Fugues
Te nommer avec la même intensité que je t'aurai tu Jusqu'à m'approprier ta carnation -- Ta bouche s'ouvre s'étire se déchire et ton corps entier en émerge Un cri de soi dans la parole totale
Durant des années est une fiction théâtrale inspirée des codes du balado true crime et du théâtre documentaire. L'action se déroule autour de Mélanie, une journaliste pigiste dans la trentaine, qui retourne sur son île natale de St-Floribert de Liège, vingt ans après le meurtre d'Éric Leduc, un adolescent marginal retrouvé mort au lendemain d'un festival. Le coupable, Jean-François Bélanger, a été jugé et condamné, mais à l'approche de sa demande de libération conditionnelle, Mélanie souhaite documenter les répercussions du crime à travers un balado. Ce projet soulève rapidement malaise, méfiance et colère dans la communauté, réveillant de vieilles blessures.
Cette anthologie est composée d'extraits de textes publiés chez L'Interligne depuis vingt-cinq ans. On y retrouve une écriture singulière, expression de la quête métaphysique et spirituelle d'un poète qui a su s'élever au-dessus des modes et construire une oeuvre qui puise à l'essence des choses et des êtres.
Je parle un Je, un Iel et un Nous. Comme des langues apprises par les chattes harets qui donnent des coups de pattes dans le cul des étoiles ambidextres. Je suis un coup de gueule. Je suis une diva cup. Les miroirs sont toujours tête-bêche avec moi-iel qui ne mue mais pas de la voix, pas du déplacement des graisses, des cartilages qui binder ces monticules coniques de colostrum empoisonné. Et là où Je et Iel prennent une débarque dans le cosmos en cherchant le point de désaccord entre le Temps et l'Espace (lequel est arrivé en premier dans ce gang big bang) ; nous sommes la marge en marche, nous montons la garde comme des chiennes-Cerbères salvatrices, nous avec des sexes comme des cress d'anges squatters d'enfer. Je tue je. Je conjugue iel. Je nous apprends l'essentiel de l'âme, que ce corps soit un bon ou un mauvais-sort, on peut toujours s'en sortir avec l'humour. Car, l'amour, fuck c'est jamais réciproque quand tu n'as qu'un ¾ de corps à deux.
Un recueil sur le dénuement et la limpidité de la lumière, de la vie, de la fin du voyage. La soif de la soie est un recueil sur le chemin qui prend fin, sur l'arrivée à quelque chose de mieux, après l'attente et le courage de la lutte, pour arriver enfin au besoin de se reposer; pour passer à autre chose, ou de quitter peut-être, éventuellement ce monde, en laissant tout derrière, en héritage. Lumière de la soie, de la voile, pour le grand voyage, lumière des draps de soie, où l'on peut se vautrer pour se reposer enfin, après un long combat, ce poème est aussi et surtout un hymne peut-être encore plus à la vie. Mais soif aussi, comme un nouveau-né recherchant sa matrice. Mais les draps qui nous appellent, comme dans l'alcôve ou le revêtement de la momie, font référence aussi à la soie du ver ou de l'araignée. Il suffit de comprendre que le plus grand réconfort parmi la lumière de ces draps blancs, est de pouvoir se reposer et gué
J'ouvre les yeux Et ne vois que vous Je referme les yeux Et ne vois que mes doigts tentant de déchirer mes paupières
Pourquoi défoncer les portes qui bâillent sur rien ? le soleil grimpe aux vitraux quand la pierre crémeuse cède aux caresses d'une carcasse de duvet, le ciel passe et repasse sur l'eau sans laisser ni trace ni lune, et sans secret
On tente de figer pour que les choses se démènent en les attendant on parle de température ainsi peut-on faire et refaire la chronologie des nuages
Le désir t'attend comme une fleur dont naîtra le fruit. La grenade de ton coeur est pleine, prête à éclater.
Libre mais inquiète, la poésie de Gilles Latour révèle une appréhension devant la dégradation de l'environnement physique, social et politique. Ses Débris du sillage, mots emportés dans les remous d'un vécu, flottent entre mémoire affective et anticipation de l'avenir, dans un ton tour à tour lyrique, ironique et philosophique.
Au commencement, un enfant se phagocyte, puis se fait ange, parce que né avec un sexe en point d'interrogation. Cet ange « trash » expérimente la mutation et accouche d'une poésie non à l'index, mais au doigt d'honneur, qui farfouille dans vos fantasmes les plus honteux à la recherche d'un orgasme.
Depuis plus d'un demi-siècle, Dominique Fernandez a tissé un lien intime avec Rome, une complicité qu'il souhaite partager ici. Dans ce texte alerte et foisonnant, il nous raconte les hauts lieux du monde antique, comme le Forum romain, la via Appia ou le Colisée ; évoque les figures puissantes et d'un raffinement extrême que furent Néron et Hadrien ; ouvre les palais de la Renaissance et les villas entourées de leurs jardins ; dégage l'essence de l'art baroque en contemplant l'architecture imaginative et la décoration théâtrale des églises ; découvre les beautés surprenantes du Vatican ; débusque les chefs-d'oeuvre de Caravage et de Bernin ; flâne sur les collines qui surplombent la ville, ou le long du Tibre, fleuve sauvage qui la traverse. Ce riche portrait de la cité est animé par les souvenirs de nombreux personnages rencontrés au détour des palais ou des cafés. Surgissent ainsi les figures de Pasolini, Moravia, Morante, Fellini, Levi, Bassani et tant d'artistes de cet âge d'or de la création italienne que Dominique Fernandez a connus personnellement. Ce parcours révèle bien des aspects secrets de la Ville éternelle, et c'est avec bonheur que le lecteur place ses pas dans ceux d'un inlassable et passionné " piéton de Rome ". Photographies du cahier central par Ferrante Ferranti " ROMA est l'inverse exact d'AMOR. Rome est à la fois un lieu où l'on aime et un objet d'amour. Personne ne peut ne pas aimer Rome. "
Lorsque, venue de Guadeloupe, Sybille arrive à Paris avec son jeune fils Marcello, elle trouve hospitalité et affection auprès de Lila. Extravagante et merveilleuse Lila, tour à tour cocasse et pathétique, hantée par trop de souvenirs... Tandis que Sybille songe aux hommes disparus de sa vie, Lila se souvient de son amour pour Henry, fils d'une cuisinière noire et d'un riche héritier blanc des Caraïbes anglaises, rencontré dans la liesse de la Libération. Marcello grandit entouré des fantômes des hommes qui ont traversé la vie des deux femmes. Lorsqu'il apprend que son père est encore en vie, il décide de rejoindre la Guadeloupe pour le retrouver. Après son départ, Lila n'aura plus qu'une idée en tête : se rendre en Amérique et retrouver son fils. D'un bord à l'autre de l'océan, d'un bout à l'autre du temps, malgré les dénégations, subsiste pourtant l'amour, cette âme prêtée aux oiseaux qui se rit des interdits en dénouant les jeux du destin et des tragiques vanités des hommes.
Un livre riche en informations qui révèle la spiritualité de ce lieu unique qu'est le Mont Athos Terre mythique, difficile d'accès, interdite aux femmes, le Mont Athos, en Grèce, est un haut lieu de la chrétienté. Perchés à flanc de falaises ou dressés sur le rivage, ses vingt monastères et leur ermitage renferment l'une des plus grandes collections d'art du monde, offerte à la vénération des moines et des pèlerins : iconostases flamboyantes, bibliothèques pleines d'incunables précieux, églises couvertes de fresques dont les plus anciennes remontent au VIIe siècle... Du Mont Athos, Jean-Yves Leloup écrit des lettres à un ami dans un style ouvert, franc et riche. Parlant de son expérience de la vie à la Sainte Montagne, il raconte pourquoi il est un " suiveur du Christ " et comment il est venu à l'hésychasme, spiritualité fondée sur la prière du coeur, chère aux orthodoxes. Un passionnant index historique, théologique et anecdotique du Mont Athos ainsi qu'une chronologie retracent l'histoire du lieu et en révèle la richesse humaine. Ce livre est un vibrant hommage à la force du Mont Athos, à la grandeur de la spiritualité qui l'anime.
De ton enfance misérable en Italie, tu as puisé l'énergie de mener une vie d'artiste et de combat en Amérique. Belle, intelligente, tu as vingt ans quand le photographe Edward Weston fait de toi son modèle, son amante, et surtout son élève. Amie de Diego Rivera, tu lui présentes Frida Kahlo, tu participes à la postrévolution au Mexique et parcours le pays avec ton appareil, sans oublier de multiplier les aventures amoureuses, avec un appétit de vie et un superbe mépris des conventions. Chassée du Mexique, tu t'exiles dans le sombre Berlin des années 30, avant de gagner Moscou où ton aveuglement sur les purges staliniennes reste encore un mystère... Et tu décides soudain de ranger tes objectifs pour te consacrer à ton engagement politique. Pourquoi abandonner ta passion ? Pourquoi avoir renoncé à ta liberté, pour devenir une militante aux ordres du parti communiste ? Durant la guerre d'Espagne, tu préfères soigner les blessés jusqu'à l'épuisement plutôt que couvrir le conflit. Ton activité artistique n'aura duré que sept ans, c'est peu, mais ces années suffisent à te faire reconnaitre comme l'une des plus grandes photographes de ton temps. Sur ta tombe à Mexico, les mots de Pablo Neruda rappellent combien ton oeuvre est encore vivante : Tina Modotti, ma soeur, tu ne dors pas, non, tu ne dors pas. Bernadette Costa-Prades
Bombay et sa dureté à travers le regard bouleversant d'un enfant. Chamdi, dix ans, n'a jamais quitté son orphelinat, en plein coeur de Bombay. Jusqu'au jour où, espérant retrouver le père qui l'a abandonné tout bébé, il franchit le mur d'enceinte et se retrouve seul dans le chaos de la grande ville. Doté d'une imagination fertile, Chamdi avait toujours vu Bombay comme un paradis de couleurs vives qui répondrait mieux au nom de " Kahunsha " - la cité sans tristesse. Mais, devenu un gamin des rues qui mendie pour vivre, ce nouvel Oliver Twist découvre une toute autre réalité dans une ville ensanglantée par les émeutes de 1993 opposant violemment hindous et musulmans. L'itinéraire du jeune héros finit par incarner celui de l'Inde toute entière, saisie d'effroi face à ses haines intestines. L'écriture d'Anosh Irani restitue à la fois la candeur du petit garçon et la dureté de la rue indienne. Tour à tour drôle et poignant, comme le regard dénué de préjugés que Chamdi pose sur le monde qui l'entoure, Le chant de la cité sans tristesse entraîne le lecteur dans une aventure périlleuse, atroce et magnifique dont nul ne sortira indemne.
" Tout mon être était d'Afrique du Nord, berceau historique des tribus berbères. C'est à quarante cinq ans passés que j'ai pris la pleine conscience de cette lointaine appartenance. Il était temps d'amorcer un rapprochement, de partir à la découverte, de comprendre pour mieux aimer. Mais avant d'entreprendre le voyage, j'ai voulu récapituler ce que je savais. J'ai remonté le fil de mon existence pour repérer ce que je n'avais pas vu, pas saisi, de ce monde berbère qui m'avait fait signe sans que je lui réponde. La mémoire offre de beaux voyages, surtout quand on chevauche des mots. " C'est effectivement à un " beau voyage " que nous convie Éric Fottorino, une quête infiniment personnelle qui devient passionnante découverte : une région, une histoire, des traditions millénaires, une langue, un peuple, des peuples car, comme s'en amuse l'historien Gabriel Camps, il est finalement plus facile de citer les pays d'où ne viennent pas les Berbères, tant leurs origines sont partout, ou presque, du Nil à l'Afrique noire, de l'Inde aux contrées nordiques... De Ouarzazate à Fès, en passant par les gorges du Thodra, la vallée du Dadès et les dunes de Merzouga, Éric Fottorino raconte les Berbères, juifs et arabes, femmes façonnant l'argile et hommes cultivant la terre, artisans et commerçants, opposants politiques et cinéastes engagés... Il prolonge aussi la quête des origines qui est la sienne et qu'il a racontée dans ses deux ouvrages L'homme qui m'aimait tout bas et Questions à mon père, en allant vers la Tunisie de son père adoptif et le Maroc de son père naturel.
Au lendemain d'une épidémie qui décime presque toute la population, des survivants errent à la recherche d'un monde meilleur. Éric et Zoé, frère et soeur, ont quitté leur ville pour se rendre, lentement et dangereusement, jusqu'à Portland dans le Maine, voulant savoir si leur père a aussi survécu. À leurs trousses, Sara, imprévisible, armée de sa carabine. Et plus loin, un homme mystérieux et visionnaire qui tente de trouver sa place dans ce nouvel univers. Road-théâtre d'un monde qui bascule, thriller postapocalyptique, Murs interroge ce qu'il reste de notre humanité quand la civilisation s'écroule.
ELLE je suis devenue l'ombre de moi l'ombre qui s'efface ses contours qui disparaissent dans la noirceur qui monte
Elsie vient de perdre sa mère. Matt cherche des traces de son passé. Quel lien avec l'énorme trou dans la chaussée et avec ce qui traînait dans la voiture abîmée tout au fond ?
" Londres est un labyrinthe de pierre et de chair, dédale dans lequel s'égare même le Londonien le plus aguerri... Je ne suis pas un Virgile prêt à conduire des apprentis Dante dans un royaume circonscrit et circulaire. Je ne suis qu'un Londonien trébuchant qui désire en guider d'autres sur des chemins empruntés ma vie durant. " Ce livre explore l'histoire de Londres et des Londoniens depuis la préhistoire jusqu'à nos jours. L'urbanisme, les petits métiers, la violence de la foule, les pubs, le music-hall, le sexe, les bruits de la ville, les recettes de cuisine, les guerres, les enfants: voici quelques-uns des thèmes traités dans les soixante-dix-neuf chapitres de l'ouvrage. Cette structure thématique fait l'originalité du livre, formant un véritable kaléidoscope qui met en regard toutes les facettes du Londres d'hier et d'aujourd'hui. Pour réaliser cet ouvrage de référence, Peter Ackroyd a réuni une somme exceptionnelle de documents, depuis les premières archives publiques jusqu'aux graffitis. Dans la métropole gigantesque, qui réunit tout et son contraire, se croisent maquerelles, poètes et gentilshommes, architectes, bateliers, et même une riche Saxonne du temps des Vikings. Tous sont les héros d'anecdotes ou de récits qui nous permettent de cerner, page après page, l'esprit de Londres. C'est aussi un guide que nous offre l'une des plumes les plus brillantes de la littérature anglo-saxonne: une invitation à flâner au hasard des rues pour découvrir, derrière chaque pierre, les strates de passé qui font la mémoire de Londres.
Elle a onze ans et se retrouve par un été humide et chaud dans l'immense maison de sa grand-tante Ester, " la maison du Révérend " à Ransomville, un bourg de campagne " où tout le monde va à l'église mais où personne ne croit en Dieu ". Négligée par sa mère qui s'est séparée de son mari pour des raisons non avouées, la petite fille, isolée et sevrée d'affection, est fascinée par son cousin Jared, 25 ans, étudiant en théologie, un être mystérieux et d'une cruauté raffinée. Dans ce désert des âmes et des sentiments, que hantent un grand serpent noir, un vautour prédateur et des portraits de Jésus, Josie se laisse emmener par le diabolique Jared au bord du crime et d'une sordide histoire d'amour - dont seule une Joyce Carol Oates, au plus efficace de ses talents de magicienne, pouvait la sauver.
étreinte de pieuvre à trois mes tentacules les agrippent tendrement ne jamais cesser de les chérir s'il fallait qu'on me reproche un jour de ne pas les avoir assez aimés quelle sorte de mère suis-je je l'avoue je ne suis pas toujours droite j'aime le flot des excès j'astique le bonheur de mes p'tits avec un amour indémaillable et tourmenté je ne baisse les bras que l'espace d'un battement de coeur je me condamne à perpétuité
je me balancerai entre mes visions de pourpre et ma furie sublime dans ma cage de soleil David Ménard a publié un roman, Nous aurons vécu nous non plus, et deux recueils de poésie aux Editions L'Interligne. Neuvaines, lauréat de deux prix littéraires d'envergure, a fait l'objet d'une adaptation théâtrale par le Théâtre du Trillium.
Dans la lumière de la traverse est une oeuvre qui, se rapprochant de la puissance et de la simplicité du réel, allie sens et esprit dans une foulée de mots. François Baril Pelletier y découvre, dans une grande fulgurance, le quotidien libre et dépouillé, et le fruit du sens -partagé- de vivre.
Dans ce drame à l'humour lugubre, Corinne cogne à la porte d'un petit immeuble d'appartements délabré, où habitent Marthe, Fred et La Petite. Le poisson rouge qu'elle a apporté en cadeau vient tout juste de mourir de froid. Elle devra redoubler d'efforts si elle tient à s'incruster dans cet univers étrangement familier. Bientôt présentée au Théâtre français de Toronto et à La Troupe du Jour de Saskatoon, la pièce Flush révèle des personnages tranchants et tendres, écrasés par un choc terrible, qui n'ont d'autre choix que de s'enfoncer ou d'apprendre à aimer.
La famille Cardinal est confrontée au spectre d'un grand-père disparu dans les années quarante, dont le destin aurait peut-être été lié à l'assassinat du 22 novembre 1963, à Dallas. La découverte d'une page occultée de leur histoire commune aura un effet très différent sur chacun. En brossant le portrait d'une famille qui a connu l'Amérique de John F. Kennedy, les attentats du 11 septembre et la guerre en Afghanistan, Claude Guilmain propose un commentaire impitoyable sur le pouvoir des mythes et des illusions, et pose un regard d'une grande acuité sur des rêves brisés dont on s'obstine à recoller les morceaux.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Un roman foisonnant dans les mornes de Guadeloupe. Léonce, jeune homme plein de qualités et travailleur, traîne une infirmité de naissance, un pied-bot qui éloigne de lui les femmes. Mais sa persévérance et ses mots d'amour passionnés finissent par séduire Myrtha, jeune fille d'une grande beauté. Les jeunes gens se marient, ont des enfants, leurs affaires prospèrent, et tout aurait pu se poursuivre sans encombre... Cela aurait été sans compter sur la drive - ou errance - des esprits, les mauvais augures, les rumeurs et les malédictions lancées par les coeurs haineux et les âmes vengeresses. Page après page, Gisèle Pineau nous conduit sur les hauteurs de mornes broussailleux, au coeur de jardins créoles, dans les rues de Pointe-à-Pitre, sur les bancs de l'église, sur les routes de Haute-Terre. Elle nous ouvre les portes des croyances locales et laisse s'échapper ces contes fantastiques qui ourlent magistralement le destin des hommes. Grand Prix des lectrices de Elle 1994 Prix Carbet de la Caraïbe 1993