione se rend à la soutenance de son doctorat de philosophie. C'est un jour important mais dans lequel vont s'engouffrer les rêves, jusqu'à troubler les limites temporelles. Il invite Cecilia, sa douce voisine dont il est secrètement amoureux à l'accompagner sur son vieux scooter, mais les choses prennent une tournure inattendue : le jeune homme semble n'avoir jamais été inscrit à l'université. Ils dérivent alors dans une Rome éblouissante. Scipione lui fait découvrir son « royaume », monde imaginaire et mélancolique, entre terrain vague et parc d'attractions désaffecté, tandis que la réalité s'assombrit. Ils fuient jusqu'en bord de mer et se perdent dans une distorsion onirique du temps, où l'amour s'invente le temps d'un jour. « Rêvez jusqu'au bout et puis oubliez tout », leur conseille une Tsigane : tel est le mantra du livre.
Plongez dans Le Feu et la Rose, un roman poignant où Maud Simonnot mêle les destins de Jean Genet et de sa propre arrière-grand-mère, Lily, deux orphelins du Morvan.
Ce livre, à la fois journal, roman d'apprentissage, et longue séance d'exorcisme, raconte la douleur d'être vu comme monstre, et le combat pour ne plus se sentir puni dans sa différence. « L'année de mes seize ans, lorsqu'il a appris mon homosexualité, mon père m'a convoqué en tête-à-tête et m'a adressé un discours haineux, qui m'a marqué à vie. Une minute avant, j'ai activé secrètement un dictaphone. » Presque 25 ans après, le narrateur décide de rouvrir le fichier avec le discours retranscrit et l'idée du livre apparaît : « Analyser cette archive. Examiner l'enfance de mon père. Dire le vide qu'il a laissé dans la mienne. Raconter ces années où j'ai continué d'aimer¬, d'écrire, de courir comme les personnages de cartoons qui ne savent pas qu'ils sont déjà au-dessus du vide. Jusqu'à convoquer mon père pour un nouveau tête-à-tête. Lui faire (re)lire ces mots qui me hantent. Enregistrer ce dîner aussi, mais ouvertement cette fois. » La Punition raconte le choc entre un père et son fils au passé. « [C]e récit dépassait ma propre vie. Trop d'enfants ont entendu ces mots : Tu n'as pas le droit d'exister. Ceux qui les ont entendus se reconnaissent entre eux. Ni les luttes LGBT, ni les droits conquis, ne suffissent à réparer cette perte irréversible de gravité. Elle reste inexprimable. »
Plus je lui écrivais de lettres, plus mon affection pour Ilaria grandissait. Il me fallait en savoir plus sur elle. Mais je n'étais pas certaine qu'elle souhaitât que je dévoile les anecdotes intimes que la lecture de son herbier m'avait apprises. Dans le même temps, certains de ses textes sur les plantes laissaient transparaître un désir de percer les secrets de Venise.
Plus je lui écrivais de lettres, plus mon affection pour Ilaria grandissait. Il me fallait en savoir plus sur elle. Mais je n'étais pas certaine qu'elle souhaitât que je dévoile les anecdotes intimes que la lecture de son herbier m'avait apprises. Dans le même temps, certains de ses textes sur les plantes laissaient transparaître un désir de percer les secrets de Venise.
Plongez dans La petite mère, un roman noir haletant où Nathalie Saint-Cricq explore les zones d’ombre de la justice et de la mémoire. Janvier 1995, Berry : une jeune mère est accusée d’infanticide.
Une chimère, c'est une créature imaginaire composée de parties disparates. Par exemple : une histoire policière racontée par cinq femmes, sur une playlist italo-disco.
Une chimère, c'est une créature imaginaire composée de parties disparates. Par exemple : une histoire policière racontée par cinq femmes, sur une playlist italo-disco.
Plongez dans Voir clair, le premier roman drôle et poignant de Félix Moati, où une rencontre inattendue bouleverse deux vies.
Paris, janvier 1910. Quand la Seine déborde et submerge la capitale, quatre femmes issues de milieux opposés voient leur destin basculer.