Haut et fort
« Il n'y a plus de temps à perdre. Il n'y a plus le temps pour se contenter d'écouter les témoignages et les récits effroyables de toutes les victimes. Il est temps d'agir. » Comment peut-on donner une date d'expiration à un crime qui hantera la victime jusqu'à la fin de sa vie ? Parce qu'elle en a vécu l'injustice dans sa chair, Elsa Levy prend ici la parole pour réclamer l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs. Dans un essai porté par une profonde indignation, elle s'attaque tour à tour aux fondements de la prescription et aux justifications que ses défenseurs brandissent. Ce faisant, elle nous rappelle les vécus tragiques qui se dissimulent derrière des termes juridiques en apparence neutres - proportionnalité des sanctions, maintien de la paix sociale... -, appelant les citoyens que nous sommes à nous élever contre la « loi de l'oubli ». Avec un objectif en ligne de mire : condamner les pédocriminels à « l'intranquillité perpétuelle ».
« Il n'y a plus de temps à perdre. Il n'y a plus le temps pour se contenter d'écouter les témoignages et les récits effroyables de toutes les victimes. Il est temps d'agir. » Comment peut-on donner une date d'expiration à un crime qui hantera la victime jusqu'à la fin de sa vie ? Parce qu'elle en a vécu l'injustice dans sa chair, Elsa Levy prend ici la parole pour réclamer l'imprescriptibilité des crimes sexuels sur mineurs. Dans un essai porté par une profonde indignation, elle s'attaque tour à tour aux fondements de la prescription et aux justifications que ses défenseurs brandissent. Ce faisant, elle nous rappelle les vécus tragiques qui se dissimulent derrière des termes juridiques en apparence neutres - proportionnalité des sanctions, maintien de la paix sociale... -, appelant les citoyens que nous sommes à nous élever contre la « loi de l'oubli ». Avec un objectif en ligne de mire : condamner les pédocriminels à « l'intranquillité perpétuelle ».
"Ne plus militer, c'est accepter de se taire." Verbe par excellence de la Révolution française qui en démilitarise l'usage, militer renvoie au combat s'attachant à faire prévaloir une idée, sinon une vision du monde. Si militer apparaît comme le verbe sale de l'époque, c'est qu'il signale la profonde crise démocratique que traverse la France. Employé couramment, il est aujourd'hui rattaché à une forme de radicalité. Accusations de terrorisme intellectuel, tentatives de dissolution de groupements militants : comment en est-on arrivé à une vision aussi négative de l'acte même de militer ? Dans cet essai incisif, à travers divers événements - criminalisation des militants écologistes à Sainte-Soline, disqualification des mouvements qui entendent lutter pour davantage de justice sociale et ontologique, dénigrement du discours de Justine Triet à Cannes, etc. -, Johan Faerber interroge les possibilités et les limites du militantisme social, politique et culturel.
"Ne plus militer, c'est accepter de se taire." Verbe par excellence de la Révolution française qui en démilitarise l'usage, militer renvoie au combat s'attachant à faire prévaloir une idée, sinon une vision du monde. Si militer apparaît comme le verbe sale de l'époque, c'est qu'il signale la profonde crise démocratique que traverse la France. Employé couramment, il est aujourd'hui rattaché à une forme de radicalité. Accusations de terrorisme intellectuel, tentatives de dissolution de groupements militants : comment en est-on arrivé à une vision aussi négative de l'acte même de militer ? Dans cet essai incisif, à travers divers événements - criminalisation des militants écologistes à Sainte-Soline, disqualification des mouvements qui entendent lutter pour davantage de justice sociale et ontologique, dénigrement du discours de Justine Triet à Cannes, etc. -, Johan Faerber interroge les possibilités et les limites du militantisme social, politique et culturel.
"La souffrance de ceux qui ont eu le malheur de naître dans un pays pauvre et mal gouverné est considérée comme un fait acquis. L'absence de droits qui en découle aussi." Comment penser un monde qui repose sur les mobilités quand la question de l'immigration donne lieu à tant de crispations sociales et identitaires ? Coups d'État, catastrophes environnementales, flux de migrants économiques et de réfugiés de pays en guerre : les crises se multiplient et s'installent dans un paysage politique marqué par la peur de l'Autre. Indifférent à ceux qui meurent aux frontières, le choix des approches sécuritaires s'affirme. Coupée des réponses humanitaires, économiques et démographiques, cette politique ignore et dénigre les propositions réelles des chercheurs et des associations. Réunir le politique, le savant et l'opinion publique, tel est l'enjeu du livre de Catherine Wihtol de Wenden.
"La souffrance de ceux qui ont eu le malheur de naître dans un pays pauvre et mal gouverné est considérée comme un fait acquis. L'absence de droits qui en découle aussi." Comment penser un monde qui repose sur les mobilités quand la question de l'immigration donne lieu à tant de crispations sociales et identitaires ? Coups d'État, catastrophes environnementales, flux de migrants économiques et de réfugiés de pays en guerre : les crises se multiplient et s'installent dans un paysage politique marqué par la peur de l'Autre. Indifférent à ceux qui meurent aux frontières, le choix des approches sécuritaires s'affirme. Coupée des réponses humanitaires, économiques et démographiques, cette politique ignore et dénigre les propositions réelles des chercheurs et des associations. Réunir le politique, le savant et l'opinion publique, tel est l'enjeu du livre de Catherine Wihtol de Wenden.
"L'école doit-elle protéger du monde et pour cela s'en séparer ? Ou, au contraire, faut-il l'ouvrir aux grands vents du dehors, au monde tel qu'il est ?" Les écoles françaises sont coupées de leur environne ment. La peur de l'autre, la culture du risque zéro, la judiciarisation de la société, le tout alimenté par le carburant des faits divers, transforment nos écoles en forteresses. Dans un essai à la première personne, étayé par des entretiens et des observations sur le terrain, Pascal Clerc interroge le fonctionnement concret des établissements scolaires. L'éducation participe d'une forme de resserrement des espaces et des esprits, elle tend à cloisonner, séparer, alors que nous aurions besoin de plus de porosité et de liens. Le contrôle des élèves se renforce sans que les dimensions pédagogique, sociale et politique de ces évolutions soient interrogées. Cette étude inédite de la dimension géographique des établissements éclaire de manière singulière les événements récents qui ont bousculé notre système éducatif.
"L'école doit-elle protéger du monde et pour cela s'en séparer ? Ou, au contraire, faut-il l'ouvrir aux grands vents du dehors, au monde tel qu'il est ?" Les écoles françaises sont coupées de leur environne ment. La peur de l'autre, la culture du risque zéro, la judiciarisation de la société, le tout alimenté par le carburant des faits divers, transforment nos écoles en forteresses. Dans un essai à la première personne, étayé par des entretiens et des observations sur le terrain, Pascal Clerc interroge le fonctionnement concret des établissements scolaires. L'éducation participe d'une forme de resserrement des espaces et des esprits, elle tend à cloisonner, séparer, alors que nous aurions besoin de plus de porosité et de liens. Le contrôle des élèves se renforce sans que les dimensions pédagogique, sociale et politique de ces évolutions soient interrogées. Cette étude inédite de la dimension géographique des établissements éclaire de manière singulière les événements récents qui ont bousculé notre système éducatif.
"L'expérimentation animale n'existe pas : le tour de force des industries qui y ont recours consiste à l'avoir fait disparaître." Chaque année, en Europe, environ 12 millions d'animaux subissent des tests : un chiffre qui ne faiblit pas depuis vingt ans malgré une opposition citoyenne croissante et un discours scientifique qui vante la réduction des expériences. Rongeurs, poissons, chats, chiens ou singes sont utilisés dans les laboratoires, et pour des raisons parfois bien éloignées du cadre de la santé. Que vivent vraiment ces animaux ? Pourquoi le changement est-il si lent ? Comment agir ? En créant l'association Animal Testing, Audrey Jougla a pu recueillir des informations et des témoignages inédits. Des années d'enquêtes de terrain ponctuées de déceptions ou de victoires : l'auteur livre un panorama sans concession, aussi clair qu'édifiant. Un récit intime et engagé qui interroge notre humanité face à la condition animale.
"L'expérimentation animale n'existe pas : le tour de force des industries qui y ont recours consiste à l'avoir fait disparaître." Chaque année, en Europe, environ 12 millions d'animaux subissent des tests : un chiffre qui ne faiblit pas depuis vingt ans malgré une opposition citoyenne croissante et un discours scientifique qui vante la réduction des expériences. Rongeurs, poissons, chats, chiens ou singes sont utilisés dans les laboratoires, et pour des raisons parfois bien éloignées du cadre de la santé. Que vivent vraiment ces animaux ? Pourquoi le changement est-il si lent ? Comment agir ? En créant l'association Animal Testing, Audrey Jougla a pu recueillir des informations et des témoignages inédits. Des années d'enquêtes de terrain ponctuées de déceptions ou de victoires : l'auteur livre un panorama sans concession, aussi clair qu'édifiant. Un récit intime et engagé qui interroge notre humanité face à la condition animale.
À l'heure où la pauvreté se banalise, Stéphane Hessel nous invite à bâtir une authentique « société mondiale » reposant sur des institutions évoluées, légitimes et compétentes à l'échelle de la planète. Quelles sont les conditions de sa réalisation ? Avant toute chose, une prise de conscience, qui implique responsabilité et compassion. Pour devenir les citoyens d'une société pacifique et respectueuse des droits de l'homme, profitons de l'opportunité : en France, la gauche dispose désormais de tant de pouvoirs ! À nous de nous battre pour une Europe sociale, pour un monde social. Osons encore nous attaquer aux grands rêves de l'humanité !
À l'heure où la pauvreté se banalise, Stéphane Hessel nous invite à bâtir une authentique « société mondiale » reposant sur des institutions évoluées, légitimes et compétentes à l'échelle de la planète. Quelles sont les conditions de sa réalisation ? Avant toute chose, une prise de conscience, qui implique responsabilité et compassion. Pour devenir les citoyens d'une société pacifique et respectueuse des droits de l'homme, profitons de l'opportunité : en France, la gauche dispose désormais de tant de pouvoirs ! À nous de nous battre pour une Europe sociale, pour un monde social. Osons encore nous attaquer aux grands rêves de l'humanité !
« Je suis convaincue que ma force et mes idées viennent de cette pluralité de vies que j'ai menées. » Corinne Lepage a toujours refusé de choisir : pour elle, action citoyenne et engagement politique ne font qu'un. Tour à tour adjointe au maire de Cabourg, avocate engagée dans le procès de l'Erika, ministre du gouvernement Juppé, députée européenne, elle a vécu le monde politique de l'intérieur et en dévoile la face obscure : enrichissement personnel d'élus, évasion fiscale de ministres en vue, connivences politico-médiatiques. Forte de ses années d'expérience et d'une foi inébranlable en l'avenir, Corinne Lepage appelle à la mise en place du référendum d'initiative populaire, d'un droit de pétition auprès du Parlement et d'une chambre représentant la société civile dotée de réels pouvoirs. Sa voix est reconnaissable entre mille parce qu'elle est libre, limpide et sans concession. Nécessaire.
« Je suis convaincue que ma force et mes idées viennent de cette pluralité de vies que j'ai menées. » Corinne Lepage a toujours refusé de choisir : pour elle, action citoyenne et engagement politique ne font qu'un. Tour à tour adjointe au maire de Cabourg, avocate engagée dans le procès de l'Erika, ministre du gouvernement Juppé, députée européenne, elle a vécu le monde politique de l'intérieur et en dévoile la face obscure : enrichissement personnel d'élus, évasion fiscale de ministres en vue, connivences politico-médiatiques. Forte de ses années d'expérience et d'une foi inébranlable en l'avenir, Corinne Lepage appelle à la mise en place du référendum d'initiative populaire, d'un droit de pétition auprès du Parlement et d'une chambre représentant la société civile dotée de réels pouvoirs. Sa voix est reconnaissable entre mille parce qu'elle est libre, limpide et sans concession. Nécessaire.
Limitée au début des années 1980 à une poignée de militants, accentuée par la prise de conscience écologique au début des années 2000, la prise de pouvoir par le consommateur a pris, avec la crise économique, l'ampleur d'un phénomène social. Qui sont ces nouveaux « consommateurs » et quelles sont leurs stratégies de contournement ? Pascale Hébel, directrice du département consommation du Crédoc, décrypte cette réconciliation entre éthique et consommation, et en fait le gage d'un changement durable.
Limitée au début des années 1980 à une poignée de militants, accentuée par la prise de conscience écologique au début des années 2000, la prise de pouvoir par le consommateur a pris, avec la crise économique, l'ampleur d'un phénomène social. Qui sont ces nouveaux « consommateurs » et quelles sont leurs stratégies de contournement ? Pascale Hébel, directrice du département consommation du Crédoc, décrypte cette réconciliation entre éthique et consommation, et en fait le gage d'un changement durable.
« Que dire à cette mère dont le fol espoir en la réanimation n'aura pas suffi pour sauver son enfant ? Maintenant qu'il est dans le coma pour toujours, que fait-on ? » Philippe Bataille, sociologue, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, a mené une enquête pendant plusieurs années dans différentes unités de soins palliatifs en France, au plus près des malades, des mourants et de leurs proches. Mort cérébrale, tétraplégie, cancer incurable : les drames de la fin de vie, il les a reçus de plein fouet. Que répondre à ceux qui demandent une aide active ou médicale à mourir ? Pourquoi tant de résistances, tant d'incompréhensions malgré la qualité des soins ?
« Que dire à cette mère dont le fol espoir en la réanimation n'aura pas suffi pour sauver son enfant ? Maintenant qu'il est dans le coma pour toujours, que fait-on ? » Philippe Bataille, sociologue, directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, a mené une enquête pendant plusieurs années dans différentes unités de soins palliatifs en France, au plus près des malades, des mourants et de leurs proches. Mort cérébrale, tétraplégie, cancer incurable : les drames de la fin de vie, il les a reçus de plein fouet. Que répondre à ceux qui demandent une aide active ou médicale à mourir ? Pourquoi tant de résistances, tant d'incompréhensions malgré la qualité des soins ?
Le constat est accablant : depuis les débuts de la crise, malgré les engagements de nos gouvernements, les inégalités ne cessent de croître. Pour lutter contre le chômage et l'exclusion, Christophe Deltombe, avocat et président d'Emmaüs de 2007 à 2013, s'inspire de l'expérience Emmaüs. Les communautés, nées en 1949 et aujourd'hui dotées d'un statut juridique original, représentent un modèle d'entraide révolutionnaire, efficace et praticable partout. Les personnes exclues sont accueillies sans condition, hébergées et nourries dans des lieux de vie communautaires, et reprennent en main leur destin par le travail. Qu'attendons-nous pour nous emparer de ce modèle insuffisamment connu et appliqué ? C'est un rêve qui pourrait devenir réalité : un job pour tous !
Le constat est accablant : depuis les débuts de la crise, malgré les engagements de nos gouvernements, les inégalités ne cessent de croître. Pour lutter contre le chômage et l'exclusion, Christophe Deltombe, avocat et président d'Emmaüs de 2007 à 2013, s'inspire de l'expérience Emmaüs. Les communautés, nées en 1949 et aujourd'hui dotées d'un statut juridique original, représentent un modèle d'entraide révolutionnaire, efficace et praticable partout. Les personnes exclues sont accueillies sans condition, hébergées et nourries dans des lieux de vie communautaires, et reprennent en main leur destin par le travail. Qu'attendons-nous pour nous emparer de ce modèle insuffisamment connu et appliqué ? C'est un rêve qui pourrait devenir réalité : un job pour tous !
« Qu'une autre école soit possible ne fait aucun doute pour moi. » Qu'attendons-nous pour abolir un système de notation obsolète ? Quand cessera-t-on d'enseigner les sciences comme on transmet le Coran ou la Bible ? Pourquoi ne pas recruter les enseignants d'abord sur l'obtention du BAFA ? Gabriel Cohn-Bendit, créateur du Lycée expérimental de Saint-Nazaire et pédagogue reconnu, lance un vibrant appel pour un renouveau de l'école. S'adressant à la fois aux profs, aux jeunes qui se destinent à l'enseignement et aux parents, il appelle de ses voeux la constitution d'un mouvement uni de pédagogues afin de remédier à la crise de l'enseignement.
« Qu'une autre école soit possible ne fait aucun doute pour moi. » Qu'attendons-nous pour abolir un système de notation obsolète ? Quand cessera-t-on d'enseigner les sciences comme on transmet le Coran ou la Bible ? Pourquoi ne pas recruter les enseignants d'abord sur l'obtention du BAFA ? Gabriel Cohn-Bendit, créateur du Lycée expérimental de Saint-Nazaire et pédagogue reconnu, lance un vibrant appel pour un renouveau de l'école. S'adressant à la fois aux profs, aux jeunes qui se destinent à l'enseignement et aux parents, il appelle de ses voeux la constitution d'un mouvement uni de pédagogues afin de remédier à la crise de l'enseignement.
Parti à la rencontre des acteurs et témoins d'une révolution pas comme les autres, deux ans après la chute de Ben Ali, Mathieu Guidère a traversé sept pays du monde arabe, du Maroc à la Syrie, en passant par l'Égypte et la Libye. Fort de sa double culture, ce spécialiste de géopolitique et arabisant hors pair décrypte les espoirs déçus, les préjugés et les malentendus à l'oeuvre de part et d'autre de la Méditerranée. Un récit vivant, éclairant : salutaire.
Parti à la rencontre des acteurs et témoins d'une révolution pas comme les autres, deux ans après la chute de Ben Ali, Mathieu Guidère a traversé sept pays du monde arabe, du Maroc à la Syrie, en passant par l'Égypte et la Libye. Fort de sa double culture, ce spécialiste de géopolitique et arabisant hors pair décrypte les espoirs déçus, les préjugés et les malentendus à l'oeuvre de part et d'autre de la Méditerranée. Un récit vivant, éclairant : salutaire.