Histoire de la France préhistorique
-
- Préhistoire & Protohistoire
- Antiquité (jusqu'en 476)
- Moyen Âge (de 476 à 1492)
- Temps modernes (de 1492 à 1799)
- Époque contemporaine (depuis 1799)
- Histoire de France
- Histoire de l'Europe
- Histoire du Maghreb & du Moyen-orient
- Histoire de l'Afrique subsaharienne
- Histoire des Amériques
- Histoire de l'Asie
- Histoire de l'Océanie
-
- Maternelle
- Primaire
- Collège
- Seconde & Lycée voie générale
- Lycée voie technologique
- Lycée professionnel
- BTS
- DUT
- Cahiers de vacances
- Soutien & Entraînement Maternelle
- Soutien & Entraînement Primaire
- Soutien & Entraînement Collège
- Brevet des collèges (préparation)
- Brevet des collèges (annales)
- Soutien & Entraînement - Seconde & Lycée voie générale
- Baccalauréat général (préparation)
- Baccalauréat général (annales)
- Soutien & Entraînement Lycée voie technologique
- Baccalauréat technologique (préparation)
- Baccalauréat technologique (annales)
- Soutien & Entraînement Lycée professionnel
- CAP & BEP - bac professionnel (préparation)
- CAP & BEP - bac professionnel (annales)
- Prépas scientifiques
- Prépas littéraires
- Prépas commerciales
- Classiques - Textes & Commentaires
- Ouvrages pédagogiques de référence
- Pédagogie
- Concours & Examens supérieur
- Langues
Se dégageant progressivement d'un vieux fonds acheuléen, les cultures du Paléolithique moyen vont, sans rupture, occuper tout l'espace européen laissé libre par les différentes avancées glaciaires entre 250 000 et 30 000 ans. S'il s'est étendu jusqu'en Eurasie et au Proche-Orient, le Moustérien est vraisemblablement le premier ensemble de cultures paléolithiques d'origine européenne et reste associé à l'homme de Néandertal. Il est marqué d'une indiscutable stabilité économique et technique pendant plus de 200 000 ans. Paradoxalement, cette homogénéité se double d'une grande variété culturelle dans l'espace et le temps qui rend cette période si passionnante. Peuples nomades de chasseurs-collecteurs, les Moustériens, qu'ils soient Néandertaliens ou hommes modernes, sont également les premiers à manifester un intérêt pour l'Au-delà en introduisant, dès 100 000 ans, la notion de pratiques funéraires.
Entre 40 000 et 25 000 ans av. J.-C. des événements importants se sont produits dans les différentes régions européennes. Avec l'apparition de l'homme moderne, dont l'anatomie est proche de la nôtre, naissent des industries très diversifiées qui utilisent la pierre, l'os, le bois de renne, l'ivoire. Les premières manifestations artistiques connues, sur les objets comme sur les parois des grottes, ont pu être datées de cette époque. L'Aurignacien est la civilisation qui réunit de façon indiscutable toutes ces nouveautés. Apparue en Europe méditerranéenne, elle s'est étendue à toute la partie du continent épargnée par les glaciers du quaternaire et peut être considérée comme la plus ancienne unité culturelle de l'humanité.
L'amélioration climatique qui a interrompu, il y a près de 12 000 ans, la dernière grande période glaciaire est à l'origine d'une profonde transformation des milieux naturels. Les conditions d'existence liées notamment à la subsistance ont obligé les descendants des chasseurs paléolithiques à adapter leurs systèmes de prédation aux conditions de vie de la grande forêt tempérée. Grands chasseurs d'aurochs, de sangliers et de cerfs, ils ont spontanément élargi leurs collectes à l'ensemble des ressources disponibles. On est en droit de penser que ces transformations des cadres de vie ont engendré parallèlement un profond remaniement de l'imaginaire épipaléolithique et mésolithique. Un monde nouveau est en gestation.
Entre 36 000 et 30 000 ans avant notre ère, le Châtelperronien, époque à laquelle ont vécu les derniers Néandertaliens, a toujours fait l'objet de débats passionnés. Les études récentes ont prouvé que ce groupe humain a été à l'origine d'importantes innovations techniques. Pour la première fois des éléments de parure, des os gravés, sont les témoins d'une pensée symbolique qui semble liée à une complexité sociale croissante. Ces Néandertaliens ont-ils disparu sans descendance, anéantis par l'arrivée des hommes modernes, ou au contraire la coexistence de ces deux groupes humains, pourtant différents, a-t-elle conduit à des échanges ? Une question qui ouvre des perspectives neuves sur nos origines.
L'Âge du Bronze est, au IIe millénaire avant notre ère, une période singulière. Inscrite dans la continuité des temps agricoles du Néolithique, prolongeant la lente révolution métallique de l'Âge du Cuivre, elle affirme un profond ancrage des cultures régionales, construit de nombreux particularismes culturels et élabore en fait avec les ferments des temps passés une société inégale et concurrente, sur de petits territoires partagés. Pourtant la période est aussi celle des profondes unités, des modes communes à de grands territoires, des échanges lointains et de la communication des savoirs. Si les pratiques artisanales et les acquis techniques locaux sont confrontés à l'évolution générale des nations d'Europe ou des peuples méditerranéens, les gestes de la vie quotidienne révèlent l'étonnante capacité des sociétés méridionales au partage et au métissage inventif. Comme pour mieux franchir les portes de l'Histoire.