L'avenir de la science
Le monde des champignons est si vaste et si étonnamment varié, la biologie de ces organismes est si complexe et si remarquable, qu'en un seul volume, et malgré le titre de celui-ci, Marius Chadefaud, du Laboratoire de cryptogamie du Muséum d'histoire naturelle, n'a traité que de leurs organes reproducteurs et de leurs cycles sexuels, avec quelques considérations sur leur origine et leur phylogénie.
L’infiniment petit n’a jamais été aussi accessible. Vers l’infiniment petit retrace l’épopée scientifique du microscope, des premières loupes aux outils modernes, et révèle comment ces découvertes ont révolutionné notre compréhension du monde.
Écrit en captivité en 1941, La science des monstres lève le voile sur les mystères de la tératologie. Étienne Wolff y explique, avec rigueur et clarté, les origines et les mécanismes des difformités humaines et animales.
Que savons-nous de la morphologie du cerveau, de la structure des circonvolutions cérébrales, de l'écorce cérébrale, des aires électromotrice, psychomotrice, sensitive, pariétale-somatognosique, mais aussi du sommeil de l'hypnose, de la cataplexie des aires olfactive et gustative, des réflexes conditionnés, des phénomènes bioélectriques, de l'épilepsie, des ondes de Berger, des fonctions corticales, etc. : cet ouvrage, publié en 1941 dans la collection « L'avenir de la science », tente de répondre à vos questions.
S'il est vrai qu'aucune passion, aucun souci ne résistent à la sérénité qu'apporte à l'esprit la discipline mathématique, c'est faire une cure de sérénité que lire le nouvel ouvrage d'Émile Borel, qui s'est proposé de raconter, dans ses traits essentiels, l'histoire des relations entre les mathématiciens et la notion d'infini. La première partie du livre relate les circonstances où s'est produite la rencontre des mathématiciens et de l'infini, en Grèce, quelques siècles avant l'ère chrétienne (Zénon, cruel Zénon!). La deuxième partie expose la conquête et l'organisation de l'infini par les mathématiciens modernes, du XVIe au XIXe siècle. La troisième partie, enfin, étudie les plus importantes des difficultés et les divergences de vues qui se sont présentées dans les temps actuels lorsqu'on a cherché à préciser et à approfondir les résultats acquis sur l'infini mathématique.
J'ai, dans un volume récent, consacré quelques pages aux relations qui existent entre la médecine et ce vaste domaine de la biologie que forme la Génétique, science de l'hérédité. Le sujet m'a paru assez important pour que j'y insiste. Médecine et Génétique se sont, jusqu'ici, trop ignorées : elles ont beaucoup à apprendre l'une de l'autre, et il est à souhaiter que, pour leur profit mutuel, elles collaborent toujours plus étroitement. Parmi les chapitres qui composent ce petit ouvrage, il en est un qui traite, et pour la première fois dans un livre français, de la grande question, toute neuve encore, des virus-protéines. Elle aussi se rattache, par certains côtés, à la Génétique, puisque, à bien des égards, on peut rapprocher ces mystérieux agents pathogènes des éléments qui constituent le patrimoine héréditaire.
Depuis trente années, dans son petit laboratoire de Ville-d'Avray, Jean Rostand se penche sur les grenouilles et les crapauds pour les interroger sur quelques-uns des grands problèmes de la vie : parthénogénèse artificielle, détermination du sexe, hérédité des variations, production des anomalies, conservation de la semence, etc. Ses observations et ses expériences l'ont conduit à de nombreuses découvertes, dont il expose ici les principales, avec la clarté et la rigueur qui lui sont coutumières. L'auteur ne fait état que de travaux personnels, appuyés de documents photographiques pour la plupart inédits. Cet ouvrage, qui comptera dans l'histoire de Ia biologie des amphibiens, nous montre comment, en étudiant des animaux qu'on croyait bien connus et en ne disposant que de moyens matériels fort restreints, un chercheur persévérant peut réussir à écrire des pages nouvelles.
"L'année 1900 fut pour la biologie une date singulièrement féconde. Elle marque un tournant décisif dans l'histoire des idées, et comme une véritable révolution, non moins profonde peut-être que celle qui suivit en 1839 l'énoncé de la théorie cellulaire ou, en 1859, la publication de l'Origine des espèces. Au cours de cette année 1900, en effet, trois naturalistes, trois botanistes, ayant travaillé indépendamment l'un de l'autre et chacun dans son pays, font connaître les résultats de leurs recherches sur l'hybridation des races végétales. Tous trois ils ont réalisé des expériences claires et précises, dont ils croient pouvoir tirer des lois générales concernant la transmission des caractères parentaux à la descendance. Or, voici qu'ils s'avisent que ces mêmes lois avaient déjà été formulées en 1865, et presque en termes identiques, par un moine tchèque, Johann Mendel, qui avait consacré de longues années à effectuer des croisements de pois, et dont le travail, exposé en un long mémoire, avait passé complètement inaperçu de ses contemporains, encore que ce fût un chef-d'oeuvre de perspicacité théorique et d'ingéniosité expérimentale."