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Vingt ans d’échange épistolaire entre Jacques Ferron, figure majeure de la littérature québécoise, et Jean Marcel, jeune intellectuel passionné.
En 1974, Yvon Rivard est un jeune professeur qui n'a pas encore publié, alors quePierre Vadeboncoeur est un essayiste consacré sur le point de prendre sa retraite. Les deux hommes entreprennent à ce moment-là une correspondance qui ne se concluera qu'avec la mort de Vadeboncoeur, en 2010.Une amitié libre permet de découvrir ce qui a d'abord réuni ces deux intellectuels, de même que l'étroite relation qui se tissera entre eux, où deux écrivains se donnent la parole, sont attentifs l'un à l'autre. La hauteur du style de cet échange est rien de moins qu'extraordinaire.L'essayiste contemporain Mathieu Bélisle signe la préface de ce livre et en dit ceci: «On ne peut s'empêcher de remarquer à quel point chacun a exercé une influence sur l'autre, s'est laissé bouleverser, émouvoir, déranger par l'autre, au risque de l'effronterie ou de l'inconvenance. [...] C'est cette sincérité de ton, cette franchise dans le propos qui rendent cette correspondance admirable et nécessaire: la vérité partagée n'est pas une chose à redouter, encore moins à cacher ou à taire, mais le bien le plus précieux, la marque de l'authenticité, cela même qui rend libre.» L'ouvrage comporte également une postface d'Yvon Rivard.
Je n'ai rien d'autre que mes mots, mon clavier, du papier et des livres pour me soutenir. Mais n'est-ce pas le chemin sur lequel je me suis engagée ? N'ai-je pas choisi de détourner le regard du bonheur et de la joie pour me tourner vers la douleur des autres ? Je savais que le chemin était risqué, mais je ne peux pas me laisser avaler. Je dois remonter et saisir mieux comment l'écriture peut me réengager dans la vie.Essai littéraire à la fois rigoureusement documenté et hautement personnel, Occuper les distances reprend les motifs de Tombée, roman d'Esther Laforce paru simultanément chez Leméac, dans un lumineux dialogue avec la fiction.