Grandes affaires
-
- Préhistoire & Protohistoire
- Antiquité (jusqu'en 476)
- Moyen Âge (de 476 à 1492)
- Temps modernes (de 1492 à 1799)
- Époque contemporaine (depuis 1799)
- Histoire de France
- Histoire de l'Europe
- Histoire du Maghreb & du Moyen-orient
- Histoire de l'Afrique subsaharienne
- Histoire des Amériques
- Histoire de l'Asie
- Histoire de l'Océanie
-
- Maternelle
- Primaire
- Collège
- Seconde & Lycée voie générale
- Lycée voie technologique
- Lycée professionnel
- BTS
- DUT
- Cahiers de vacances
- Soutien & Entraînement Maternelle
- Soutien & Entraînement Primaire
- Soutien & Entraînement Collège
- Brevet des collèges (préparation)
- Brevet des collèges (annales)
- Soutien & Entraînement - Seconde & Lycée voie générale
- Baccalauréat général (préparation)
- Baccalauréat général (annales)
- Soutien & Entraînement Lycée voie technologique
- Baccalauréat technologique (préparation)
- Baccalauréat technologique (annales)
- Soutien & Entraînement Lycée professionnel
- CAP & BEP - bac professionnel (préparation)
- CAP & BEP - bac professionnel (annales)
- Prépas scientifiques
- Prépas littéraires
- Prépas commerciales
- Classiques - Textes & Commentaires
- Ouvrages pédagogiques de référence
- Pédagogie
- Concours & Examens supérieur
- Langues
Fin 1933, la France est en ébullition. Elle connaît les premiers signes de la crise économique et sociale qui touche le monde depuis 1929. L'inquiétude gagne le pays. La presse se déchaîne : on stigmatise les relations entre les milieux politiques et financiers. Les années folles ont donné le tournis aux ambitieux qui espèrent faire fortune rapidement en se jouant de la loi. Alexandre Stavisky est l'un d'eux. À quarante-six ans, il imagine la « grande arnaque ». Il émet des faux bons de caisse au nom d'une petite banque, le Crédit municipal de Bayonne. En décembre, le scandale éclate, les porteurs de bons de caisse sont floués. Cette escroquerie devient une affaire nationale quand la police retrouve le corps inanimé de Stavisky dans un chalet de Chamonix le 9 janvier 1934. Un mois plus tard, Paris est au bord du gouffre : l'émeute du 6 février 1934 manque de renverser le gouvernement. Jamais une affaire d'escroquerie n'avait eu un prolongement politique de cette nature.
Kim Philby a succombé, à l'université de Cambridge, aux charmes d'une maîtresse fort prenante : la révolution mondiale. Au début des années trente, la lutte entre le fascisme et le communisme s'intensifie. Philby découvre en Autriche les vertus du mouvement ouvrier et du communisme, et prend en horreur la propagande nazie. Recruté par les services soviétiques du NKVD, Philby accepte les missions les plus dangereuses : infiltrer l'ennemi où qu'il soit, en Angleterre, dans les rangs des pro-nazis, en Espagne, dans l'entourage de Franco... Puis il entre dans les services secrets britanniques. Il y tisse des liens étroits avec d'autres espions prosoviétiques, Maclean, Burgess et Blunt. De 1941 à 1963, Philby se joue de toutes les suspicions. En 1963, relégué à Beyrouth, il avoue avoir été espion au profit de l'Union soviétique. Il meurt en 1988 et est enterré dans le carré des généraux du KGB, dans un cimetière de Moscou. Une carrière extraordinaire dans les hautes sphères du contre-espionnage.
Octobre 1917. Mata Hari, qui avait ébloui les scènes des plus grandes salles de spectacle d'Europe avec ses danses balinaises, n'est plus qu'un corps sans vie. Elle avait voulu faire sa place auprès des grands de ce monde et passe à la postérité sous les traits d'une traîtresse. Pour espionnage et intelligence avec l'ennemi, la justice militaire française a, en quelques minutes, scellé son sort : la mort. Comment la belle Hollandaise en est-elle arrivée là ? En cette même année, la population est lasse de la guerre : dans les tranchées, un rien pourrait déclencher la révolte et, à l'arrière, la faim et les deuils minent le moral du peuple. Le gouvernement cherche des boucs émissaires. Si la victoire tarde, c'est que des traîtres sont à l'oeuvre : les pacifistes et les espions. Et si l'espion était une femme, une étrangère, à la vie légère. Margaretha est la coupable idéale. D'autant que l'ancienne rivale d'Isadora Duncan est une mythomane fantasque. Victime de ses contradictions, elle est sacrifiée au nom de la raison d'État.